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Loup atlantique (Anarhichas lupus)

Résumé

Loup atlantique

Anarhichas lupus

 

Description

Le loup atlantique est caractérisé par les dents saillantes de type canines qu’il porte sur le devant de la mâchoire, par son corps allongé, et par l’absence de nageoires pelviennes. Grand prédateur benthique, le loup atlantique, Anarhichas lupus, se distingue des deux autres loups de l’Atlantique par les bandes transversales foncées qui ornent son corps, sa musculature ferme et la disposition de ses dents sur le palais.

 

Répartition

Le loup atlantique est présent dans les eaux du plateau continental de l’Atlantique Nord, depuis le nord de la France jusqu’au cap Cod. Dans l’Atlantique Nord-Ouest, c’est dans les eaux du nord-est de Terre-Neuve qu’il est le plus abondant.

 

Habitat

Le loup atlantique vit dans les coulées de pierres, sur fond rocheux ou argileux dur, sur le plateau continental. On peut le rencontrer dans des eaux fraîches à froides, à des profondeurs atteignant 500 m.

 

Biologie

La fraye a lieu tard dans l’année. Les gros œufs, pondus sur le fond en une grosse masse, sont gardés par le mâle jusqu’à l’éclosion. Les jeunes demeurent la plupart du temps près du fond et ne se dispersent pas très loin. Les adultes semblent ne faire que des migrations saisonnières limitées entre les eaux profondes et les hauts fonds. Le taux de croissance de l’espèce est lent. Vu les apparentes différences d’habitudes en matière de température et de profondeur, et les différences dans le moment de la fraye, on peut penser que l’existence de populations régionales discrètes est la règle. Le loup se nourrit principalement d’invertébrés benthiques à test dur, comme les échinodermes, les mollusques et les crustacés.

 

Taille et tendances des populations

Les relevés scientifiques effectués dans la plupart des sites de l’aire de répartition de l’espèce dans l’ouest de l’Atlantique mettent en évidence un déclin de l’abondance au cours des 20 dernières années. Depuis 1978 (soit sur deux générations de loups), les taux de capture ont chuté de 91 p. 100 dans les eaux de Terre-Neuve, et les effectifs sont en baisse de 87 p. 100 dans l’ensemble des eaux canadiennes. La taille moyenne des poissons a également diminué avec le temps, et est maintenant inférieure à la taille à la maturité au large de Terre-Neuve. Les effectifs ne cessent de décliner, le nombre d’emplacements où l’espèce est présente a diminué, et les endroits où l’espèce est abondante pourraient être en train de rétrécir. La lenteur de la croissance, les habitudes de nidification et la dispersion limitée de l’espèce rendent tout sauvetage peu probable. Les populations extraterritoriales situées à proximité connaissent en effet les mêmes problèmes que les populations canadiennes. Les chaluts de fond et le dragage ont vraisemblablement endommagé l’habitat. La surveillance sera difficile à exercer à l’avenir.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Autrefois espèce-cible de la pêche commerciale, le loup atlantique ne figure plus que comme prise accessoire dans les débarquements. Le Canada et le Groenland sont les principaux pays pêcheurs depuis 1980; le Portugal s’est joint à eux dans les années 1990. Dans l’ouest de l’Atlantique, les débarquements ont atteint un sommet en 1979 (environ 22 000 tonnes), mais n’ont cessé de baisser depuis, jusqu’en 1996 (moins de 2 000 tonnes). Même les prélèvements sous forme de prises accessoires ont un impact négatif sur les populations de loups. Le chalutage sur le fond, qui détruit et perturbe l’habitat, est sans doute aussi nocif pour l’espèce.

 

Protection actuelle

Comme le loup atlantique ne fait actuellement l’objet d’aucune pêche dirigée dans l’ouest de l’Atlantique, il n’est soumis à aucune forme de gestion, et aucun mécanisme particulier, comme la limitation des totaux autorisés de captures, n’assure sa protection.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*         Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
**       Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement             Environment
Canada                      Canada

Service canadien         Canadian Wildlife
de la faune                  Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.