Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Programme de rétablissement du spatulaire (Polyodon spathula) au Canada [Projet]


Sommaire

Ce que l'on sait de la présence passée du spatulaire (Polyodon spathula) au Canada ne repose que sur quatre individus prélevés dans le bassin des Grands Lacs, le dernier l'ayant été en 1917. Actuellement, le spatulaire est considéré comme disparu de ce bassin. Pendant que certains croient que les individus prélevés dans les Grands Lacs faisaient partie d'une population résidente historique, d'autres soutiennent qu'il s'agissait d'individus errants provenant de la rivière Ohio ou du fleuve Mississippi.

Le spatulaire a été désigné comme étant disparu du pays par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) en 1987. Cette désignation a été ré-examinée en 2000 à la lumière de nouveaux critères quantitatifs appliqués à l'information contenue dans le rapport de situation de 1987, et la désignation en tant qu'espèce disparue du pays a été confirmée.

Le spatulaire est une espèce primitive de grande envergure. Un spécimen typique mesure en moyenne entre 0,5 et 1,2 m et pèse entre 0,9 et 9 kg. Ce poisson peut toutefois atteindre environ 2 m et peser plus de 80 kg. Le spatulaire possède un long museau en forme de spatule, qui représente environ le tiers de sa longueur, et un volet operculaire très long et pointu qui atteint presque la nageoire pelvienne. Sa peau est dépourvue d'écailles, à l'exception de quelques écailles rhomboïdales sur la queue; sa couleur varie du gris au bleu-noir sur le dos et les flancs et est blanchâtre sur le ventre.

Aux États-Unis, le spatulaire adulte habite les eaux lentes de cours d'eau de moyenne à grande envergure : rivières, chenaux, méandres et bras morts, bassins de retenue et lacs situés en marge des rivières. Le spatulaire se nourrit principalement de zooplancton, mais s'alimente à l'occasion de petits insectes, de larves d'insectes et de petits poissons.

L'accroissement de la population est limité par la maturité sexuelle tardive et l'intermittence du frai chez les femelles. Le spatulaire atteint sa maturité sexuelle à un âge avancé qu'on estime à 7 ans pour le mâle et à 9 ou à 10 ans, voire à 12 ans, pour la femelle. Le mâle peut se reproduire tous les ans; la femelle aurait besoin, selon plusieurs études, de 2 à 5 ans pour développer des ovules matures entre les périodes de reproduction.

Au printemps a généralement lieu une montaison (parfois sur des distances extrêmement longues) vers la zone de frai. Cette migration vers les habitats de frai et le déclenchement du frai dépendent de certains facteurs, c'est-à-dire l'absence d'obstacles sur les routes migratoires et la présence d'eaux affichant des températures et des niveaux précis. Le recrutement du spatulaire est donc vulnérable aux changements d'origine naturelle et anthropique qui sont liés à ces facteurs.

Il a été déterminé que le rétablissement du spatulaire au Canada n'est pas réalisable puisque seuls quatre individus ont été trouvés au pays. Aucune donnée ne corrobore l'existence passée de populations reproductrices au Canada et il est probable que les quatre individus prélevés au pays à la fin des années 1800 et au début des années 1900 étaient des individus errants en provenance des États-Unis.