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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus) au Canada - Mise à jour

Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Population de l’Atlantique

L’information sur les captures, y compris les données sur la répartition de l’effort de pêche, provient du Programme international des observateurs (Région des Maritimes et Région de Terre-Neuve), des organisateurs de tournois de pêche sportive, de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) et des bases de données statistiques sur les captures du ministère des Pêches et des Océans (MPO). Les données ayant servi à la modélisation du taux de capture proviennent des observateurs et des journaux de bord. Aucun effort n’a été déployé pour recenser le requin-taupe bleu dans les eaux canadiennes; par conséquent, l’ensemble des données sur la population et les tendances proviennent de l’industrie de la pêche.

Abondance

En raison de contraintes qui limitent grandement la quantité et la qualité des données accessibles, il n’existe aucune évaluation fiable des stocks de requins-taupes bleus à l’échelle de la population dans l’Atlantique Nord (CICTA, 2005a). Les palangriers pélagiques considèrent le requin-taupe bleu comme une prise accessoire, l’espadon étant la principale espèce recherchée. Une analyse des traits de pêche observés dans la Région des Maritimes entre 1990 et 2003 révèle que le requin-taupe bleu représente généralement moins de 2 à 3 % des captures par poids (Campana et al., 2004; Campana et al., 2005). Comme la chair de ce poisson a une grande valeur, le taux de rejet est très faible, de sorte que les débarquements sont à peu près identiques aux prises nominales.

Au Canada, les débarquements déclarés par les bateaux canadiens sont passés de 142 tonnes en 1994 à quelque 66 tonnes en 2003 (figure 7; tableau 1). Cependant, cette baisse est presque certainement attribuable au fait que, avant 1996, les débarquements de requin-taupe bleu et de requin-taupe commun étaient classés sous une seule et même rubrique. Depuis 1996, les débarquements sont relativement constants, mais l’effort de pêche total demeure inconnu. Outre les bateaux canadiens, il convient de mentionner une modeste flottille internationale, composée de bateaux japonais et féroïens, qui a pêché dans les eaux canadiennes de l’Atlantique de 1980 à 1999. Ces bateaux ont enregistré des débarquements totaux de 163 tonnes, soit environ 8,1 tonnes par année (tableau 1). Depuis 1999, aucun bateau étranger n’a déclaré de capture de requin-taupe bleu dans les eaux canadiennes. Les débarquements déclarés à l’occasion de tournois de pêche et les captures récréatives ne représentent qu’une poignée de spécimens par année (Campana et al., 2004).

Figure 7. Débarquements dans les eaux canadiennes de l’Atlantique de requins-taupes bleus par type de pêche (1994-2003). Les données sont tirées des statistiques zonales du MPO, à l’exception de celles de 2003, qui proviennent du SIPMAR.

Figure 7. Débarquements dans les eaux canadiennes de l’Atlantique de requins-taupes bleus par type de pêche (1994-2003). Les données sont tirées des statistiques zonales du MPO, à l’exception de celles de 2003, qui proviennent du SIPMAR.

Tableau 1. Débarquements déclarés de requins-taupes bleus (en tonnes) par pays – Atlantique Nord

Note: Pour des raisons d'accessbilité, le tableau 1 a été divisé en trois sections: Eaux canadiennes de l’Atlantique (Secteurs 2-5 de l’OPANO); Atlantique Nord-Ouest; et Atlantique Nord.

Tableau 1a. Débarquements déclarés de requins-taupes bleus (en tonnes) par pays –Eaux canadiennes de l’Atlantique
(Secteurs 2-5 de l’OPANO)
AnnéeCanadaÎle FéroéJaponAutresTotal
1979
 
 
0
 
0
1980
 
2
0
 
2
1981
 
 
1
 
1
1982
 
 
0
 
0
1983
 
 
5
 
5
1984
 
 
1
 
1
1985
 
 
 
 
 
1986
 
 
2
 
2
1987
 
 
10
 
10
1988
 
0
17
 
18
1989
 
1
13
 
14
1990
 
5
8
 
13
1991
 
2
14
 
16
1992
 
2
29
 
31
1993
4
0
16
 
20
1994
142
 
21
 
164
1995
111
 
4
 
115
1996
67
 
5
 
72
1997
110
 
2
 
111
1998
71
 
1
0
72
1999
70
 
2
 
72
2000
79
 
 
 
79
2001
70
 
 
 
70
2002
79
 
 
1
79
2003
66
 
 
 
66

 

Tableau 1b. Débarquements déclarés de requins-taupes bleus (en tonnes) par pays –Atlantique Nord-Ouest
AnnéeJaponÉtats-UnisAutresTotal
1979
 
 
 
 
1980
 
 
 
 
1981
 
 
 
 
1982
226
 
 
226
1983
85
 
 
85
1984
213
 
 
213
1985
214
 
 
214
1986
231
 
 
231
1987
232
 
 
232
1988
168
 
 
168
1989
176
 
 
176
1990
140
 
 
140
1991
198
 
 
198
1992
345
 
 
345
1993
553
236
 
789
1994
450
273
 
723
1995
397
230
 
627
1996
238
181
72
491
1997
99
213
808
1 120
1998
107
0
999
1 106
1999
123
0
969
1 092
2000
83
0
785
868
2001
116
160
637
913
2002
 
154
1 066
1 220
2003
 
128
1 277
1 405

 

Tableau 1c. Débarquements déclarés de requins-taupes bleus (en tonnes) par pays –Atlantique Nord
AnnéeTotal
1979
 
1980
 
1981
 
1982
 
1983
 
1984
 
1985
 
1986
 
1987
 
1988
 
1989
 
1990
193
1991
314
1992
246
1993
1 094
1994
978
1995
1 088
1996
1 136
1997
3 307
1998
2 586
1999
2 439
2000
2 144
2001
2 360
2002
2 918
2003
3 801

 

Débarquements dans les eaux canadiennes de l’Atlantique

Les données sur les débarquements du Canada sont tirées des statistiques zonales du MPO, sauf pour celles de 2003, qui proviennent du SIPMAR. Les données sur les débarquements du Japon, des îles Féroé et des autres pays proviennent du PIO de la Région des Maritimes et de la Région de Terre-Neuve (à l’exclusion des rejets).

Débarquements dans l’Atlantique Nord-Ouest

Les données sur les débarquements du Japon dans l’Atlantique Nord-Ouest proviennent de la FAP (2001) et représentent les prises nominales de requins et de raies, toutes espèces confondues. Les données sur les débarquements des États-Unis et des autres pays sont tirées des statistiques de la CICTA pour les secteurs 1 (Atlantique Nord-Ouest) et 39 (partie centrale de l’Atlantique Nord-Ouest). À noter que certains pays ne déclarent pas leurs prises par région.

Débarquements totaux dans l’Atlantique Nord

Les données proviennent de la CICTA et représentent les prises nominales de requins (1990-2003). Elles s’appliquent à l’ensemble des pays qui déclare des débarquements de poissons issus de l’Atlantique Nord, y compris le Canada (CICTA, 2005b). Secteurs de la CICTA : ATL, ATMED, AZOR, GOFM, MEDI, NE, NW, NWC, WTRO.

Les données sur les débarquements enregistrés pour tout l’Atlantique Nord proviennent de la CICTA (2005b) et concernant l’ensemble des régions et des pays touchés. Les prises nominales/les débarquements totalisent en moyenne quelque 2 800 tonnes par année depuis 1997 (tableau 1). Les débarquements d’avant 1997 sont sous-déclarés, en raison, principalement, de l’absence des données provenant des flottilles espagnoles (CICTA, 2005b). Dans l’Atlantique Nord-Ouest (eaux situées au nord de la Floride), les débarquements se chiffrent à 1 100 tonnes en moyenne depuis 1997 (tableau 1).

De l’avis de Campana et al. (2004), les statistiques internationales sur les débarquements de requins-taupes bleus témoignent probablement d’une sous-déclaration. Si tel est le cas et s’il est vrai que les données estimatives sur les captures canadiennes sont plus exactes, le pourcentage estimatif du total des prises issues des eaux canadiennes est trop élevé. Depuis 1997, le total des prises déclarées se chiffre à 549 tonnes dans les eaux canadiennes de l’Atlantique, comparativement à 7 724 tonnes dans l’Atlantique Nord-Ouest (~ 7 %) et à 19 554 tonnes dans tout l’Atlantique Nord (2,8 %). Puisque certains pays ne déclarent pas leurs prises par région, la comparaison la plus exacte des débarquements entre pays est celle qui se fait à l’échelle de tout l’Atlantique Nord.

Même s’il a été possible d’estimer la proportion d’animaux matures dans les eaux canadiennes de l’Atlantique (voir Cycle vital et reproduction), il n’existe aucun moyen fiable d’estimer l’effectif total des individus matures qui se trouvent dans l’Atlantique, parce que la population totale demeure inconnue dans les eaux canadiennes de l’Atlantique.

Fluctuations et tendances

Il n’existe aucun recensement qui permette d’évaluer les tendances caractérisant les populations de requins-taupes bleus dans l’Atlantique Nord ou ailleurs au Canada. Malgré le faible nombre de recherches menées sur l’espèce, certains chercheurs ont tenté de dégager des tendances démographiques à partir de données tirées de diverses pêches pélagiques. Les paragraphes qui suivent présentent un résumé de quatre des analyses les plus récentes et les plus pertinentes, afin de donner un aperçu des tendances actuelles.

En analysant les journaux de bord des palangriers pélagiques des États-Unis, Baum et al. (2003) ont découvert que les taux de capture de requins-taupes (réputés être des requins-taupes bleus pour la plupart) dans l’Atlantique Nord-Ouest avaient baissé de 40,7 % au cours de la série chronologique (figure 8). Cette analyse était fondée sur 65 795 spécimens capturés au cours de 214 234 traits de palangre (moyenne de 550 hameçons par trait) de 1986 à 2000. Les données antérieures à 1986 ne rendaient pas compte de façon exacte de chaque espèce de requin et n’ont donc pas été utilisées. L’indice d’abondance était basé sur une série chronologique normalisée des captures par unité d’effort (CPUE) qui tenait compte du secteur, de la saison, de diverses variables halieutiques et de l’année. Certains aspects de l’analyse de Baum et al. (2003) ont récemment été questionnés par plusieurs spécialistes des requins aux États-Unis. Selon ces chercheurs, les tendances observées devraient être considérées comme des données préliminaires d’ici à ce qu’elles puissent être étayées par des données de sources internationales multiples et par une évaluation complète des stocks (Burgess et al., 2005).

Figure 8. 
A) Abondance relative du requin-taupe bleu dans toute la partie ouest de l’Atlantique, selon une analyse des journaux de bord des palangriers commerciaux américains de 1986 à 2000 (baisse de 40,7 %);
B) Taux de variation annuel estimatif dans neuf secteurs d’évaluation et total. Tiré de Baum et al., 2003.

Figure 8.    A) Abondance relative du requin-taupe bleu dans toute la partie ouest de l’Atlantique, selon une analyse des journaux de bord des palangriers commerciaux américains de 1986 à 2000 (baisse de 40,7 %); B) Taux de variation annuel estimatif dans neuf secteurs d’évaluation et total. Tiré de Baum et al., 2003.

 

La CICTA (2005a) a récemment réalisé une étude à grande échelle sur les tendances démographiques du requin-taupe bleu dans l’Atlantique Nord. En se fondant sur la baisse de 50 % ou plus observée dans les taux de capture entre 1971 et 2003, elle conclut que les stocks ont probablement connu un certain déclin dans l’Atlantique Nord (figure 9). Les taux de capture utilisés pour l’analyse provenaient de l’indice de la pêche à la palangre du Japon (1971-2003) et des journaux de bord des palangriers américains (1986-2003). Les résultats de la modélisation effectuée à la lumière des données du même rapport indiquent que le ratio entre la biomasse actuelle du stock reproducteur et la biomasse vierge (SSB/SSB0) se chiffre à 0,31-0,33 (CICTA, 2005a). En raison de contraintes qui limitent la quantité et la qualité de l’information accessible pour l’évaluation des stocks de requins-taupes bleus, les résultats de l’étude sont décrits comme très préliminaires (CICTA, 2005a). Il convient de noter que les taux de capture calculés à partir du contenu des journaux de bord des palangriers américains semblent avoir légèrement augmenté de 2000 à 2003 (figure 9).

Figure 9. Indice des CPUE de requins-taupes bleus dans l’Atlantique Nord par les palangriers japonais (PJ) et américains (PA). La CICTA a établi l’indice en cernant les années communes aux deux indices, puis en calculant la moyenne correspondant à ces années pour chaque série chronologique et en exprimant les valeurs pour chaque série sous forme de pourcentage de la moyenne calculée. Figure tirée de la CICTA, 2005a.

Figure 9.    Indice des CPUE de requins-taupes bleus dans l’Atlantique Nord par les palangriers japonais (PJ) et américains (PA).

 

Les recherches sur les tendances démographiques du requin-taupe bleu dans les eaux de l’Atlantique exclusivement canadiennes se limitent à une seule étude menée par Campana et al.(2004). Les auteurs ont modélisé le taux de capture à partir des entrées des journaux de bord (1988-2003) qui portaient sur les sorties ayant permis la capture d’au moins un requin-taupe. Aucune baisse des taux de capture n’a été observée pendant la série chronologique (figure 10). Cependant, en raison de la petite taille des échantillons et des grands écarts notés, l’analyse avait un faible coefficient d’efficacité statistique et n’aurait pas pu servir à détecter autre chose qu’une baisse (ou une hausse) marquée. De plus, l’indice établi ne représentait qu’une partie de la population totale des eaux canadiennes de l’Atlantique, et il se peut qu’il ait été influencé par des facteurs liés aux migrations dans ce secteur.

Figure 10. Taux de capture normalisé (sorties), selon le poids des requins-taupes bleus capturés par les palangriers pélagiques sur la plateforme Scotian de 1988 à 2003. Les données visent exclusivement les palangriers japonais ciblant le thon obèse d’octobre à décembre 1987 à 1999 et les palangriers canadiens ciblant l’espadon de juillet à septembre 1996 à 2003. Le modèle GLM a été adapté aux sorties ayant produit au moins une capture, au moyen d’une distribution gamma des erreurs, avec l’année et le bateau comme facteurs. Les barres d’erreur représentent 1 ET de part et d’autre de la moyenne. Cette série chronologique n’a révélé aucune tendance dans les taux de capture. Source : Campana et al., 2004.

Figure 10.      Taux de capture normalisé (sorties), selon le poids des requins-taupes bleus capturés par les palangriers pélagiques sur la plateforme Scotian de 1988 à 2003.

 

Dans le cadre d’une autre étude, Campana et al.(2004 et 2005) sont partis du principe qu’un changement à long terme de la taille médiane peut fournir une indication du degré d’exploitation d’un stock. Ils se sont donc servis de la taille médiane des requins-taupes bleus figurant parmi les prises canadiennes dans l’Atlantique comme indicateur supplémentaire de l’état de la population. La courbe illustrant la longueur à la fourche médiane par rapport à l’année de la capture indique une tendance à la hausse au Japon jusqu’en 1996 (figure 11). En revanche, la taille médiane enregistrée par les pêcheurs des provinces de l’Atlantique a baissé de 1998 à 2003. Comme il n’y a aucun chevauchement dans les séries chronologiques des deux pays (en raison d’un effort insuffisant ou de l’absence d’observateurs au cours de certaines années), il est difficile de déterminer si ces résultats contradictoires sont attribuables au fait que les groupes ciblés étaient différents ou s’ils reflètent véritablement un revirement des tendances. Quoi qu’il en soit, la récente baisse de la taille moyenne des prises enregistrées par les pêcheurs canadiens dans l’Atlantique nous permet de croire à une réduction de l’effectif des gros requins-taupes bleus (les données sur la fréquence de longueur n’indiquent aucune hausse du nombre de spécimens de plus petite taille). 

Figure 11. Variations à long terme de la longueur à la fourche moyenne des requins-taupes bleus capturés par les palangriers pélagiques japonais (carrés noircis) et canadiens (cercles vides) dans l’Atlantique. Les barres d’erreur représentent des intervalles de confiance de 95 % de part et d’autre de la moyenne. Tant chez les palangriers japonais que chez les palangriers canadiens de l’Atlantique, le travail des observateurs a été sporadique par moments, de sorte que moins de 10 mesures de longueur ont été effectuées au cours de certaines années; ces données ne sont pas présentées, ce qui explique l’absence de chevauchement entre les deux séries chronologiques.

Figure 11.      Variations à long terme de la longueur à la fourche moyenne des requins-taupes bleus capturés par les palangriers pélagiques japonais (carrés noircis) et canadiens (cercles vides) dans l’Atlantique.

En résumé, le présent rapport donne quatre indices des tendances démographiques, dont deux visent des eaux internationales et deux autres, les eaux canadiennes. Les deux études concernant les eaux internationales donnent à penser que les populations de requins-taupes bleus de l’Atlantique Nord ont probablement connu un certain recul, attesté par les baisses du taux de capture. La tendance présentée par Baum et al.(2003) est celle qui est la plus fiable à l’heure actuelle pour évaluer la situation de l’espèce sur une grande échelle spatiale, en raison des méthodes analytiques employées et du fait qu’elle repose sur un seul jeu de données (journaux de bord des palangriers américains). La série chronologique de la CICTA est moins fiable, à cause de la possibilité d’erreurs d’identification avant 1995. Le premier indice canadien consiste en une modélisation des taux de capture, et le second établit une tendance à partir de la longueur à la fourche moyenne. La série chronologique des taux de capture dans les eaux canadiennes ne révèle aucune tendance. L’interprétation de l’information biologique est limitée par des années de données insuffisantes ou inexistantes, mais une récente baisse de l’effectif de requins-taupes bleus de longueur moyenne à la fourche est évidente.

Comme les eaux canadiennes de l’Atlantique marquent la limite de l’aire de répartition de l’espèce, il se peut que les tendances cernées à partir des données recueillies dans cette région soient influencées par plusieurs facteurs écologiques (ex. : la température océanique, l’abondance des proies) qui entraînent des variations d’abondance naturelles à différentes échelles temporelles et spatiales. Pour cette raison, les analyses réalisées sur une plus grande échelle spatiale présentent un tableau plus exact de la population dans son ensemble.

Effet d’une immigration de source externe

Les eaux canadiennes de l’Atlantique représentent une petite partie de l’habitat du requin-taupe bleu. La situation de la population et l’effet d’une immigration de source externe dépendent en grande partie de la situation de la population dans son ensemble. Si la population du bassin océanique tout entier augmente, l’abondance relative de la population des eaux canadiennes de l’Atlantique devrait s’accroître elle aussi, et vice versa. De plus, la température joue un grand rôle dans la répartition de l’espèce. Il est donc permis de croire que les profils thermiques océanographiques agissent sur l’abondance relative dans les eaux canadiennes de l’Atlantique.