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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'Hespérie Persius de l'Est au Canada

Annexe 1 : Spécimens capturés et mentions faisant état de la présence de l'Erynnis persius persius en Ontario

Espèce correctement identifiéeLocalitéDateCollectionneur/ observateurColNote de bas de page aObNote de bas de page bNombre de spécimens
Notes
Collection examinéeSource
InconnueSt. Williams00.05.1969S.M. Daniels7 7 spécimens récoltés, regroupement des prises de 1969 et 1971 Hess et Hanks, 1979
E. persiusSt. Williams24.05.1969S.M. Daniels4 4 mâlesSMD, coll. pers. H 08.04.2002 
E. persiusPinery31.05.1969S.M. Daniels1 1 mâleSMD, coll. pers. H 08.04.2002 
E. persiusSt. Williams28.05.1971S.M. Daniels2 2 mâlesSMD, coll. pers. H 08.04.2002 
InconnueSt. Williams00.05.1971S.M. Daniels7 7 spécimens récoltés, regroupement des prises de 1969 et 1971 Hess et Hanks, 1979
InconnueTimmins06.06.1973A.M. Holmes1 1 mâle (identification certainement erronée - MLH) Hess, Q.F. 1992. Butterflies of Ontario and Summaries of Lepidoptera Encountered in Ontario in 1991. Toronto Entomologists' Association Occasional Publication #24-92.
E. juvenalisBurnley, comté de Northumberland19.05.1975W.J.D. Eberlie1 1 mâleROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
InconnueSt. Williams00.05.1976R. MacLaren1 1 spécimen récolté, dans collection de W. Plath Jr. Hess et al., 1977
E. persiusSt. Williams05.06.1976J. Troubridge1 1 mâleCNC. L&H 21.02.2002 
E. persiusDavidson[?]01.07.1977Inconnu1 1 mâleUoG. L&H 21.02.2002 
InconnueSt. Williams09.06.1978Q.F. Hess 11 individu observé Hess et Hanks, 1979
E. baptisiaeSt. Williams17.05.1978Inconnuu1 1 mâleROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
E. persiusSt. Williams23.05.1979J.Troubridge1 1 mâleCNC. L&H 21.02.2002Illustré dans Layberry et al., 1998.
InconnueSt. Williams16.06.1980Q.F. Hess 11 individu observé Hess et Hanks, 1981
InconnueSt. Williams08.06.1983Q.F. Hess 11 individu observé Hess et Hanks, 1984
InconnueSt. Williams24.05.1984Q.F. Hess3 3 spécimens récoltés Hess et Hanks, 1985
InconnueSt. Williams11.06.1984Q.F. Hess1 1 spécimen récolté Hess et Hanks, 1985
InconnueSt. Williams25.05.1985Q.F. Hess1 1 spécimen récolté, dans pépinière forestière, le long de Con. 7 (chemin de terre) Hess et Hanks, 1986
E.juvenalisForêt Backus25.05.1985W.J.D. Eberlie1 « noté ». 1 mâle, dans collection du MRO, daté du 26 maiROM. BOC#. L&H 21.02.2002Hess et Hanks, 1986
E. juvenalisSt. Williams26.05.1985W.J.D. Eberlie1 1 mâleROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
InconnueSt. Williams30.05.1985Q.F. Hess1 1 spécimen récolté, dans pépinière forestière, le long de Con. 7 (chemin de terre) Hess et Hanks, 1986
InconnueForêt Backus30.05.1985Q.F. Hess1 1 spécimen récolté, Con. 4 (chemin de terre) Hess et Hanks, 1986
InconnueBracebridge15.06.1985Q.F. Hess1 1 spécimen récolté (2 km au nord de High Falls) Hess et Hanks, 1986
InconnueÎle Walpole00.00.1986Ben Kulon, Brenda Kulon  Mentionnée, mais non confirmée Kulon et al., 1987
E. juvenalisSt. Williams26.05.1986W.J.D. Eberlie1 1 mâleROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
InconnueSt. Williams16.06.1987Q.F. Hess1 1 spécimen récolté, sur céanothe d’Amérique Hess et Hanks, 1988
InconnueMatatchewan29.06.1992L. Taman 1Observation mentionnée, mais non confirmée Hess, Q.F. 1993. Butterflies of Ontario and Summaries of Lepidoptera Encountered in Ontario in 1992. Toronto Entomologists' Association Occasional Publication #25-93.
InconnueCanton de BosanquetAucune datefide Q.F. Hess  Possible, mais aucune mention connue de Hess Hess et Hanks, 1981
InconnueParc provincial AlgonquinAucune datefide Q.F. Hess  Mentionné, mais non confirmé Hess et Hanks, 1981
InconnueÎle ManitoulinAucune datefide Q.F. Hess  Mentionné de l’île Manitoulin, mais aucun spécimen témoin récolté Hess, 1988
InconnueComté de MiddlesexAucune date[Cartographié]  Mentionné, mais non confirmé Holmes et al., 1991
InconnueComté d’EssexAucune date[Cartographié]  Mentionné, mais non confirmé Holmes et al., 1991
InconnueOttawaAucune date[Cartographié]  Mentionné, mais non confirmé Holmes et al., 1991
InconnueTorontoAucune date[Cartographié]  Mentionné, mais non confirmé Holmes et al., 1991
InconnueHamiltonAucune date[Cartographié]  Mentionné, mais non confirmé Holmes et al., 1991
InconnueNiagara R.M.Aucune date[Cartographié]  Mentionné, mais non confirmé Holmes et al., 1991
InconnuePineryAucune dateFide Campbell et Coulson  Mentionné, mais non confirmé Campbell et Coulson, 1989
E. persius[aucune localité]Aucune dateInconnu1 1 mâleUoG. L&H 21.02.2002Université de Guelph. Examiné et identifié par Lafontaine et Holder, 21.02.2002
E. luciliusPort Franks22.05.1993Q.F. Hess2 2 mâlesROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
E. luciliusCavernes Warsaw26.05.1970W.J.D. Eberlie1 1 spécimenROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
E. luciliusParc provincial Greenwater, Cochrane30.06.1980W.J.D. Eberlie1 1 spécimenROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
E. luciliusLacs Twin, canton de Methuen28.05.1997W.J.D. Eberlie1 1 spécimenROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
E. icelusSudbury02.07.1980W.J.D. Eberlie1 1 spécimenROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
E. icelusBurnley, comté de Northumberland1985.06.09W.J.D. Eberlie1 1 spécimenROM. BOC#. L&H 21.02.2002 
InconnuePort Franks28.05.2005Brenda Kulon 8Observation mentionnée, mais non confirmée B. Kulon, comm. pers.

Notes de bas de page

Note de bas de page A

Col = Nombre de spécimens récoltés;

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Note de bas de page B

Ob = Nombre d’individus observés.

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Autres abréviations : MRO = Musée royal de l’Ontario; UoG = Collection de la University of Guelph; CNC = Collection nationale canadienne (Ottawa, Agriculture et Agroalimentaire Canada); SMD = Collection S.M.Daniels. L&H = Spécimen(s) examiné(s) par Layberry et Holder.


Annexe 2 : Relevés de l'Erynnis persius persius en 2002

Les relevés se sont déroulés à six dates différentes, en mai et en juin 2002. Le printemps 2002 a été tardif, accusant un décalage généralement estimé à deux semaines par rapport à la normale. Toutefois, d’après les autres espèces d’insectes observées durant les recherches, l’E. p. persius aurait été actif aux dates où les relevés ont été effectués s’il avait été présent dans les sites visités.

Emplacement des relevés

Comme l’ampleur du projet ne permettait pas de visiter tous les milieux comportant ou susceptibles de comporter des populations de lupin, les trois sites qui semblaient les plus susceptibles d’abriter l’E. p. persius ont été sélectionnés aux fins des relevés. Un de ces sites se trouvait dans la forêt régionale de St. Williams, plus précisément dans la parcelle Manestar (figure A1), d’où sont issues la plupart des observations historiques. Ce site incluait également d’autres parcelles d’habitat de prairie situées plus au nord, dans le comté de Norfolk (figure A2). Un deuxième site englobait la municipalité de Lambton Shores (anciennement le canton de Bosanquet), dans le comté de Lambton. Les recherches ont été concentrées dans des secteurs situés à l’intérieur ou à proximité du parc provincial Pinery (figure A3) et du sanctuaire des mélissas bleus (figure A4). Le troisième site comprenait un certain nombre de parcelles situées près du lac Rice, dans le comté de Peterborough (figure A5). Dans chacun des sites retenus, les observateurs ont parcouru à pied les secteurs abritant des colonies de lupin vivace (Lupinus perennis) (zones indiquées en noir). La plupart des autres parcelles d’habitat similaire, mais apparemment exemptes de lupin (zones grises bordées de noir), ont été parcourues à pied ou traversées lentement en automobile.

D’autres sites potentiellement intéressants n’ont pas été retenus pour diverses raisons. Un de ces sites, sur l’île Walpole, a été exclu après qu’A. Woodliffe en ait signalé la destruction avant 2002 (comm. pers., 2002). Un autre site, à Sarnia, contenait seulement quelques plants épars de lupin (P.M. Banks, comm. pers., 2002). Le parc High, à Toronto, abritait une population de lupin, mais la présence de l’E. p. persius y a été jugée hautement improbable, l’habitat et la population de lupin y ayant fait l’objet de pratiques de gestion inappropriées compromettant le maintien de l’habitat de savane à chênes. Bien que des modifications aient été apportées aux pratiques de gestion en vue de favoriser la croissance du lupin et la restauration de la savane à chênes, M. Holder doutait que l’E. p. persius ait pu subsister dans ce parc urbain, à supposer qu’il y ait déjà été présent.

Moment et conditions des relevés

Les dates auxquelles les relevés ont été effectués, la durée de ces relevés, les conditions météorologiques sous lesquelles ils se sont déroulés et l’identité des observateurs qui y ont participé sont présentées au tableau A1. Les observateurs possédaient tous l’expérience et l’expertise voulues pour une telle entreprise, en particulier Andrea Kingsley et Carl Rothfels. Ils ont pris part aux recherches et à la capture d’Erynnis. Un autre observateur chevronné, Mary Gartshore, a visité la forêt régionale de St. Williams en mai et juin 2002 et y a capturé de nombreux spécimens d’Erynnis qui ont subséquemment été identifiés par Matt Holder.

 

Tableau A1 : Moment et conditions des relevés
SiteDateDuréeNote de bas de page aConditions météorologiquesObservateur(s)
St. Williams (figure A1)11 mai 20026 heuresEnsoleillé, frais, ~ 14 °CMatt Holder
St. Williams (figure A1)31 mai 20025 heuresEnsoleillé, chaud,~ 25 °CMatt Holder,
Andrea Kingsley
St. Williams (figure A1)1er juin 20026 heuresEnsoleillé, chaud, ~ 27 °CMatt Holder,
Andrea Kingsley,
Carl Rothfels
Comté de Norfolk (figure A2)31 mai 20023 heuresEnsoleillé, chaud, ~ 25 °CMatt Holder,
Andrea Kingsley
Comté de Norfolk (figure A2)1er juin 20023 heuresEnsoleillé, chaud, ~ 27 °CMatt Holder,
Andrea Kingsley
Parc provincial Pinery et environs (figure A3)22 mai 20024,5 heuresEnsoleillé, partiellement nuageux, frais, ~ 15° CMatt Holder,
Andrea Kingsley
Parc provincial Pinery et environs (figure A3)23 mai 20026 heuresEnsoleillé, chaud, ~ 25 °CMatt Holder,
Andrea Kingsley,
Melody Cairns,
Annie Scherz
Sanctuaire des mélissas bleus et environs (figure A4)22 mai 20025 heuresEnsoleillé, partiellement nuageux, frais, ~ 15 °CMatt Holder
Sanctuaire des mélissas bleus et environs (figure A4)23 mai 20024 heuresEnsoleillé, chaud, ~ 25 °CMatt Holder
Lac Rice et environs (figure A5)11 juin 20029 heuresEnsoleillé, chaud, ~ 28 °CMatt Holder

Notes de bas de page

Note de bas de page A

Temps consacré aux recherches par l’observateur principal (Matt Holder). Les durées indiquées n’inclut pas le temps consacré aux recherches par d’autres observateurs et sont donc des estimations prudentes de l’activité de recherche.

Retour à la référence de la note de bas de page a

Habitats visités

De façon générale, les habitats visités semblaient convenir à l’E. p. persius (milieux ouverts montrant des affinités avec des habitats de prairie ou de savane), mais ils différaient en qualité. L’abondance des lupins différait d’un site à l’autre. Les figures A1-A5 montrent les endroits où les relevés ont été effectués, aux dates et selon les durées précisées au tableau A1. Les secteurs où des plants de lupin ont été découverts sont indiqués en noir. Des précisions additionnelles sur les caractéristiques des habitats visités sont présentées dans les paragraphes qui suivent.

La forêt régionale de St. Williams (figure A1)abritait de nombreux plants de lupin vivace (et de baptisie des teinturiers, Baptisia tinctoria) répartis en colonies en périphérie (en particulier les bords sud et ouest) de l’aire sablonneuse ouverte. Les plus grandes colonies étaient composées de 75 à 100 plants, mais d’autres n’en comptaient qu’un ou deux. Au total, 250 à 300 plants ont été observés à St. Williams; bon nombre de ces plants se trouvaient dans l’aire sablonneuse ouverte de la parcelle Manestar. De plus petites colonies de lupin ont été découvertes le long de sentiers partiellement boisés menant à des secteurs situés à l’ouest et au sud de l’aire sablonneuse. Des arbustes commençaient à envahir les secteurs occupés par le lupin, et le couvert, bien que relativement clairsemé, était probablement fermé à plus de 30 p. 100 dans tous les sites se trouvant à une certaine distance de l’aire sablonneuse ouverte. La superficie occupée par le lupin a été estimée à 0,03 à 0,04 ha (figure A1).


Figure A1 : Emplacement des relevés effectués dans la forêt régionale de St. Williams

Figure A1. Emplacement des relevés effectués dans la forêt régionale de St. Williams.

 

Ailleurs dans le comté de Norfolk, les recherches ont été concentrées le long des routes et des emprises ferroviaires (figure A2). Ces sites sont très fragmentés et soumis à l’influence des pratiques d’aménagement des bords de route et des emprises ferroviaires. De nombreux sites superficiellement semblables ont été visités, mais le lupin était présent dans seulement quatre d’entre eux, chaque fois en colonies éparses. Globalement, la superficie des habitats favorables occupés par le lupin a été estimée à environ 0,01 ha.


Figure A2 : Emplacement des relevés effectués dans le comté de Norfolk

Figure A2. Emplacement des relevés effectués dans le comté de Norfolk.


Figure A3 : Emplacement des relevés effectués dans le parc provincial Pinery et les environs

Figure A3. Emplacement des relevés effectués dans le parc provincial Pinery et les environs.

 

Le lupin était plus abondant dans la municipalité de Lambton Shores (anciennement le canton de Bosanquet), dans le comté de Lambton, que dans les autres sites. Le parc provincial Pinery renferme des habitats de savane à chênes, mais ces derniers ont souffert des pratiques de gestion forestière passées et des effets du broutage intensif par des centaines de cerfs de Virginie. Toutefois, des colonies de lupin totalisant quelques centaines de plants ont été découvertes à plusieurs endroits. Certaines ne comptaient que six plants, mais les plus grandes pouvaient en contenir 100 à 200, pour un total de 400 plants répartis sur une superficie globale d’environ 0,04 ha. À l’extérieur du parc, le lupin a été observé le long des routes en colonies éparses de 2 à 25 plants, pour un total estimé de 100 plants répartis sur une superficie de moins de 0,01 ha. Dans le sanctuaire des mélissas bleus, le lupin formait des colonies distinctes pouvant compter jusqu’à 100 plants, pour un total de 500 à 1 000 plants disséminés sur une superficie globale de 0,1 à 0,2 ha (figure A4); le lupin semblait toutefois absent d’autres secteurs du sanctuaire pourtant semblables sur le plan structural.


Figure A4 : Emplacement des relevés effectués dans le sanctuaire Karner Blue et les environs

Figure A4. Emplacement des relevés effectués dans le sanctuaire Karner Blue et les environs.

 

Dans le secteur du lac Rice, les recherches ont été effectuées au sud et au nord du lac, sur des terres appartenant à la Première nation d’Hiawatha (figure A5). Une seule colonie de lupin contenant de 200 à 300 plants et couvrant une superficie d’environ 0,04 ha y a été découverte, sur les bords d’un chemin. D’autres sites ont été visités dans le secteur, mais aucun plant de lupin n’y a été découvert.


Figure A5 : Emplacement des relevés effectués dans la région du lac Rice

Figure A5. Emplacement des relevés effectués dans la région du lac Rice.

Méthodologie

À chaque site, les observateurs ont recherché la présence de plants de lupin ou d’hespéries visitant les fleurs ou les feuilles de lupin ou volant parmi les colonies ou à proximité. Tous les Erynnis découverts ont été soigneusement examinés, et les observateurs ont tenté de capturer tous les individus repérés. Toutes les autres espèces de papillons diurnes (et d’autres groupes taxinomiques) observées et/ou capturées durant les recherches ont été notées. En outre, les observateurs ont examiné des feuilles de lupin afin d’y déceler des traces d’alimentation par des insectes herbivores, et ils ont inspecté le revers des feuilles dans l’espoir d’y découvrir des œufs. L’efficacité de cette dernière approche n’a cependant pas été évaluée et pourrait fort bien être faible. Un certain nombre d’Erynnis ont été capturés et identifiés par examen de leurs pièces génitales à l’aide d’un microscope à dissection.

Résultats

Aucun E. p. persius n’a été observé ni capturé au cours des relevés effectués aux fins du présent rapport, mais des individus des espèces E. lucilius, E. icelus, E. baptisiae, E. juvenaliset E. brizoont été recueillis. Les observateurs ont également noté toutes les autres espèces printanières de papillons diurnes de petite taille (p. ex. Callophrys niphon et Celastrina ladon) ou de grande taille (p. ex. Nymphalis antiopa) aperçues durant les recherches.

Le premier relevé, dans la forêt régionale de St. Williams, s’est déroulé le 11 mai 2002, par temps frais. Très peu d’insectes étaient actifs, et même après que le temps se soit réchauffé, vers le milieu de la journée, seulement deux C. ladon ont été observés. Le deuxième relevé s’est déroulé le 22 mai 2002, dans le comté de Lambton. Les papillons diurnes étaient alors beaucoup plus actifs, et de nombreuses espèces ont été observées. De nombreuses espèces d’Erynnis spp. ont été observées, mais seuls les E. juvenalis, E. icelus et E. lucilius étaient représentés parmi les spécimens qui ont été capturés et identifiés sur le terrain ou, subséquemment, en laboratoire. Ont également été observés durant cette visite plusieurs individus de C. ladon et de N. antiopa et un individu de Pieris sp. non identifié jusqu’à l’espèce. Aucune autre nouvelle espèce n’a été observée le lendemain, mais les températures plus chaudes ont eu un effet bénéfique sur l’activité des papillons, manifestement plus nombreux. Lors du relevé du 31 mai 2002, les insectes étaient très actifs, et un assemblage typique d’espèces de papillons diurnes normalement observées en mai, dont des E. brizo et E. baptisiae, a été observé. Les autres espèces de papillons diurnes observées au cours de cette visite, et plus précisément le 1er juin 2002, étaient les suivantes : Papilio polyxenes, P. glaucus, Pieris rapae, Colias sp., Lycaena phlaeas, Callophrys nephon, Celastrina ladon, Polygonia interrogationis, N. antiopa, Vanessa atalanta, V. virginiensis, Coenonympha tullia, Danaus plexippus et Poanes hobomok. Le dernier relevé, effectué dans la région du lac Rice le 11 juin 2002, s’est déroulé par un temps très chaud et ensoleillé, et l’entomofaune locale était très active. De nombreux individus ont été observés. Parmi les papillons diurnes aperçus cette journée-là figurent les hespéries E. juvenalis, E. lucilius et E. icelus, ainsi que les espèces suivantes : Papilio canadensis, Pieris rapae, P. oleracea, Celastrina ladon, Glaucopsyche lygdamus, Phyciodes tharos, Nymphalis vaualbum, Coenonympha tullia, Carterocephalus palaemon, Thymelicus lineola, Poanes hobomok et Amblyscirtes vialis.

Menaces existantes

Aucune menace pour l’E. p. persius autre que celles déjà mentionnées dans le rapport (p. ex. pratiques forestières, herbivorie par le cerf de Virginie) n’a été observée.