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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le sébaste à oeil épineux du type I et du type II au Canada

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Krieger et Ito (1999) ont utilisé des submersibles habités pour déterminer les préférences en matière d’habitat des sébastes à œil épineux et du sébaste boréal (S. borealis). Leurs observations ont révélé que les plus fortes densités se trouvaient sur les fonds aux substrats mous, dans des zones aux rochers abondants et sur des pentes de plus de 20° d’inclinaison. L’association aux substrats mous pourrait être due à la présence de proies de prédilection comme les crevettes de la famille des Pandalidés (d’après des analyses de contenus stomacaux; Yang et Nelson, 2000). Selon Krieger et Ito (1999), les rochers pourraient agir comme marqueurs territoriaux, comme déflecteurs du courant ou comme structures favorisant la capture de proies. Leurs données ont aussi montré que les sébastes à œil épineux évitent les fonds plats. Peu importe les raisons pour lesquelles cette paire d’espèces privilégie ces types d’habitats, les observations suggèrent que l’habitat du sébaste à œil épineux serait peu propice à la pêche au chalut.


Figure 6 : Histogramme des profondeurs de capture de la paire d’espèces de sébastes à œil épineux selon les journaux de bord de la pêche commerciale au chalut (de 1996 à 2005)

Figure 6 : Histogramme des profondeurs de capture de la paire d’espèces de sébastes à œil épineux selon les journaux de bord de la pêche commerciale au chalut (de 1996 à 2005).

Les lignes verticales représentent les quantiles de 2,5 % et de 97,5 % utilisés pour déduire l’étendue de profondeurs privilégiées par la paire d’espèces et pour déterminer la superficie de l’habitat et la répartition maximales à l’échelle de la plateforme (voir la figure 7). La distribution de tous les traits de chalut est représentée par les lignes gris pâle.


Figure 7 : Étendue et répartition de l’habitat potentiel de la paire d’espèces de sébastes à œil épineux en eaux canadiennes (établies en fonction d’une répartition des profondeurs de prédilection de 170 m à 657 m -- voir la Figure 6)

Figure 7 : Étendue et répartition de l’habitat potentiel de la paire d’espèces de sébastes à œil épineux en eaux canadiennes, établies en fonction d’une répartition des profondeurs de prédilection de 170 m à 657 m.

D’après les préférences en matière de profondeur, la superficie maximale de l’habitat est de 37 145 km2 (en bleu). L’habitat occupé estimé à partir des données de chalutage uniquement (cellule de 5 x 5 km) est de 18 530 km2 (en vert), ou 49,9 % de l’habitat potentiel. Source : Haigh et al. (2005).


Tendances en matière d’habitat

Ne s’applique pas.


Protection et propriété

Bien que l’habitat ne soit protégé par aucune mesure officielle, la gestion des pêches contrôle la récolte de cette paire d’espèces en imposant des quotas pour l’ensemble de la côte administrés par un système de quota individuel par bateau. Les types de fonds privilégiés par les sébastes à œil épineux -- habitats de forte pente, de rochers (Krieger et Ito, 1999)-- sont des obstacles potentiels à la pêche, du moins pour le chalutage de fond. Les palangres peuvent probablement accéder à ces sites. La prédilection de cette espèce pour les eaux profondes limite son exposition à la pêche récréative.