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Guide consultation sur l'inscription de trois espèces aquatiques à la liste de la LEP: Cisco à museau court, Chevalier noir, Cisco kiyi (population du secteur supérieur des Grands Lacs)

Renseignements au sujet de l’espèce

Cisco à museau court

Statut : Espèce en voie de disparition

Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2005

Biologie

Le cisco à museau court était endémique des Grands Lacs. Il se distingue des autres ciscos des Grands Lacs par la coloration foncée de son museau.

Les crevettes d’eau douce étaient les proies de prédilection de l’espèce dans les lacs Huron et Ontario.

La période de fraie s’étendait d’avril à juin, à une profondeur de 52 à 146 m. Dans le lac Michigan, l’espèce atteignait la maturité vers l’âge de deux ou trois ans. L’âge maximum connu est de 11 ans dans le cas des femelles et de 9 ans dans le cas des mâles. La longueur totale et le poids maximums connus sont respectivement de 265 mm et de 420 g.

Où retrouve-t-on ce poisson?

Le cisco à museau court était endémique des lacs Huron, Michigan et Ontario. Comme on l’a observé pour la dernière fois dans le lac Huron en 1985, dans le lac Michigan en 1982 et dans le lac Ontario en 1964, il est sans doute disparu de ces lacs.

On a signalé la présence du cisco à museau court à des profondeurs variant entre 22 m et 146 m.

Combien y a-t-il de poissons?

Il n’y a pas de population existant encore qui soit connue.

Menaces pour la population

La pêche commerciale excessive des ciscos d’eau profonde (communément appelée « pêche des chubs ») est la cause probable du déclin du cisco à museau court. La concurrence ou la prédation par certaines espèces introduites peuvent également avoir contribué au déclin des populations restantes.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

L’observation de cette espèce endémique de trois des Grands Lacs a été consignée pour la dernière fois en 1982 dans le lac Michigan, en 1985 dans le lac Huron et en 1964 dans le lac Ontario. Bien que l’espèce soit probablement disparue dans toute son aire de répartition, les efforts de recherche n’ont pas permis de conclure que l’espèce est disparue. On croit que la disparition apparente de cette espèce est attribuable à la surpêche commerciale et peut-être à la concurrence ou à la prédation par des espèces introduites.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

  • Si cette population était inscrite, les interdictions générales en vertu de la LEP entreraient en vigueur et il serait donc interdit de tuer, de nuire, de harceler, de capturer ou de prendre un individu de cette espèce.
  • En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré dans l’année qui suit l’inscription sur la liste du cisco à museau court  

Chevalier noir

Statut : Espèce menacée

Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2005

Biologie

Le chevalier noir se distingue des autres espèces de chevaliers par la combinaison de la couleur de sa queue, de la morphologie de ses lèvres et du nombre d’écailles sur sa ligne latérale.

Le chevalier noir, qui se nourrit sur le fond, est un brouteur et un récolteur qui se nourrit surtout de crustacés et d’insectes. On croit que les jeunes, qui mesurent moins de 65 mm de longueur, se nourrissent essentiellement de petites plantes et de matières animales.

Le chevalier noir fraie au printemps, dans les radiers à fond de cailloux à des températures d’eau variant entre 13 et 21 ºC. Au moment du frai, les mâles présentent une coloration sur le corps et ont des tubercules sur les nageoires anale et caudale, tandis que chez les femelles, la coloration change peu ou pas du tout. La longueur des alevins à l’éclosion varie entre 8,2 et 9,1 mm. Dans la rivière Grand, les femelles matures les plus jeunes avaient 3 ans et les mâles 4 ans. L’âge maximum connu du chevalier noir est de 16 ans; la longueur totale et le poids maximums connus sont respectivement de 658 mm et de 3 200 g.

Où retrouve-t-on cette population de poissons?

Au Canada, le chevalier noir est confiné au sud-ouest de l’Ontario. Il se trouve dans les bassins de drainage du lac Érié (bassin versant de la rivière Grand), du

lac Sainte-Claire (bassin versant de la rivière Thames), du lac Huron (bassins versants des rivières Bayfield, Maitland et Ausable) et de l’ouest du lac Ontario (bassin versant du ruisseau Spencer.)

Le chevalier noir fréquente en général les cours d’eau de taille moyenne, aux eaux fraîches et claires. Il préfère les fosses l’été et se déplace dans les fosses plus profondes l’hiver.

Combien y a-t-il de poissons?

Malgré les récentes campagnes d’échantillonnage soutenues, on ignore la taille des populations dans toutes les localités.

Menaces pour la population

L’espèce est vraisemblablement touchée par les changements dans la qualité et la quantité de l’eau associés à l’agriculture, à l’urbanisation, aux barrages et aux retenues. La difficulté que posent son identification et les prises accessoires des pêches récréatives peuvent également avoir des répercussions sur les populations.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

Il s’agit d’un poisson d’eau douce dont la répartition et la zone d’occupation sont très petites et fragmentées, et dont les préférences quant à son habitat de frai sont restreintes. On a observé des populations indigènes seulement dans cinq bassins versants de l’Ontario, dans des zones fortement touchées par l’urbanisation et l’agriculture. L’espèce est exposée à la perte et à la dégradation de l’habitat à cause de l’envasement et de la turbidité accrue. Les barrages peuvent nuire aux régimes d’écoulement et pourraient avoir fragmenté les populations dans les deux principales rivières où se trouve cette espèce.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

  • Si cette population était inscrite, les interdictions générales en vertu de la LEP entreraient en vigueur et il serait donc interdit de tuer, de nuire, de harceler, de capturer ou de prendre un individu de cette espèce.
  • En vertu de la LEP, un programme de rétablissement doit être élaboré dans les quatre ans qui suivent l’inscription sur la liste du chevalier noir
  • Le chevalier noir est inclus dans les programmes de rétablissement des écosystèmes des rivières Ausable, Thames et Grand. On est en train d’examiner ces programmes
  • Les plans pour le chevalier noir en vertu du programme de rétablissement de la rivière Ausable comprennent la recherche concernant la répartition et l’abondance de l’espèce et l’identification de l’habitat essentiel
  • Les plans pour le chevalier noir en vertu du programme de rétablissement de la rivière Grand comprennent la recherche en vue d’identifier l’habitat essentiel, de créer et de mettre en œuvre des programmes pour protéger les habitats connus, faciliter la migration, protéger contre la récolte et surveiller les populations connues et leurs habitats, ainsi que des programmes d’intendance, de sensibilisation et de participation de la collectivité
  • Les plans pour le chevalier noir en vertu du programme de rétablissement de la rivière Thames comprennent la recherche concernant la répartition, l’abondance et la génétique de l’espèce, l’identification de l’habitat essentiel et des programmes de sensibilisation et de participation de la collectivité

Cisco kiyi (population du secteur supérieur des Grands Lacs)

Statut : Espèce préoccupante

Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2005

Biologie

Le cisco kiyi est endémique des Grands Lacs et se distingue des autres ciscos des Grands Lacs par son unique combinaison de grands yeux et de longues nageoires paires.

Le régime du cisco kiyi dans les lacs Huron et Ontario est principalement constitué de petites crevettes d’eau douce.

Le frai a lieu de septembre à janvier à des profondeurs de 106 à 165 m. Dans le lac Michigan, l’espèce atteint la maturité vers l’âge de deux ou trois ans et sa taille minimum est alors d’une longueur totale de 132 mm. L’âge maximum connu est de dix ans dans le cas des femelles et de sept ans dans le cas des mâles. La longueur totale maximum connue est de 250 mm.

Où retrouve-t-on ce poisson?

Le cisco kiyi est endémique de toute la région laurentienne des Grands Lacs de l’Amérique du Nord, sauf le lac Érié. Au Canada, on a observé la présence du cisco kiyi dans les lacs Huron, Ontario et Supérieur. On croit qu’il existe encore présentement seulement dans le lac Supérieur.

Le cisco kiyi préfère les parties les plus profondes des lacs où c’est clair, faiblement éclairé et froid. On le récolte rarement dans des eaux de moins de 108 m de profondeur et on a signalé sa présence à des profondeurs variant entre 35 m et 200 m.

Combien y a-t-il de poissons?

Des relevés récents (2000-2001) autorisent à penser qu’il y a entre 22 et 330 tonnes de cisco kiyi dans les parties les plus profondes du lac Supérieur.

Menaces pour la population

La pêche commerciale excessive est la cause probable du déclin du cisco kiyi dans les lacs Huron, Michigan et Ontario. La concurrence ou la prédation par certaines espèces introduites peuvent également avoir contribué au déclin des populations restantes. Cependant, ces menaces ne sont présentement pas importantes dans le lac Supérieur où la seule population restante existe encore.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

L’espèce se trouve présentement seulement dans le lac Supérieur, les sous-espèces ayant disparu des lacs Huron et Michigan par suite d’un ensemble de facteurs, notamment l’exploitation et l’introduction d’espèces exotiques. La disparition des lacs Huron et Michigan s’est produite pendant plus de trois générations par le passé. La population restante dans le lac Supérieur semble être stable et soutient une petite pêche réglementée. Les autres menaces – telles que l’introduction d’espèces exotiques qui ont nuit aux populations dans les Grands Lacs inférieurs – ne semblent pas être importantes dans le lac Supérieur. 

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

En vertu de la LEP, un plan de gestion du cisco kiyi doit être élaboré dans les trois ans qui suivent l’inscription de l’espèce sur la liste.