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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Albatros à pieds noirs (Phoebastria Nigripes) au Canada

Résumé

Albatros à pieds noirs
Phoebastria nigripes

Information sur l’espèce

L’Albatros à pieds noirs (Phoebastria nigripes, Audubon 1839) est un membre relativement petit de la famille des Diomédéidés. Hormis la base du bec, le dessous des yeux, la base de la queue et les tectrices sous-caudales, qui sont blancs, les oiseaux adultes sont entièrement brun sombre. Le bec est de couleur foncée, tandis que les pattes et les pieds sont noirs. Les oiseaux juvéniles ont un plumage plus foncé que les adultes, et leurs tectrices sus-caudales et sous-caudales sont dépourvues de marques blanches. Les individus des deux sexes se ressemblent, mais les mâles sont généralement plus gros que les femelles. Au cours de la dernière décennie, les analyses génétiques ont ravivé une vieille controverse au sujet de la classification des Diomédéidés. Le débat se poursuit sur la taxinomie des espèces d’albatros de l’hémisphère Sud, mais le retrait des albatros du Pacifique Nord du genre Diomedea (oiseaux du sud) et sa reclassification dans le genre Phoebastria sont bien soutenues par des données sur la morphologie et sur le comportement ainsi que par des données génétiques. Dans le genre Phoebastria, l’Albatros à pieds noirs est une lignée bien distincte puisqu’il a divergé de son parent le plus proche, l’Albatros de Laysan (P. immutabilis), il y a quelque 7,9 millions d’années. En ce qui concerne les populations actuelles d’Albatros à pieds noirs, l’analyse de l’ADN mitochondrial indique une importante différenciation génétique entre les oiseaux qui nichent à Hawaï et ceux qui nichent au Japon. Par conséquent, il y a peut-être isolement reproductif de ces 2 populations, et ce, même si les aires de répartition en mer se chevauchent considérablement. Vu les données limitées, il est difficile d’établir l’origine des oiseaux qui visitent les eaux canadiennes, mais on a déterminé que 13 prises accessoires d’une pêche à la palangre en Colombie-Britannique étaient tous des albatros d’origine hawaïenne.

Répartition

L’Albatros à pieds noirs ne niche pas au Canada. On lui connaît actuellement 12 aires de nidification bien établies dans le monde. L’espèce a récemment commencé à coloniser ou à recoloniser au moins 4 autres sites. La répartition des oiseaux nicheurs se limite presque entièrement aux îles hawaïennes du Nord-Ouest, où plus de 95 p. 100 de la population mondiale se reproduit. La majorité de la population hawaïenne niche dans l’atoll de Midway et l’île Laysan, mais on trouve de petites colonies de Lehua, dans le groupe principal des îles d’Hawaï, à l’atoll de Kure, à l’extrémité ouest des îles hawaïennes du Nord-Ouest. De petites colonies se trouvent aussi dans des îles au large des côtes japonaises. On a récemment vu l’espèce nicher dans les îles Guadalupe, San Benedicto et Clarión, au Mexique. L’Albatros à pieds noirs vient également de recoloniser l’atoll de Wake, dans le Pacifique central.

En mer, l’Albatros à pieds noirs se rencontre dans tout le centre du Pacifique Nord, depuis les tropiques jusqu’à la mer de Béring et depuis la côte ouest de l’Amérique du Nord jusqu’aux côtes de la Chine, du Japon et de la mer Okhotsk. Les Albatros à pieds noirs représentent l’espèce d’albatros la plus courante dans l’est du Pacifique Nord, mais ils sont relativement rares dans l’ouest. Les adultes se concentrent autour des colonies pendant la ponte, l’incubation et la garde du poussin, mais s’éloignent à plus de 4 500 km des colonies pendant l’élevage de leur petit pour trouver de la nourriture dans les eaux productives au large de la côte ouest nord-américaine.

Au Canada, l’Albatros à pieds noirs est la seule espèce d’albatros observée régulièrement au large du littoral du Pacifique. Des observations en mer, depuis les eaux au large du sud-ouest de l’île de Vancouver jusqu’à l’entrée Dixon, située au large de la côte nord de l’archipel de la Reine-Charlotte (Haïda Gwaii), sont consignées tous les mois de l’année. L’Albatros à pieds noirs est considéré comme une espèce pélagique, mais on le voit couramment au-dessus des eaux se trouvant dans un rayon de quelques milles marins de la côte de la Colombie-Britannique de mai à octobre. L’été, quelque 2 500 oiseaux fréquentent les eaux canadiennes. Selon des données récentes, pendant l’élevage du poussin, les oiseaux nicheurs partent en quête de nourriture dans le courant de Californie et remontent parfois vers le nord jusqu’en Colombie-Britannique. Les Albatros à pieds noirs sont les plus nombreux dans les eaux canadiennes lorsqu’ils se dispersent après la reproduction, soit en août et au début septembre. On les trouve alors surtout le long de la rupture de pente du talus continental. De la fin septembre à octobre, leur nombre diminue le long de la côte de la Colombie-Britannique, les oiseaux retournant alors dans leur colonie nicheuse à Hawaï ou au Japon.

Habitat

L’Albatros à pieds noirs niche habituellement sur des plages de sable exposées ou sur des chapelets adjacents de basses îles coralliennes et sablonneuses peu végétalisées des faibles latitudes du Pacifique. Le lek (arène de reproduction), confiné aux aires de nidification et aux environs immédiats, est fréquenté seulement pendant les périodes d’accouplement et de nidification. Environ 35 p. 100 de la population mondiale d’Albatros à pieds noirs se reproduit dans l’atoll de Midway, sanctuaire faunique national des États-Unis. Une proportion semblable d’oiseaux niche dans l’île Laysan, dans le sanctuaire faunique national des îles d’Hawaï. Les autres colonies d’Albatros à pieds noirs se trouvent pour la plupart dans d’autres îles et atolls, situés également dans le sanctuaire faunique national des îles d’Hawaï, et le réseau de sanctuaires d’oiseaux de mer de l’État d’Hawaï (atoll de Kure); ainsi, la grande majorité des Albatros à pieds noirs du monde nichent dans des sites protégés.

Les stades du cycle vital de l’espèce exercent des contraintes et influences sur l’utilisation de l’habitat marin. Pendant la garde de leur poussin, les oiseaux cherchent de la nourriture au-dessus des eaux océaniques chaudes et pauvres en nutriments à proximité de leur colonie. Quand les poussins sont assez âgés, les albatros nicheurs étendent leur aire d’alimentation et fréquentent alors les eaux côtières froides et productives le long du talus continental de l’Amérique du Nord, depuis le centre de la Californie jusqu’à la Colombie-Britannique. Dès le début de la période post-reproduction, les Albatros à pieds noirs se dispersent dans le Pacifique Nord, où ils fréquentent un vaste éventail de domaines océaniques typiques des eaux tropicales, subtropicales, transitionnelles et subarctiques. À des échelles de 10 à 100 km, des processus qui rassemblent les proies (p. ex. des zones de convergence et des zones frontales) influent probablement sur la répartition de l’Albatros à pieds noirs. Des données de relevés en mer réalisés dans le cadre d’études pélagiques canadiennes et états-uniennes montrent que les Albatros à pieds noirs sont les plus abondants dans la zone externe du talus continental, plus précisément à la rupture de pente. L’espèce aime les limites entre masses d’eau et entre zones de remontée d’eau forte et persistante. Les monts sous-marins peuvent aussi être une formation océanique d’importance pour les Albatros à pieds noirs.

L’habitat marin de l’Albatros à pieds noirs est peu protégé, en partie parce que les oiseaux utilisent des eaux pélagiques ne relevant pas de la compétence des pays. Dans l’ensemble de l’aire de répartition connue, on rencontre aussi des Albatros à pieds noirs dans les eaux territoriales du Canada, des États-Unis, du Mexique, de la Chine, de Guam, du Japon, de la République de Corée, des îles Marshall, des États fédérés de Micronésie, des îles Mariannes du Nord, de la Russie et de Taïwan.

Biologie

On a beaucoup étudié les Albatros à pieds noirs dans les colonies nicheuses d’Hawaï depuis les années 1950. Le comportement en mer de cette espèce est relativement bien connu, cette dernière ayant fait l’objet de nombreux relevés et études d’espèces multiples d’oiseaux de mer et d’autres prédateurs marins les décennies suivantes. L’Albatros à pieds noirs est monogame, et le couple reste uni jusqu’à la mort ou la disparition d’un des 2 partenaires. Les adultes se reproduisent généralement à l’âge de 7 ou 8 ans. Les oiseaux nicheurs retournent dans la colonie à la fin octobre et pondent un seul œuf entre la mi-novembre et le début décembre; l’œuf éclot entre la mi-janvier et le début février. Les parents nourrissent leur poussin d’œufs d’exocets (poissons-volants) et d’huile stomacale de calmars. La période de nidification dure entre 140 et 150 jours, et l’envol des poussins a lieu en juin ou en juillet. Les adultes et les juvéniles muent en mer, pendant la dispersion post-reproduction.

Le régime alimentaire des Albatros à pieds noirs est principalement constitué d’œufs de poissons-volants, de poissons, de calmars, de charognes et de crustacés d’eau profonde. Les oiseaux se nourrissent surtout en capturant leurs proies à partir de la surface de l’eau, et les charognes représentent une portion importante des proies. Les Albatros à pieds noirs sont attirés par les bateaux de pêche et les suivent, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la noyade dans les palangres et les filets dérivants ainsi qu’aux déversements d’hydrocarbures. L’espèce est longévive, son espérance de vie variant de 12 à 40 ans.

Taille et tendances des populations

La population mondiale actuelle d’Albatros à pieds noirs est estimée à environ 300 000 individus. En 2005, selon les estimations, 61 141 couples nichaient dans 12 colonies, avec 21 006 et 21 829 couples nichant respectivement dans l’île Laysan et l’atoll de Midway. La population japonaise est formée d’environ 2 450 couples reproducteurs. C’est dans la colonie des hauts-fonds French Frigate, qui ne forme que le quart de la taille des 2 plus grandes colonies (Midway et Laysan), que le dénombrement direct de nids a donné la série chronologique la plus longue. Le nombre de nids actifs a diminué de manière stable de 1987 à 1996, à la suite d’un dénombrement donnant les résultats les plus bas, mais il a ensuite augmenté de façon régulière et atteint, en 2005, les valeurs d’avant 1985.

Avant 1998, les estimations de la taille des populations de Midway et de Laysan étaient fondées sur des méthodes indirectes et ne sont pas directement comparables aux relevés ultérieurs. Dans l’île Laysan et l’atoll de Midway, on constate une augmentation relative du nombre de couples nicheurs au début des années 1990, un déclin dans la deuxième moitié des années 1990, puis une nouvelle augmentation en 2000 par rapport aux dénombrements du début des années 1990. Malgré l’estimation d’un déclin de 60 p. 100 en 3 générations qui a été publiée, les tendances à long terme de cette population d’Albatros à pieds noirs ne sont pas claires. Les données actuelles indiquent que la variabilité interannuelle des dénombrements de nids actifs est extrêmement élevée chez cette espèce et que, par conséquent, une évaluation de la situation de la population varierait selon la période de temps examinée. Certains résultats de modèles de projection démographique révèlent des déclins allant de faibles à dramatiques, alors que d’autres indiquent une population relativement stable. L’utilisation de paramètres démographiques et de données sur l’effort de pêche et le taux de prise accessoires par les pêches nationales et internationales qui sont inadéquats est très problématique dans tous les modèles de projection démographique. En janvier 2006, une évaluation préliminaire de la situation considérant toutes les données disponibles sur l’Albatros de Laysan et l’Albatros à pieds noirs a été soumise à l’US Fish and Wildlife Service (USFWS). Une fois approuvée et diffusée par l’USFWS, cette évaluation constituera l’évaluation la plus complète et la plus à jour des tendances des populations d’Albatros de Laysan et d’Albatros à pieds noirs. Il n’existe aucune analyse des tendances spécifiques de l’Albatros à pieds noirs dans les eaux canadiennes.

Facteurs limitatifs et menaces

À l’instar de la plupart des oiseaux de mer pélagiques, l’Albatros à pieds noirs est une espèce qui vit longtemps et qui présente les caractéristiques suivantes : couvée de petite taille, faible fécondité, croissance lente des poussins, longue période de soins parentaux, maturité sexuelle tardive, taux de survie élevé chez les adultes. L’espèce est donc très vulnérable à la mortalité chez les adultes. Historiquement, elle était principalement menacée par les braconniers, qui la chassaient pour les plumes et les œufs; près de 300 000 oiseaux ont ainsi été tués entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Parmi les autres grandes menaces figuraient l’altération de l’habitat due à l’occupation militaire et à l’introduction de lapins domestiques et de végétation non indigène, et le contrôle des populations d’oiseaux nicheurs pendant les préparations en temps de guerre et les opérations militaires connexes. Les activités halieutiques sont aujourd’hui les menaces les plus importantes, les Albatros à pieds noirs faisant souvent l’objet de prises accessoires des pêches à la palangre et au filet dérivant. D’autres menaces, existantes ou imminentes, sont les déversements chroniques et catastrophiques d’hydrocarbures; les changements climatiques et l’interaction avec les cycles climatiques naturels; les charges élevées de contaminants chimiques tels que les organochlorés et les métaux lourds; l’ingestion de plastique; les espèces exotiques envahissantes, dont les plantes modifiant l’habitat et les prédateurs vertébrés. 

Bien que la validité du pire scénario, qui consiste en un déclin de 60 p. 100 en 3 générations, soit incertaine puisque l’évaluation des populations la plus récente n’est pas encore disponible, plusieurs faits prouvent qu’il y a lieu de s’inquiéter pour l’Albatros à pieds noirs : le degré élevé de variabilité interannuelle du nombre d’oiseaux nicheurs qui retournent dans la colonie chaque année (même si les moyennes à long terme semblent relativement stables); les multiples menaces documentées qui affectent la survie des adultes et des poussins; le fait que l’espèce occupe le troisième rang parmi les oiseaux de mer les plus couramment rapportés dans les prises accessoires dans le Pacifique Nord (et le premier rang parmi les espèces rapportées dans les prises accessoires des pêches canadiennes); la reconnaissance quasi unanime parmi les scientifiques des États-Unis et du Canada qu’une grande incertitude entoure les estimations de la mortalité par les pêches étrangères à la palangre. À cause des multiples menaces, du degré d’incertitude entourant la mortalité totale et de la grande variabilité dans le nombre des adultes qui retournent nicher chaque année, une approche prudente est recommandée. Il ne fait aucun doute que la mortalité soutenue des adultes causée par les activités humaines peut causer un grave déclin des populations d’oiseaux de mer longévifs.

Importance de l’espèce

Par le passé, les marins considéraient les albatros comme des âmes sœurs ou les âmes réincarnées de leurs compagnons de bord. Aujourd’hui, les marins ressentent encore une affinité avec ces oiseaux qui suivent le sillage de leur bateau. En tant qu’albatros le plus commun dans l’est du Pacifique Nord, l’Albatros à pieds noirs est important pour les marins qui naviguent dans ces eaux. Malgré ses habitudes extracôtières, l’espèce est aussi connue des Premières Nations vivant sur les côtes, comme en fait foi la présence du nom de l’espèce dans le lexique des Haïdas.

L’Albatros à pieds noirs est un prédateur de niveau supérieur dans le réseau trophique marin du Pacifique Nord. Même si cet oiseau de mer n’est pas aussi abondant que d’autres espèces de niveau trophique supérieur, il faut maintenir ses populations ou les ramener à leurs niveaux historiques pour assurer un écosystème marin sain et fonctionnel dans le Pacifique Nord.

Protection actuelle

L’Albatros à pieds noirs est protégé au Canada par la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et par la Wildlife Act de la Colombie-Britannique. L’espèce figure sur la liste des espèces menacées (Threatened) à Hawaï et au Mexique. En 2004, l’USFWS a reçu une pétition pour désigner l’Albatros à pieds noirs comme espèce menacée (Threatened) ou en voie de disparition (endangered) et il procède actuellement à son examen. En 2003, l’Union mondiale pour la nature (UICN) a reclassé l’Albatros à pieds noirs, le faisant passer d’espèce vulnérable (Vulnerable) à espèce menacée d’extinction (Endangered) (EN A3bd); elle justifie cette modification par le déclin de > 60 p. 100 que devraient connaître les 3 prochaines générations (c.-à-d. 56 années) d’après les projections fondées sur le taux estimé de mortalité causée par les prises accessoires des pêches démersales et pélagiques à la palangre dans le Pacifique Nord. L’Albatros à pieds noirs figure aussi à l’annexe II de la Convention concernant les oiseaux migrateurs (Convention de Bonn).

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged,Note de bas de pagee
Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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