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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'Hespérie Persius de l'Est au Canada

Taille et tendances des populations

Les habitats propices à la reproduction de l’E. p. persius ont décliné de façon spectaculaire au cours des cent dernières années. L’E. p. persius est considéré comme disparu du Maine et probablement du Maryland, du New Jersey et de l’État de New York. Il est également tenu pour probablement disparu de l’Illinois, de l’Iowa, de la Virginie occidentale, du Vermont ou du Tennessee, à supposer qu’il y ait déjà été présent. Il est considéré comme en déclin rapide aux États-Unis et, depuis la fin des années 1950, il a disparu d’une bonne partie du territoire qu’il occupait autrefois (NatureServe Explorer, 2001). L’altération de l’habitat et les pulvérisations d’insecticides sont considérées comme les principales causes du déclin de l’hespérie à l’échelle de son aire (D. Schweitzer, comm. pers., 2002). Dans la plupart des compétences où elle est encore présente, l’hespérie Persius de l’Est est considérée comme gravement en péril (tableau 1), et au Michigan, où elle atteint son abondance maximale, comme rare et menacée. Selon Conservation de la Nature, l’E. p. persius est actuellement présent dans seulement près de 25 localités aux États-Unis (D.Schweitzer, comm. pers., 2002).

Au Canada, les populations de l’E. p. persius étaient confinées au sud-ouest de l’Ontario, mais aucun individu n’y a été observé ou capturé depuis au moins 18 ans, en dépit des recherches effectuées récemment dans les trois régions où, selon des botanistes et entomologistes chevronnés, la probabilité de découvrir la sous-espèce était la plus élevée (annexe 2). Auparavant, on savait très peu de choses sur les populations canadiennes, dont la présence dans seulement deux localités avait été signalée sporadiquement au cours des dix ou quinze années précédentes. Le déclin de cette sous-espèce au Canada, déjà bien enclenché avant même qu’on se rende compte de sa présence, serait principalement imputable à la destruction, à la fragmentation et à l’isolement des habitats favorables. La perte, la dégradation et la fragmentation de l’habitat se sont poursuivies dans le sud de l’Ontario depuis la disparition apparente de l’hespérie. En dépit des mesures mises en place récemment pour restaurer l’habitat de l’E. p. persius, du L. m. samueliset du C. irus, la probabilité que l’E. p. persius soit encore présent au Canada est extrêmement faible.