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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la castilléjie des rochers au Canada

Biologie

Généralités

Il existe peu d’information sur la biologie et l’écologie du Castilleja rupicola. On ne dispose que de renseignements de base sur la reproduction des Castilleja.

Reproduction

On croit que la plupart, sinon l’ensemble, des espèces du genre Castilleja ont besoin d’une pollinisation croisée pour produire des graines. Selon Duffield (1972) et Pennell (1948), un grand nombre d’espèces semblent être pollinisées par les oiseaux-mouches, alors que chez d’autres espèces, les abeilles joueraient un rôle important à ce chapitre (Bauer, 1983; Duffield 1972). Le nombre moyen de graines produites par plante est inconnu, mais Sheenan et Sprague (1984) signalent qu’on observe fréquemment plus de 100 graines dans une seule capsule. La production de graines revêt probablement une importance capitale pour le Castilleja rupicola, car l’espèce ne semble pas connaître d’autres modes de reproduction.

Seuls quelques enthousiastes du jardinage ont tenté de faire pousser des Castilleja à partir de graines. Le processus, bien que parfois complexe et au succès toujours incertain, peut donner de bons résultats si l’on respecte quelques règles générales. La méthode de Guppy (1997) débute par la mise au réfrigérateur de graines qui, après un à quatre mois, peuvent germer. Pendant cette période, de jeunes plantes hôtes potentielles sont plantées dans un sol sablonneux. Les plantules de Castilleja sont prêtes à être mises en terre avec la plante hôte dès qu’elles ont déployé leurs cotylédons. On en garde environ trois par pot. Une tente de plastique, retenant l’humidité, est nécessaire jusqu’à ce que les plantules soient bien établies. Sur le terrain, les plantules pourraient ne pas survivre dans le cas des espèces subalpines ou alpines, que ce soit à altitude faible ou élevée.

Survie

Inconnue.

Physiologie

Inconnue.

Dispersion

Le Castilleja rupicola doit produire des graines pour se reproduire. La dispersion, localisée, se fait probablement par l’intermédiaire du vent, qui déloge les graines des capsules, et peut-être aussi par des oiseaux ou des petits mammifères qui favorisent, de manière analogue, la dispersion des petites graines. Une immigration provenant des populations adjacentes de l’État de Washington est hautement improbable, en raison du mécanisme de dispersion limité et du temps, probablement long, nécessaire pour que l’espèce se disperse sur des distances de plusieurs kilomètres.

Alimentation et relations interspécifiques

Il est probable que, à l’instar d’autres espèces de Castilleja, le C. rupicola soit un parasite facultatif des racines d’autres plantes. (Voir la section « Besoins en matière d’habitat » pour voir la liste des espèces hôtes potentielles.) Heckard (1962) a étudié la croissance de onze espèces de Castilleja avec et sans hôte. Toutes les plantes étaient capables de mener leur cycle biologique à terme en l’absence d’hôte. Cependant, lorsqu’elles étaient cultivées en présence d’autres espèces, toutes ces Castilleja sauf une ont eu une croissance plus rapide, ont produit plus de branches et ont fleuri plus tôt que lorsqu’elles poussaient seules. L’examen des racines a révélé que les Castilleja avaient développé des suçoirs, fixés aux racines d’autres plantes, y compris d’autres Castilleja (les plantes présentaient cependant une vigueur moindre quand l’hôte était un Castilleja). Pscheidt et al. (2003) signalent que les légumineuses sont de meilleurs hôtes que les graminées.

Adaptabilité

Inconnue.