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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Albatros à pieds noirs (Phoebastria Nigripes) au Canada

Protection actuelle et autres désignations de statut

Conventions et accords internationaux

Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs (LCCOM)

La LCCOM est une loi mise à jour qui applique la Convention concernant les oiseaux migrateurs, signée en 1916 par le Canada et les États-Unis. La famille des Diomédéidés n’est pas mentionnée à l’article I de la Convention, mais une politique bien établie stipule que les albatros sont protégés par la LCCOM aux termes de leur inclusion dans le document d’Environnement Canada intitulé Les oiseaux protégés au Canada en vertu de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs (SCF, 1991; Grigg, comm. pers., 2006).

Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES)

L’espèce ne figure pas sur les listes de la CITES (CITES, 2006).

Convention concernant les espèces migratrices (CEM)

L’Albatros à pieds noirs figure à l’annexe II de la CEM, ou Convention de Bonn (ARKive 2004). L’Accord sur la conservation des albatros et des pétrels (ACAP) est un accord issu de la Convention de Bonn. L’ACAP étudie actuellement des moyens d’évaluer les futures propositions d’ajout de nouvelles espèces à l’annexe. Dans le cadre de cet exercice, une évaluation préliminaire de toutes les espèces de Procellariiformes a été entreprise (Cooper et Baker, 2006) et sera approfondie (ACAP Secretariat, 2006). L’Albatros à pieds noirs et deux autres albatros du Pacifique Nord étaient parmi les espèces étudiées dans le cadre du processus d’évaluation.

Lois fédérales et provinciales

Wildlife Act de la Colombie-Britannique

À titre d’espèce jouissant d’une protection aux termes de la LCCOM, l’Albatros à pieds noirs est également protégé par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique.

Lois nationales canadiennes

L’Albatros à pieds noirs est protégé par la LCCOM (voir la sous-section Conventions et accords internationaux ci-dessus). Comme l’espèce est protégée par cette loi, il est illégal de la capturer ou de la tuer sans un permis.

USEndangered Species Act

Le secrétariat de l’U.S. Department of the Interior, par l’intermédiaire de l’USFWS, a reçu une pétition le 28 septembre 2004 d’Earthjustice, au nom du Center for Biological Diversity and Turtle Island Restoration Network, pour inscrire l’Albatros à pieds noirs sur la liste des espèces menacées (Threatened) ou en voie de disparition (Endangered) et pour désigner l’habitat essentiel afin d’assurer le rétablissement de l’espèce aux termes du paragraphe 4(b) de l’US Endangered Species Act et du paragraphe 553(3) de l’Administrative Procedures Act (Earthjustice, 2004). L’USFWS examine actuellement la pétition, et les résultats devraient être dévoilés plus tard en 2006 (Freifeld, comm. pers., 2006).

Désignations de statut

Classements nationaux et subnationaux

L’Albatros à pieds noirs figure sur la liste jaune du centre de données sur la conservation de la Colombie-Britannique (BC CDC, 2005), et sa cote provinciale est SNA (Sub-national rank Not Applicable, qui signifie « rang subnational non applicable »). NatureServe accorde au taxon la cote G3G4. Les États-Unis, quant à eux, attribuent la cote nationale N4N5B, alors que les cotes subnationales sont les suivantes : Alaska – S5N, Hawaï – S3S4, Oregon – SNA, Washington – S3N (dernière révision en novembre2002; NatureServe, 2006).

Dans l’État d’Hawaï, l’espèce est désignée menacée (Threatened) par les lois de l’État. Au Mexique, l’Instituto Nacional de Ecología, une branche de l’agence de protection de l’environnement du Mexique, l’a désignée menacée (Amenazada) (INE, 2005).

Liste rouge de l’UICN

En 2003, l’UICN a reclassé l’Albatros à pieds noirs, le faisant passer d’espèce vulnérable (Vulnerable) à espèce menacée d’extinction (Endangered) (EN A3bd); elle justifie cette modification par le déclin de > 60 p. 100 que devraient connaître les 3 prochaines générations (c.-à-d. 56 années) d’après les projections fondées sur le taux estimé de mortalité causée par les prises accessoires des pêches démersales et pélagiques à la palangre dans le Pacifique Nord (BirdLife International, 2004a,b).