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Rapport du COSEPAC sur la situation du rosier sétigère au Canada -­ Mise à jour

COSEPAC Résumé

 

Rosier sétigère

Rosa setigera

 

Information sur l’espèce

Le rosier sétigère (Rosa setigera) est un arbuste à tiges grimpantes ou arquées, de la famille des Rosacées. Il fleurit entre la fin juin et la mi‑juillet. Les tiges florifères ont des feuilles à trois folioles et portent de grandes fleurs roses.

Répartition

Le rosier sétigère pousse dans le Centre de l’Amérique du Nord, depuis l’extrême Sud-Ouest de l’Ontario et la région adjacente du Michigan jusqu’à la zone périphérique de la Pennsylvanie et de l’État de New York; vers le sud le long des contreforts ouest des Appalaches jusqu’en Géorgie et vers l’ouest jusque dans l’Est du Texas. Au Canada, l’espèce ne se rencontre que dans l’extrême Sud‑Ouest de l’Ontario, principalement dans le comté d’Essex, mais aussi dans la région voisine de Chatham-Kent, ainsi que dans le comté de Lambton, avec un site situé juste au‑delà de la limite du comté de Middlesex.

Habitat

Le rosier sétigère pousse dans les milieux dégagés, sur sol lourd, par exemple dans des champs abandonnés aux premiers stades de la succession
et des prés à arbustes.

Biologie

Bien que ses fleurs paraissent parfaites, le rosier sétigère est une espèce dioïque, fleurs mâles et fleurs femelles se trouvant sur des pieds séparés. La pollinisation se fait par les insectes. Les graines sont vraisemblablement disséminées par des oiseaux ou des mammifères et germent dans les champs aux premiers stades de la succession. Les semis produisent parfois des ramets et forment alors une touffe serrée de tiges arquées.

Taille et tendances des populations

Les quatre principales populations connues comptent chacune de 5 à 20 individus, ou même plus, et produisent une grande quantité de fruits. Il existe probablement d’autres populations qui produisent suffisamment de fruits pour assurer la colonisation d’habitats propices voisins, en particulier dans le secteur nord‑est de Windsor. Depuis les relevés effectués au début des années 1980, cinq populations sont disparues, 10 n’ont pas été retrouvées, mais leur habitat ne semble pas s’être dégradé, six sont en déclin, sept sont stables, et trois nouvelles populations ont été répertoriées (sans compter les mentions non confirmées).Des 18 sites ayant des données sur l'abondance depuis 1984 (plus trois nouveaux sites et six sites sans données antérieures d'abondance), le nombre d'individus matures est passé de 116 à 64. Aucun individu n'a été observé dans huit sites n'ayant pas de données antérieures d'abondance. Dans trois nouveaux sites et six sites sans données antérieures d'abondance, 28 individus matures ont été comptés. De plus, on pense que les 17 sites n'ayant pas fait l'objet d'un nouveau recensement (Ambrose, 1984 et CIPN, 2000; effectif antérieur non connu dans la plupart des cas) et les observations près de Windsor (ERCA, 1992) compteraient en tout 81 individus, ce qui porte à 145 individus matures l'estimation de l'effectif pour l'ensemble des sites actuels connus.

Facteurs limitatifs et menaces

L’espèce semble exiger un habitat dégagé : on la trouve dans des champs récemment abandonnés ou des milieux plus stables comme la prairie ou les prés à arbustes. Divers facteurs anthropiques nuisent à l’espèce : construction d’habitations et autres utilisations des terres, exploitation inappropriée du milieu et circulation non réglementée de véhicules récréatifs dans les aires naturelles. 

Importance de l’espèce

Le rosier sétigère est un élément d’habitats dégagés de la zone carolinienne. Or, les espèces des prés et des prairies ont tendance à être éclipsées par l’importance accordée à la restauration des forêts. Du point de vue biologique, l’espèce se distingue des autres rosiers par son port grimpant et sa dioïcité.

Sommaire du rapport de situation 

Par rapport à 1984, on constate un déclin de l’effectif et du nombre de sites

de l’espèce. Cependant, de nouveaux sites ont été répertoriés par le Centre d’information sur le patrimoine naturel et par l’Office de protection de la nature de la région d’Essex, et il existe encore plusieurs populations reproductrices importantes qui continuent de coloniser de nouveaux milieux.


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MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.