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Rapport du COSEPAC sur la situation du rosier sétigère au Canada -­ Mise à jour

Mise à jour

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC

sur le 

rosier sétigère

Rosa setigera

au Canada

rosier sétigère

texte:ESPÈCE MENACÉE 2002

COSEPAC logo

 
Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l’information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l’évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l’évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rosier sétigère (Rosa setigera) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 19p.

AMBROSE, J.D. 2002. Rapport de situation du COSEPAC sur le rosier sétigère (Rosa setigera) au Canada, in Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rosier sétigère (Rosa setigera) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa.
Pages 1-19.

Rapport précédent :

AMBROSE, J.D. 1986. COSEWIC status report on the climbing prairie rose Rosa setigera in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Ottawa. 21 p.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC

a/s Service canadien de la faune

Environnement Canada

Ottawa (Ontario)

K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215

Téléc. : (819) 994-3684

Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca

http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Climbing Prairie rose (Rosa setigera) in Canada.

Illustration de la couverture Rosier sétigère, – Jason M. Spangler, Austin (Texas), États‑Unis.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada,  2003

No de catalogue CW69-14/291-2003F-IN

ISBN 0-662-88969-X

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COSEPAC Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Mai 2002

Nom commun : Rosier sétigère

Nom scientifique : Rosa setigera

Statut : Espèce menacée

Justification de la désignation : Il s’agit d’un arbuste d’habitats de prairie restants et de clairières, qui est également capable de coloniser une variété de sites perturbés ouverts au sein d’une région limitée géographiquement et d’un point de vue climatique où se poursuit le déclin de l’étendue et de la qualité de l’habitat. Les menaces incluent des facteurs tels que l’expansion urbaine et l’utilisation intensive des terres agricoles.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1986. Le statut a été réexaminé, et l'espèce a été inscrite à la catégorie de risque plus élevé « menacée » en mai 2002. Dernière évaluation fondée sur la mise à jour d'un rapport de situation.


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COSEPAC Résumé

 

Rosier sétigère

Rosa setigera

 

Information sur l’espèce

Le rosier sétigère (Rosa setigera) est un arbuste à tiges grimpantes ou arquées, de la famille des Rosacées. Il fleurit entre la fin juin et la mi‑juillet. Les tiges florifères ont des feuilles à trois folioles et portent de grandes fleurs roses.

Répartition

Le rosier sétigère pousse dans le Centre de l’Amérique du Nord, depuis l’extrême Sud-Ouest de l’Ontario et la région adjacente du Michigan jusqu’à la zone périphérique de la Pennsylvanie et de l’État de New York; vers le sud le long des contreforts ouest des Appalaches jusqu’en Géorgie et vers l’ouest jusque dans l’Est du Texas. Au Canada, l’espèce ne se rencontre que dans l’extrême Sud‑Ouest de l’Ontario, principalement dans le comté d’Essex, mais aussi dans la région voisine de Chatham-Kent, ainsi que dans le comté de Lambton, avec un site situé juste au‑delà de la limite du comté de Middlesex.

Habitat

Le rosier sétigère pousse dans les milieux dégagés, sur sol lourd, par exemple dans des champs abandonnés aux premiers stades de la succession
et des prés à arbustes.

Biologie

Bien que ses fleurs paraissent parfaites, le rosier sétigère est une espèce dioïque, fleurs mâles et fleurs femelles se trouvant sur des pieds séparés. La pollinisation se fait par les insectes. Les graines sont vraisemblablement disséminées par des oiseaux ou des mammifères et germent dans les champs aux premiers stades de la succession. Les semis produisent parfois des ramets et forment alors une touffe serrée de tiges arquées.

Taille et tendances des populations

Les quatre principales populations connues comptent chacune de 5 à 20 individus, ou même plus, et produisent une grande quantité de fruits. Il existe probablement d’autres populations qui produisent suffisamment de fruits pour assurer la colonisation d’habitats propices voisins, en particulier dans le secteur nord‑est de Windsor. Depuis les relevés effectués au début des années 1980, cinq populations sont disparues, 10 n’ont pas été retrouvées, mais leur habitat ne semble pas s’être dégradé, six sont en déclin, sept sont stables, et trois nouvelles populations ont été répertoriées (sans compter les mentions non confirmées).Des 18 sites ayant des données sur l'abondance depuis 1984 (plus trois nouveaux sites et six sites sans données antérieures d'abondance), le nombre d'individus matures est passé de 116 à 64. Aucun individu n'a été observé dans huit sites n'ayant pas de données antérieures d'abondance. Dans trois nouveaux sites et six sites sans données antérieures d'abondance, 28 individus matures ont été comptés. De plus, on pense que les 17 sites n'ayant pas fait l'objet d'un nouveau recensement (Ambrose, 1984 et CIPN, 2000; effectif antérieur non connu dans la plupart des cas) et les observations près de Windsor (ERCA, 1992) compteraient en tout 81 individus, ce qui porte à 145 individus matures l'estimation de l'effectif pour l'ensemble des sites actuels connus.

Facteurs limitatifs et menaces

L’espèce semble exiger un habitat dégagé : on la trouve dans des champs récemment abandonnés ou des milieux plus stables comme la prairie ou les prés à arbustes. Divers facteurs anthropiques nuisent à l’espèce : construction d’habitations et autres utilisations des terres, exploitation inappropriée du milieu et circulation non réglementée de véhicules récréatifs dans les aires naturelles. 

Importance de l’espèce

Le rosier sétigère est un élément d’habitats dégagés de la zone carolinienne. Or, les espèces des prés et des prairies ont tendance à être éclipsées par l’importance accordée à la restauration des forêts. Du point de vue biologique, l’espèce se distingue des autres rosiers par son port grimpant et sa dioïcité.

Sommaire du rapport de situation 

Par rapport à 1984, on constate un déclin de l’effectif et du nombre de sites

de l’espèce. Cependant, de nouveaux sites ont été répertoriés par le Centre d’information sur le patrimoine naturel et par l’Office de protection de la nature de la région d’Essex, et il existe encore plusieurs populations reproductrices importantes qui continuent de coloniser de nouveaux milieux.


COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Information sur l’espèce

 

Nom et classification

Le rosier sétigère (Rosa setigera Michaux) est un arbuste grimpant ou à tiges arquées, de la famille des Rosacées. Jusqu’à la fin des annés 1700, il était inclus dans le R. carolina, mais en 1803, Michaux l’a décrit comme une espèce distincte. Dans la partie nord de son aire, le rosier sétigère forme un taxon distinct. On trouvera des détails sur les différentes révisions taxinomiques concernant cette espèce dans le premier rapport du COSEPAC (Ambrose, 1984) et dans Lewis (1958).

Description

   Le rosier sétigère est un arbuste robuste, à tiges grimpantes ou arquées, atteignant souvent plusieurs mètres de longueur et pouvant donner naissance à des plants périphériques au point où leur extrémité touche le sol. Les aiguillons, élargis à la base, sont récurvés. Les feuilles des tiges fertiles comportent trois folioles, celles des tiges naissantes ou stériles en comportent trois ou cinq. La floraison se produit entre la fin juin et la mi‑juillet. Les fleurs, roses, ont des pétales mesurant de 2 à 3 cm de longueur et des styles concrescents formant une colonne exserte. Elles sont regroupées en corymbes (figure 1) apparaissant à l’extrémité des rameaux de l’année, produits par les tiges principales de l’année précédente. Le fruit, globuleux, est orange rougeâtre. On peut trouver une description plus détaillée et des illustrations du rosier sétigère dans Soper et Heimburger (1982), ainsi qu’une photo sur le site Web du MRO/MRNO.

   Le rosier sétigère se distingue des autres espèces de rosiers par ses longues branches arquées, par le nombre de folioles de ses feuilles (trois pour les tiges fertiles, trois ou cinq pour les tiges naissantes ou stériles) et par ses aiguillons, élargis à la base et récurvés.


Fleurs du rosier sétigère 


Figure 1. Fleurs du rosier sétigère (Jason M. Spangler, Austin, Texas).

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Répartition

 

Répartition mondiale

Le rosier sétigère se rencontre principalement dans le Centre des États-Unis, mais on le trouve jusqu’au Canada, dans une petite région adjacente (figure 2). Dans le Sud, son aire s’étend de l’Est du Texas à la vallée du Mississippi et aux contreforts ouest des Appalaches. Au nord, elle atteint le Sud du Michigan et la région adjacente de l’Ontario ainsi que certaines régions de l’État de New York et de la Pennsylvanie. On trouve également quelques petites populations isolées à l’est des Appalaches, probablement issues d’individus cultivés (Lewis, 1958). Le premier rapport de situation du COSEPAC sur le rosier sétigère au Canada (Ambrose, 1984) renferme des cartes montrant l’aire de répartition de l’espèce. Ces cartes se trouvent dans Keddy (1984) de même que sur le site Web du MRO/MRNO, avec une mise à jour des localités où l’espèce est présente (selon le présent rapport).

Répartition du rosier sétigère

Figure 2. Répartition du rosier sétigère (Rosa setigera) en Amérique du Nord (d’après Lewis, 1958).

 

Répartition canadienne

   Au Canada, l’espèce ne se rencontre que dans l’extrême Sud‑Ouest de l’Ontario (figure 3), où elle est mentionnée pour le comté d’Essex (Amherstburg, Malden, île Pelée et Tilbury) depuis la fin des années 1800 (Macoun, 1883‑1886). Oldham (1983) a réalisé un recensement exhaustif de l’espèce dans les aires naturelles de l’Office de protection de la nature de la région d’Essex. L’espèce est signalée également dans la région voisine de Chatham-Kent, ainsi que dans le comté de Lambton et, récemment, juste au‑delà de la limite du comté de Middlesex. Un spécimen a été récolté dans un site disjoint situé dans le comté de Prince Edward en 1944. Ce site n’a pas été vérifié récemment.


Répartition du Rosa setigera au Canada

Figure 3.    Répartition du Rosa setigera au Canada. Les cercles représentent les sites : les cercles vides représentent les sites disparus (énumérés dans le tableau 1), tandis que les cercles pleins représentent les sites existants (énumérés dans le tableau 1) et présumés existants, mais non vérifiés en 2000-2001.

 


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Habitat

 

Exigences de l’espèce

Au Canada, le Rosa setigera pousse dans les champs abandonnés et les fourrés, le plus souvent sur des sols lourds et humides, mais parfois aussi sur des sols sableux ou peu profonds qui s’assèchent durant une partie de la saison de végétation. L’espèce colonise les habitats dégagés, souvent les terres agricoles abandonnées et les terrains vagues des villes. À mesure que progresse la succession, l’habitat lui devient moins favorable, de sorte que les individus qu’on peut apercevoir dans les fourrés plus anciens sont généralement sénescents. Comme son habitat est un milieu changeant, il est difficile de faire une juste évaluation de la situation de l’espèce. La colonisation de nouveaux habitats, essentielle à sa survie, est tributaire de la capacité de ses principales populations à produire des graines en abondance. À proximité des principales populations, les habitats susceptibles d’être colonisés par l’espèce sont peu nombreux : prés à arbustes du parc provincial Wheatley, prairie du St. Clair College, alvar du chemin Stone et aire de conservation Rowsoms. Il y en a probablement d’autres, notamment quelques espaces naturels du secteur nord‑est de Windsor (ERCA, 1992) où le rosier sétigère est réputé être commun.

Le rosier sétigère pousse dans des régions où la saison de végétation est longue et le climat est tempéré par la proximité du lac Érié. Les semis s’établissent dans les prés et les champs à couverture végétale clairsemée (sauf indication contraire, toutes les observations sont celles de l’auteur).

Tendances

La comparaison des relevés de 2000-2001 avec ceux réalisés pour le premier rapport du COSEPAC, en 1984, ainsi qu’avec les données du Centre d’information sur le patrimoine naturel révèle un déclin d’environ 38 p. 100 (perte d’environ
48 p. 100 et gain d’environ 10 p. 100) du nombre de sites de l’espèce, sans compter les sites mentionnés près de Windsor, mais non confirmés. L’habitat urbain du rosier sétigère, notamment dans la région de Windsor, est en régression, au profit de la construction. La succession qui s’opère dans les prés à arbustes réduit aussi la qualité et l’étendue de l’habitat de l’espèce. Cependant, comme il s’agit d’une espèce colonisant les espaces dégagés, il est probable qu’on découvrirait plusieurs nouveaux sites à proximité des populations principales. Dans le Sud‑Ouest de l’Ontario, plusieurs habitats convenant au rosier sétigère (alvars, prairies et savanes) font l’objet de mesures de conservation. Par contre, une grande partie des habitats susceptibles d’être colonisés par l’espèce se trouvent en bordure de terres agricoles ou de zones aménagées dont l’affectation peut changer, ce qui risque d’entraîner une perte de qualité de l’habitat.

Protection et propriété des terrains

Au Canada, la plupart des populations importantes de l’espèce sont situées sur des territoires protégés. Plusieurs se trouvent sur des terres publiques, notamment dans le parc provincial Wheatley, dans l’aire de conservation Rowsoms et dans le marais Hillman (Office de protection de la nature). L’alvar du chemin Stone est une propriété conjointe de la Federation of Ontario Naturalists, de la Société canadienne pour la conservation de la nature et de l’Office de protection de la nature de la région d’Essex. L’île Walpole est sous l’intendance de la Première nation de l’île Walpole. Dans la région de Windsor, une demi‑douzaine de populations comptant chacune plusieurs individus se trouvent sur des terrains privés (ERCA, 1992). D’autres encore, plus petites, se trouvent dans le parc national de la Pointe‑Pelée (probablement introduites; V. McKay, comm. pers.) et sur des terrains privés.

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Biologie

 

Généralités

Le rosier sétigère est un arbuste à tiges grimpantes ou arquées qui pousse dans les champs abandonnés et les prés à arbustes. Ses longues tiges souples et ses aiguillons récurvés lui permettent de s’accrocher à d’autres arbustes pour se dresser. Cependant, une végétation arbustive trop dense l’étouffe et le fait mourir, privé de lumière. L’espèce est dioïque (Kevan et al., 1990), cas inhabituel chez les rosiers. La dissémination des fruits est vraisemblablement assurée par des oiseaux et de petits mammifères. Aucun semis de l’année n’a été observé lors des relevés, mais, de jeunes individus ont été observés sur quelques terres agricoles récemment abandonnées, à proximité de populations bien établies. La multiplication végétative se limite à l’enracinement de l’extrémité de tiges recourbées jusqu’au sol.

Reproduction

Les fleurs du rosier sétigère sont butinées par diverss insectes pollinisateurs, en particulier des abeilles et des mouches. Les fleurs des pieds mâles et des pieds femelles, morphologiquement semblables, produisent toutes du pollen. Cependant, le pollen des fleurs femelles ne féconde pas d’autres fleurs, et les fleurs mâles ne produisent pas de fruits (Ambrose et Kevan, 1990; Kevan et al., 1990). Les fleurs mâles et femelles se trouvant sur des pieds séparés, les individus isolés ne peuvent donc pas produire de fruits. Le fruit (cynorrhodon) est caractéristique des rosiers, constitué d’akènes poilus enfermés en grand nombre dans le réceptacle floral charnu. La multiplication végétative s’observe parfois autour d’individus âgés, dont les branches ployées jusqu’au sol s’enracinent et donnent naissance à de
nouveaux individus.

Survie

Espèce des premiers stades de succession, le rosier sétigère peut avoir une vie courte (peut‑être de 10 à 20 ans), à moins que les facteurs à l’œuvre maintiennent son habitat dégagé. Dans les sites subsistant depuis le dernier relevé, effectué au début des années 1980, les tiges sont relativement jeunes. Il doit donc s’agir de nouveaux jets, de nouveaux ramets ou de semis issus de la population locale. Lorsque la végétation arbustive devient plus dense, le rosier sétigère est étouffé, cesse de fleurir et meurt. En outre, il semble devenir plus sensible au blanc. En 2000, des boutons floraux couverts de blanc ont été observés dans deux prés à végétation arbustive dense abritant chacun plusieurs pieds de l’espèce; ces fleurs ne se sont pas ouvertes et n’ont pas produit de fruit.

Dissémination

Le fruit, à chair ferme orange rougeâtre, renferme des graines dures dont la dispersion est vraisemblablement assurée par des oiseaux et des mammifères. La présence de jeunes individus a été observée dans des champs abandonnés aux premiers stades de la succession se trouvant à proximité de populations reproductrices, ce qui signifie qu’il y a eu dissémination de graines. Vu la rareté de l’espèce dans les États américains voisins de l’Ontario, il est peu probable que des graines produites par les populations américaines parviennent jusque dans cette province.

Nutrition et interactions interspécifiques

La présence d’insectes pollinisateurs et d’agents de dissémination est importante à la fois pour la production de graines et pour la colonisation de nouveaux habitats. Les fleurs, mâles et femelles, produisent du pollen, mais elles ne produisent pas de nectar. Le pollen des fleurs femelles ne participe pas à la fécondation, mais il semble attirer les insectes pollinisateurs par sa valeur nutritive.

Des arbustes exotiques envahissants (p. ex. l’Elaeagnus umbellatus) ont été observés dans certaines localités et risquent de devenir des concurrents menaçants. De plus, le rosier sétigère étant une espèce d’habitats dégagés, la succession végétale peut transformer son habitat et le rendre moins favorable.

Adaptabilité

La plupart des populations de l’espèce poussent dans des champs abandonnés et des prés à arbustes, sur sol lourd. Cependant, quelques‑unes poussent dans le sable (pointe Pelée, prairie Ojibway et LaSalle) ou dans un sol mince reposant sur du calcaire (alvar du chemin Stone).

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Taille et tendances des populations

 

Les relevés de 2000-2001 révèlent, par rapport à 1984, un déclin d’environ
38 p. 100 du nombre de populations et d’environ 21 p. 100 de l’effectif total. Il existe plusieurs populations reproductrices importantes dont les fruits et graines donnent probablement lieu à l’établissement de plus petites populations dans des habitats propices situés non loin d’elles. Après l’achèvement des travaux sur le terrain pour le présent rapport, Paul Pratt, de la municipalité de Windsor, a cartographié les nouvelles populations d’après les données compilées en 1992 (ERCA, 1992).Sur cette carte sont indiquées six sites situés à la limite est de Windsor et d'autres ayant une présence répertoriée au sud. D'après les sites qui ont fait l'objet de recensements exhaustifs et d'autres sources d'information, voir plus haut, on estime que l'effectif s'élève actuellement à environ 145 individus reproducteurs (ce qui comprend 64 individus répertoriés dans le tableau 1 plus bas et une estimation de 81 plantes supplémentaires dans les sites non recensés - deux par site pour les 18 données Ambrose (1984) et CIPN (2000), trois par site dans 15 sites ERCA (1992) entourant Windsor - pour un total estimé à 145 dans les sites connus). Il existe probablement 50 autres individus dans d'autres populations pour lesquelles il n'y a pas de données près des principales populations reproductrices, données fondées sur des observations non documentées dans des habitats environnants effectuées par un écologiste local sur le terrain (G. Waldron, communication personnelle) et observations de l’auteur sur des sites à l'île Pelée.

Compte tenu de la possibilité de multiplication clonale, il est impossible, sur le terrain, de dénombrer exactement les individus génétiquement distincts. Cependant, les souches regroupées en touffe serrée ont été considérées comme des ramets et comptées comme un seul individu. Lorsque l’espèce est établie depuis longtemps dans un milieu qui est demeuré dégagé, ces groupes sont plus difficiles à distinguer. C’est le cas notamment de l’alvar du chemin Stone, où des périodes de sécheresse et des incendies récurrents maintiennent la végétation basse et clairsemée. Comme il s’agit d’une espèce dioïque, la fructification révèle généralement la présence de plus d’un individu, indice intéressant dans le cas des petits sites isolés, comme celui du comté de Middlesex (station 53). Toutefois, il ne s’agit pas d’une règle absolue, puisqu’on trouve chez la plupart des espèces dioïques un petit nombre d’individus bisexués (p. ex. le Ptelea trifoliata; Ambrose et al., 1985).

Le tableau 1 donne les résultats des relevés. Les numéros des sites sont les mêmes que ceux employés dans la liste des populations récentes connues (depuis 1980). Les sites figurant dans le tableau comprennent ceux pour lesquels il y a des données de recensement permettant la comparaison avec les relevés de 2000-2001 et d’autres pour lesquels il n’y a aucune indication quant au nombre d’individus. Les mentions parvenues au Centre d'information sur le patrimoine naturel de l'Ontario (CIPN) après la rédaction du rapport de situation de 1984, ainsi que les mentions pour lWindsor (ERCA) ont été compilées et figurent dans la colonne du centre.

Tableau 1. Sites du Rosa setigera en Ontario, avec données de comparaison
Site

Comté/

région

Position géographiqueAmbrose, 1984

NHIC, 2000;

ERCA, 1992

Relevés de

2000-2001

  EXISTANTE   
3EssexCanton de Colchester S., 0,5 km au n.‑o. d’Arner4* 

1

M : SV/O

19 Canton de Malden, 2,5 km au n.‑e. de Malden Centre7 + plusieurs 

0 + 3

M : SV/O

23 Canton de Mersea, marais Hillman--- NOUVEAU 3
27 Île Pelée, cap MosquitoQuelques sujets 2
28 Île Pelée, bordure de la route de Red Cedar Savannah6 2
29 Île Pelée, cap Sheridan6 

2

M : SV/O

30 Île Pelée, alvar du chemin Stone10 + 3 6 + plusieurs
31 Île Pelée, promenade W. Shore--- NOUVEAU 1
36 Canton de Tilbury O., cimetière de ComberP 1
37 Canton de Tilbury O., étang de traitement des eaux d’égout de Comber---1987 : P2
39 Canton de Tilbury O., aire de conservation Rowsoms27 + 2 2[+plusieurs?] + 2
41 Windsor, parc et prairie Ojibway--- 

NOUVEAU

Quelques individus chacun

42 Windsor, St. Clair College3 5 + 6
43 Windsor, prairie SpringardenP 

Quelques individus

M : VTT

44 À l’est et au sud de Windsor---

NOUVEAUX SITES

Observations (ERCA, 1992)

---
45Chatham-KentCanton de Chatham, au sud de Whitebread3 1
48 Canton de Raleigh, 2,5 km au s.‑s.‑e. de Prairie Siding4 + 1 0 + 1
50 Canton de Romney, parc provincial WheatleyP 

7 + plusieurs

M : EEE

52LambtonÎle Walpole4 + 1 2
53MiddlesexCanton de Mosa---1987 : 1 colonie8 + 12

 

Tableau 1. Sites du Rosa setigera en Ontario, avec données de comparaison (continuer)
Site

Comté/

région

Position géographiqueAmbrose, 1984

NHIC, 2000;

ERCA, 1992

Relevés de

2000-2001

  DISPARU   
1EssexCanton d’Anderdon, 2 km à l’est d’Amherstburg2 

0 : Disparu?

M : SV/O

6 Canton de Colchester S., 3 km au nord de Harrow1 

0 : Disparu?

M : SV/O

12 Canton de Gosfield S., Jack Minor Woods---1984 : P0 : Disparu?
17 Île Bois BlancP 

0 : DISPARU

M : AI

18 Canton de Malden, Île KnappsP 0 : Disparu?
20 Canton de Malden, Green Dragon Woods---1985 : P0 : Disparu?
22 Canton de Malden, Willowood12 + quelques individus 

0 : DISPARU

M : AI

34 Canton de Sandwich O., LaSalle4 

0 : Disparu?

M : AI

35 Canton de Sandwich O., rue Suzanne---1990 : P

0 : DISPARU

M : AI

38 Canton Tilbury O., chemin RoscomP 0 : Disparu?
40 Windsor, aire de conservation DevonwoodP 0 : Disparu?
46Chatham‑KentCanton de Dover1 0 : Disparu?
47 Canton Raleigh, 1,5 km à l’est de Prairie Siding5 

0 : DISPARU

M :GI

49 Canton Romney, aire de conservation Wheatley1 

0 : DISPARU

M : GI

51LambtonÎle St. Anne---1987 : P0 : Disparu?
Total  116 +20        + 8 = 124 + 2064 + 44

* Nombre = individus reproducteurs + individus végétatifs; P = présent, aucune donnée quant au nombre d’individus; quelques individus = environ 3; plusieurs = environ 10.

M = menaces; S/O = succession végétale/ombre; AI = aménagement incompatible; GI = gestion inappropriée; VTT = sentiers de VTT traversant l’habitat; EEE = espèce exotique envahissante; DISPARU = aucun individu observé et habitat dégradé; disparu? = aucun individu observé, mais habitat intact.

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Facteurs limitatifs et menaces

 

Depuis le rapport de 1984, quatre sites sont entièrement disparus, ou presque, par l’effet d’une expansion urbaine incompatible avec les exigences de l’espèce. D’autres ont été détruits ou sont menacés par une gestion du milieu qui ne tient pas compte du patrimoine naturel. Quelques populations qui se trouvaient en bordure de la voie ferrée sont maintenant en déclin, du fait que l’emprise a été transformée en sentier et que la végétation, n’étant plus tenue en échec, envahit et transforme l’habitat de l’espèce. La succession végétale a de même réduit une des principales populations à quelques individus sénescents (site 19, Malden), et d’autres petites populations subissent le même sort.

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Importance de l'espèce

 

Au Canada, le Rosa setigera est restreint à l’extrême Sud‑Ouest de l’Ontario, dans le comté d’Essex et les comtés limitrophes. L’espèce, dont les fleurs sont très attrayantes, est le seul rosier grimpant indigène au Canada et un des rares rosiers dioïques. Aucun usage médicinal n’est mentionné pour ce rosier dans la Native American Ethnobotany Database. Par contre, de nombreuses autres espèces de rosiers ont été utilisées pour soigner divers malaises, et on peut penser que le rosier sétigère avait des usages apparentés.

Le Rosa setigera se trouve parfois dans des pépinières spécialisées en plantes indigènes.

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

 

The Nature Conservancy a attribué au Rosa setigera les cotes G5 à l’échelle mondiale, N2N4 aux États-Unis et N3 au Canada. Le rosier sétigère figure sur la liste des espèces en péril en Virginie (S1) et au Michigan (S2S3) et sur la liste des espèces vulnérables en Iowa (S3), en Géorgie (S3?) et en Ontario (S3). En Pennsylvanie, en Ohio, en Indiana et au Wisconsin, son statut n’est pas précisé (S?). D’après les évaluations les plus récentes (2001; voir le site Web NatureServe). Aucun des États américains ne considère l’espèce non en péril (S ou S5).

Bien qu’il figure sur la liste des espèces préoccupantes du COSEPAC, le rosier sétigère ne bénéficie d’aucun statut officiel en Ontario.

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Sommaire du rapport de situation

 

Dans la mesure où la comparaison est possible entre les données de recensement actuelles et les estimations antérieures (voir tableau 1), on constate un déclin de 25 p. 100 de l’effectif du rosier sétigère et de 38 p. 100 du nombre de sites. L'effectif de l'espèce pour l'ensemble des sites connus, selon les recensements effectués et les estimations pour les sites non recensés, s'élèverait à environ 145 arbustes matures de cette espèce. L’espèce pousse bien dans les habitats dégagés et colonise notamment les champs abandonnés où la succession ne fait que commencer. On peut donc penser qu’il existe des populations récentes non répertoriées, et le déclin de l’espèce serait alors moins important que ne le laissent croire les observations récentes.

La pression d’exploitation s’exerçant sur les aires naturelles de la région de Windsor et d’autres localités menace le rosier sétigère. Toutefois, une meilleure connaissance des exigences de l’espèce et une gestion appropriée des terrains réduiraient considérablement cette menace. Un bon nombre d’activités entraînant la perte ou le déclin des populations du rosier sétigère pourraient être modifiées de manière à protéger cet arbuste, ainsi que les autres espèces végétales et animales rares exigeant des habitats dégagés. Il faudrait éviter, par exemple, le fauchage des prés ou leur traitement à l’herbicide, le creusage de tranchées et le débroussaillage le long des fossés et des routes, la construction de terrains de stationnement et de sentiers dans la prairie‑parc et la circulation non réglementée des VTT.


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Résumé technique

Rosa setigera

Climbing prairie rose

Rosier sétigère

Zone d’occurrence au Canada : Sud‑Ouest de l’Ontario, comté d’Essex et comtés limitrophes

 

Information sur la répartition

·       Zone d’occurrence (km2) <2000 km2

·       Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue) : stable

·       Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)? non

·       Zone d’occupation (km2) : 15 km2

·       Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue) : déclin d’environ 38 p. 100

·       Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? non

·       Nombre d’emplacements existants : 19 sites confirmés, 19 autres observés, 1980-1992

·       Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue) : en déclin : 5 sites disparus, 10 non retrouvés, 6 en déclin, 7 stables, 4 nouveaux

·       Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans le nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)? non

·       Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue) : en déclin : habitat en cours de développement ou de dégradation

 

Information sur la population

·       Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc., 3 ans avant la première floraison en culture (probablement plus en milieu naturel)

·       Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles) : 145 (estimation d’après les recensements de 2001 et les observations depuis 1980)

·       Tendance de la population totale quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue) : déclin lent au cours des 18 dernières années

·       S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte) : déclin de 21 p. 100

·       Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)? non

·       La population totale est‑elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.‑à‑d. migration réussie de  < 1 individu/année)? effectif réparti essentiellement entre l’île Pelée, Windsor, le parc Wheatley, Tilbury et l’île Walpole

·       Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

3. Arner                                  1

19. Malden                             0

24. Marais Hillman                  3

27-31 Île Pelée                      13

36-7. Comber                         3

39. A. c. Rowsoms       env.    12

41-43. Windsor             env.   14

45-6. Whitebread/Pr. Siding     1

50. Parc prov. Wheatley           7

52. Île Walpole                       2

53. Canton Mosa                    8

19 sites non recensés   env.   81

total :                                  145

·       Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue) : 5 disparus, 10 non retrouvés, 6 en déclin, 7 stables, 4 nouveaux

·       Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)? non

 

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

- développement, surtout dans la région de Windsor

- succession végétale

- gestion inappropriée des aires de conservation et des bords de routes

- circulation non réglementée des véhicules tout‑terrain (VTT)

- concurrence éventuelle avec des arbustes exotiques envahissants

 

Effet d’une immigration de source externe

·       L’espèce existe‑t‑elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)? Canada : non; É.‑U. : oui

·       Statut ou situation des populations de l’extérieur?non en péril à l’échelle du globe (G5); S1-S2 dans 2 États américains; S3 dans 2 États américains; nulle part S4 ou S5

·       Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? aucune constatée, mais possible par la dissémination des graines

·       Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question? probablement, si les individus proviennent d’un État du nord

·       Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question? oui, sauf qu’il est en déclin ou qu’il se dégrade

 

Analyse quantitative

5 populations disparues, 10 non retrouvées, 6 en déclin, 7 stables, 4 nouvelles.

Effectif des populations recensées :

1984 : 116 + 20 jeunes; 2000-2001 : 64 + 44 jeunes.

Effectif estimé pour l’ensemble des populations connues : 145 individus (reproducteurs et jeunes confondus)

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Remerciements

 

Mike Oldham a fourni les mentions de l’espèce répertoriées par le Centre d’information sur le patrimoine naturel et est lui‑même l’auteur d’un grand nombre des premières mentions pour la région d’Essex. Gerry Waldron a fourni des mentions supplémentaires pour le comté d’Essex. Paul Pratt a fourni des observations pour Windsor, près du parc Ojibway Prairie, ainsi qu’un sommaire des mentions de l’Office de protection de la nature de la région d’Essex pour les aires naturelles de la région de Windsor, compilées par Dan Lebedyk en 1992. Le présent rapport a été financé par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

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Ouvrages cités

 

Ambrose, J.D. 1984.Status Report on Rosa setigera (Rosaceae), a Rare Species in Canada. Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada, Ottawa.21 p.

Ambrose, J.D., et P.G. Kevan. 1990. Reproductive biology of rare Carolinian plants with regard to their conservation management, in G.M. Allen et al. (éd.). Conserving Carolinian Canada, University of Waterloo Press, Waterloo.

Ambrose, J.D., P.G. Kevan et R.M. Gadawski. 1985. Hop Tree (Ptelea trifoliata) in Canada: population and reproductive biology of a rare species Can. J. Bot. 63: 1928-1935.

CIPN (Centre d’information sur le patrimoine naturel). 2000. NHIC Element Report for Rosa setigera.

Keddy, C.J. 1984. Rosa setigera. Dans : G.W. Argus, K.M. Pryer, D.J. White et C.J. Keddy (dir. de publ.), 1982-1987. Atlas des plantes vasculaires rares de l’Ontario. Musée national des sciences naturelles, Ottawa.

Kevan, P.G., D. Eisikowitch, J.D. Ambrose et J.R. Kemp. 1990. Cryptic dioecy in Rosa setigera Michx. (Rosaceae), a rare plant in Carolinian Canada. Biol. J. Linn. Soc. 40: 229-243.

Lewis, W.H. 1958. A monograph on the genus Rosa in North America III. Rosa setigera. Southwestern Naturalist 3: 154-174.

Macoun, J. 1883-1886. Canadian Plants: Phanerogams. Geol. Surv. Can., Dawson Bros., Montréal.

Office de protection de la nature de la région d’Essex). 1992. City of Windsor Candidate Natural Heritage Site Biological Inventory. (15 observations visuelles additionnelles pour la ville de Windsor, non répertoriées par le Centre d’information sur le patrimoine naturel et reçues après la fin des travaux sur le terrain et de la floraison de 2001).

Oldham, M.J. 1983. Environmentally Significant Areas of the Essex Region. Office de protection de la nature de la région d’Essex, Essex (Ontario). 426 p.

 

Sites Web pertinents

 

Environnement Canada : Espèces en péril au Canada

www.especesenperil.gc.ca

Native American Ethnobotany Database, compilée par Daniel Moerman

http://herb.umd.umich.edu/

NatureServe, Association for Biodiversity Information

Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario

http://www.mnr.gov.on.ca/MNR/nhic/nhic_f.html

MRO/MRNO : Musée royal de l’Ontario et ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, Espèces en péril

www.rom.on.ca/ontario/risk.php?doc_type=fact&long=&id=47

 


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L’auteure

 

John Ambrose a commencé à travailler à l’Arboretum de la University of Guelph en 1974, après avoir obtenu un doctorat en botanique de la Cornell University. Pendant qu’il était conservateur à l’Arboretum, il a mis sur pied un programme d’étude des plantes ligneuses rares de la région carolinienne du Sud d’Ontario, qui comprenait des inventaires, des rapports de situation et des études détaillées de la démographie et de la biologie de reproduction de différentes espèces. Après 17 années de service à l’Arboretum, il a occupé le poste de conservateur du département de botanique et directeur du département d’horticulture au zoo de Toronto, où son intérêt croissant pour la restauration des habitats naturels l’a amené à organiser, en plus des expositions régulières, des expositions d’habitats naturels reconstitués et à mettre sur pied un programme de remise à l’état d’origine des terres situées en périphérie du zoo. Il a quitté le zoo en 1999 afin d’enseigner un nouveau cours sur la restauration des habitats naturels à la University of Guelph. Aujourd’hui, il travaille à son propre compte dans le domaine du rétablissement des espèces en péril; il fait notamment partie de trois équipes travaillant au rétablissement des espèces forestières caroliniennes.

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Experts consultés

 

L’auteur a obtenu de Mike Oldham l’information sur l’espèce contenue dans la base de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario. Paul Pratt a fourni de l’information sur les observations récentes dans le parc Ojibway Prairie et les aires naturelles environnantes, ainsi qu’un sommaire des mentions de l’Office de protection de la nature de la région d’Essex pour les aires naturelles de la région de Windsor (1992). Gerry Waldron a fourni de l’information sur les observations récentes de l’espèce dans le comté d’Essex.

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Collections examinées

 

Étant donné l’information contenue dans la base de données du Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (CIPN, 2000) et dans le premier rapport de situation du COSEPAC sur l’espèce (Ambrose, 1984), il a été décidé de concentrer la recherche sur les populations les plus représentatives, en particulier celles ayant fait l’objet d’un dénombrement. La situation concernant la densité des populations, la reproduction et les menaces a été comparée avec la situation antérieure. Dix-huit mentions répertoriées par le Centre d’information sur le patrimoine naturel n’ont pas été vérifiées. Les 15 mentions pour la région de Windsor répertoriées en 1992 par l’Office de protection de la nature de la région d’Essex n’ont pas non plus été vérifiées, pour la simple raison que le rapport m’est parvenu après l’achèvement des travaux sur le terrain. La présente évaluation de la situation de l’espèce a nécessité environ 43 heures‑personnes de travail sur le terrain.

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