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Trichophore à feuilles plates / Scirpe timide

CONTEXTE

8. Information sur l’espèce

Information sur l’espèce 

8.1 Description de l’espèce

Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est un carex herbacé vivace à feuilles courtes (de 10 à 40 cm), dressé et graminiforme qui pousse en petites touffes. Toutefois, en juillet et en août, pendant la dissémination des graines, les feuilles et les tiges s'aplatissent et s'entremêlent sur le parterre forestier. Chaque touffe produit des épis floraux au printemps, au moment où les feuilles commencent à allonger et avant l’apparition des feuilles des arbres. Les épis sont triangulaires en coupe et sont hauts de 10 à 20 cm. Les fleurs sont discrètes, chaque tige ne produisant à son extrémité qu'un seul petit épi solitaire. Les fleurs n'ont aucun pétale, et les étamines et les stigmates pendent à l’extérieur des fleurs afin de favoriser la pollinisation anémophile. Les gaines foliaires à la base de la plante sont abîmées par les intempéries, filamentées et de couleur brun pâle à brun rougeâtre.

Jusqu’à tout récemment, cette espèce était connue sous le nom de Scirpus verecundus Fernald. Toutefois, en s'appuyant sur des données embryologiques, anatomiques et morphologiques, on a conclu que le genre Scirpussensu lato contient en fait plusieurs genres distincts, et apparentés de façon lointaine seulement (voir Strong, 1994). On désigne maintenant les espèces du genre Scirpus sensu lato ayant un épillet terminal solitaire pourvu d'une bractée semblable à une écaille sous le nom de TrichophorumPersoon. Cette nomenclature est largement acceptée en Europe et est employée dans Flora of North America (Crins, 2002).

Les carex n’ont généralement pas de nom commun, mais le Trichophorum planifolium en a plusieurs. Le COSEPAC a désigné cette espèce sous le nom de trichophore à feuilles plates et le Comité de détermination du statut des espèces en péril de l’Ontario (CDSEPO) l’a inscrite sous le nom de scirpe timide. Le nom scirpe timide est probablement une traduction directe du nom latin Scirpus verecundus. À la lumière de la révision du genre Scirpus sensu lato, il serait approprié de réserver le nom scirpe aux espèces robustes des terres humides des nouveaux genres distincts Schoenoplectus, Bulboschoenus et Scirpus s.s. Les espèces du genre Trichophorum devraient être désignées sous le nom de Trichophore, et cette nomenclature a été employée dans le présent document.

9. Répartition

9.1 Aire de répartition mondiale

Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide pousse dans le nord-est de l’Amérique du Nord; on trouve l'espèce du Vermont jusqu'à la Virginie au sud, et jusqu'au Missouri à l’ouest (Crins, 2002). La validité de deux mentions dans le Maine est contestée. Une des mentions était fondée sur un spécimen d'herbier de Trichophorum clintonii faussement identifié et le spécimen témoin de l’autre mention n’a pas été retrouvé (Haines, comm. pers.). Les populations du sud de l’Ontario se trouvent à la limite septentrionale de l’aire de répartition mondiale.

La figure 1 présente l'aire de répartition mondiale du trichophore à feuilles plates/scirpe timide. Cette carte a été dressée à partir de cartes d'inventaires déjà publiées, de bases de données sur Internet et de communications personnelles avec des botanistes américains (Haines, comm. pers., 2001; McAvoy, 2001; Sargent, comm. pers., 2001; Kentucky State Nature Preserves Commission, 2000; Magee et Ahles, 1999; Maryland Wildlife and Heritage Division, 1996; Eaton, 1987; Wherry et al., 1979; Mohlenbrock et Ladd, 1978; Strasbaugh et Core, 1978; Stone, 1973; Braun, 1967; Steyermark, 1963; Massey, 1961; Zenkert, 1934; House, 1924). Certaines de ces références sont très anciennes et contiennent des mentions qui n’ont pas été vérifiées récemment. D’autres sources ne donnent pas d’indications quant au comté, on peut donc en déduire seulement que l'espèce est présente à l'échelle régionale. La figure 1 comprend également les données de la carte d'inventaire préparée par Crins pour Flora of North America (FNA). Il faut remarquer que lors de sa publication, cette carte a été simplifiée pour refléter uniquement la présence État par État du Trichophorum planifolium (Crins, 2002).

Figure 1. Aire de répartition mondiale dutrichophore à feuillesplates/scirpe timide.

Figure 1. Aire de répartition mondiale dutrichophore à feuillesplates/scirpe timide.

9.2 Aire de répartition au Canada

Au Canada, les seules occurrences de cette espèce sont dans le sud de l'Ontario. Il y a deux emplacements connus (figure 2) : dans le refuge naturel Cootes Paradise des Jardins botaniques royaux à Hamilton (huit occurrences existantes et deux mentions historiques) et dans le parc de la Rouge à Toronto (une occurrence possiblement existante et une mention historique).

Figure 2. Aire de répartitiondu trichophore à feuilles plates/scirpe timideau Canada.

Figure 2. Aire de répartitiondu trichophore à feuilles plates/scirpe timideau Canada.

9.3 Pourcentage de l’aire de répartition mondiale au Canada

Le Canada compte moins de un pour cent de l’aire de répartition mondiale.

9.4 Tendance de la répartition

L’aire de répartition au Canada est demeurée plus ou moins inchangée (deux sites). Cependant, un seul plant a été trouvé dans le parc de la Rouge en 2001, et aucun n'a été trouvé en 2005. Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide pourrait avoir disparu de ce site, mais des relevés additionnels devront être réalisés pour confirmer cette hypothèse.

10. Abondance de la population

Dans le présent document, le terme « plant » fait référence à un groupe de tiges séparé par au moins un centimètre de tout autre groupe de tiges de l'espèce (voir O’Hara, 2001). Cette définition ad hoc sera peut-être révisée une fois terminées les études écologiques et génétiques (voir la section 3).

10.1 Aire de répartition mondiale

Au niveau mondial, le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est considéré « non en péril à apparemment non en péril » (G4G5), mais la cote « rare » lui a été octroyé à la périphérie de son aire de répartition, soit au Vermont (S1), au Maryland (S2S3), en Ontario (S1), au Missouri (S3S4), au Kentucky (S1?), en Virginie-Occidentale (S1) et au Delaware (S2). Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est peu commun au New Jersey (S4) et sa présence est considérée historique en Illinois (SH) ou dans le district de Columbia (SH). Toutes ces cotes N et S sont tirées de NatureServe (2005). Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est désigné en voie de disparition (endangered) au Vermont (VFWD, 2005), en Ontario (MRNO, 2005) et au Kentucky (Kentucky State Nature Preserves Commission, 2000). Aucune donnée de suivi d’espèce rare n’est disponible pour le trichophore à feuilles plates/scirpe timide pour le reste de son aire de répartition – la cote SNR (sans statut attribué) lui est attribuée au Connecticut, dans le Maine, au Massachusetts, dans l’État de New York, en Ohio, en Pennsylvanie, dans le Rhode Island et en Virginie (NatureServe, 2005).

10.2 Aire de répartition canadienne

Au niveau national, le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est considéré « gravement en péril » (N1) (NatureServe, 2006). Les travaux sur le terrain achevés en 2001 ont permis de localiser 1 633 plants dans huit sites à Hamilton. Un seul plant (40 tiges) a été localisé dans le parc de la Rouge en 2001 et aucun ne l'a été en 2005. On pense qu’une deuxième population du parc de la Rouge a disparu puisque plusieurs recherches menées dans les années 1990 ont été infructueuses (White, 2000). En 2001, l’auteur principal du présent document n’a pas réussi à retrouver la population malgré des recherches intensives menées à proximité de la mention initiale. Le tableau 2 présente les données de recensement pour chacune des mentions existantes et historiques de trichophore à feuilles plates/scirpe timide au Canada.

10.3 Pourcentage de l’abondance mondiale au Canada

Moins de un pour cent de l’abondance mondiale de l’espèce se trouve au Canada. 

10.4 Tendance des populations

Des déclins significatifs ont été documentés dans l’abondance des populations du parc de la Rouge. En 1984, une population du parc de la Rouge comptait des centaines de tiges en fleurs (Crins, 1989). En 1991, Varga et al. ont confirmé que cette population s’était maintenue à un niveau comparable. Elle n’a toutefois pas été localisée en 1997, et une seule touffe a été repérée en 1999 (White, 2000). En 2001, un seul plant a été trouvé (Smith, 2001). Les travaux sur le terrain menés en 2005 n’ont pas permis de la trouver à cet emplacement.

L’autre population du parc de la Rouge se composait en 1981 d'une seule touffe. Le personnel des Jardins botaniques royaux est retourné en 2001 sur les lieux de la mention initiale, mais n’a trouvé aucun trichophore à feuilles plates/scirpe timide. Plusieurs autres recherches ont également échoué, et cette population est présumée disparue (White, 2000).

Il est difficile de déterminer le statut des populations de Cootes Paradise à partir des données actuelles. En 1984, quatre des populations de Hamilton comptaient des centaines à des milliers de tiges portant des fruits (Crins, 1989). Une cinquième population se composait de huit touffes comprenant de cinq à trente tiges en fleurs chacune. White (2000) rapporte des déclins significatifs car, en 1999, il a été incapable de repérer trois de ces populations et a observé une réduction de plus de 50 p. 100 des effectifs des deux autres populations. Des relevés subséquents menés en 2000 et en 2001 par le personnel des Jardins botaniques royaux ont toutefois permis de localiser d’importantes populations à Cootes Paradise (O’Hara, 2001; et nouvelles données présentées ici).

Les écarts entre les données présentées au tableau 2 par Smith (2001) et celles présentées par White (2000) montrent les défis rencontrés dans l’évaluation du statut du trichophore à feuilles plates/scirpe timide. Cette espèce est extrêmement discrète. De plus, elle est associée à la colonisation des trouées[1]. Par conséquent, même dans des conditions optimales, la persistance du trichophore à feuilles plates/scirpe timide à un emplacement donné peut être naturellement limitée car sa survie à long terme dépend de la colonisation de nouveaux sites. Les efforts de suivi en cours devraient en tenir compte : le suivi des populations existantes devrait se compléter par des relevés réguliers destinés à localiser de nouvelles populations.

Tableau 2. Sommaire des mentions de sites historiques et existants detrichophore à feuilles plates/scirpe timide.

SiteNo IDCollections de TamsaluCrins, 1989White, 2000Smith, 2001Varga, Davies, Miller, 2005Spécimens témoins
Cootes 113026Non repéréePremière mention, aucune estimation de la populationNon repéréeNS1, 6 plantsS.O.HAM 1329
Cootes 23100Première mention 1955, « groupement épars »« grande colonie, environ 100 tiges »Non repéréeNS2, 18 plantsS.O.HAM 1327 HAM 1333 HAM 1335
Cootes 313027Première mention 1955, « commun »Non repéréeNon repéréeNon repéréeS.O.HAM 1331
Cootes 413027Première mention 1955, « éparse »Non repéréeNon repéréeNon repéréeS.O.HAM 1332
Cootes 513027Première mention 1958, « rare »« centaines de tiges, environ 10 grosses touffes »Non repéréeSS1, environ 1 150 plantsS.O.HAM 1328 HAM 1336 HAM 11323
Cootes 613027Non repéréeNon repéréeNon repéréePremière mention, SS2, 4 plantsS.O.Aucun
Cootes 713027Non repéréeNon repéréePremière mention parcelle de 1,5 m sur 1,5 m comptant 10 touffes, chacune ayant environ de 10 à 20 tiges en fleurs. SS3, 81 plantsS.O.Aucun
Cootes 813027Deux spécimens d'herbier, 1957, HAM 1330 et HAM 1334, peuvent être de cet emplacement ou du suivant, « groupement épars » Non repéréeNon repéréePremière mention?, SS4, 171 plantsS.O.HAM 1330 HAM 1334
Cootes 913027Voir plus hautNon repéréeNon repéréePremière mention?, SS5, 92 plantsS.O.Aucun
Cootes 1013027Non repéréeNon repéréeNon repéréePremière mention, SS6, 111 plantsS.O.HAM 11319
Rouge 13098S.O.« Centaines de tiges en fleurs »« Une petite touffe »1 plant, 40 tigesNon repéréeAucun
Rouge 23101S.O.Une touffe unique mentionnée pour la première fois en 1981, mais non repérée en 1984.Non repéréeNon repéréeS.O.Aucun

Sources : Spécimens d'herbier de Bill Crins, Paul O’Hara et Aleksander Tamsalu à l’herbarium des Jardins botaniques royaux (Royal Botanical Gardens Herbarium [HAM]); travaux sur le terrain menés par Steve Varga, Barb Davies et Gavin Miller en 2005, et par Tyler Smith en 2001; Varga et. al., 1991; Crins, 1989; O’Hara, 2001; White, 2000.

11. Facteurs limitatifs sur le plan biologique :

On possède une compréhension lacunaire de l'écologie du trichophore à feuilles plates/scirpe timide. Crins (1989) a observé que toutes les populations canadiennes se trouvaient à proximité de trouées dans le couvert forestier. Cette association suggère que les trouées de colonisation sont essentielles à la production et au maintien de l’habitat du trichophore à feuilles plates/scirpe timide. Si tel est le cas, la dynamique de métapopulation, qui est régie par la dynamique des trouées, pourrait être plus importante à long terme que les tendances des populations individuelles. Aucun mécanisme de dissémination des graines sur de longues distances n’a été observé. Les liens entre la création des trouées, la dispersion et la colonisation, les banques de semences et les conditions de germination, et les tendances démographiques doivent être élucidés.

12. Menaces

Les menaces potentielles pesant sur le trichophore à feuilles plates/scirpe timide ont été compilées à partir des documents et en consultant des personnes qui connaissent bien l’espèce. Les menaces sont énumérées ci-dessous, mais aucune n’a été examinée de façon empirique. Des études biologiques fondamentales devront être menées (voir la section 3) avant que ces menaces ne puissent être entièrement caractérisées, cotées et éliminées.

La fermeture du couvert forestier attribuable à la succession et à la suppression des feux de forêt pourrait représenter la plus grave menace pour l’espèce. Selon Crins (1989), le principal facteur limitatif pour l’établissement de nouvelles colonies pourrait être la quantité de lumière atteignant le parterre forestier par les ouvertures dans le couvert. Le manque de lumière pourrait avoir contribué au déclin du trichophore à feuilles plates/scirpe timide dans le parc de la Rouge et a été identifié comme une menace pour les huit sites de Cootes Paradise (O’Hara, 2001).

Même si on estime que les perturbations modérées sont importantes pour la production d’habitat pour le trichophore à feuilles plates/scirpe timide, les perturbations excessives sont quant à elles considérées comme une menace. White (2000) a observé que des perturbations naturelles (tanières de coyotes [Canis latrans]) et anthropiques (sentiers de randonnée) portaient préjudice aux populations.

On a observé des taux élevés de broutage par les chevreuils dans le parc de la Rouge lors des visites effectuées en 2005, et le broutage pourrait avoir contribué au déclin de l’espèce à cet endroit. Le broutage a également été identifié comme une menace potentielle dans trois sites de Cootes Paradise (O’Hara, 2001).

On pense également que la concurrence que livrent les espèces indigènes (Carex pensylvanica, Crins, 1989) et introduites (Lonicera spp., White, 2000) pourrait être une menace.

Lors des travaux menés sur le terrain en 2001, on a observé qu’une infection fongique et qu’un lépidoptère herbivore avaient détruit certaines grappes de fruits des populations de Cootes Paradise. L’importance de ces facteurs est inconnue.

13. Identification de l’habitat

13.1 Besoins en matière d’habitat

Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide pousse dans les forêts décidues et les forêts mixtes à couvert de densité légère où il y a peu d’arbustes aux étages inférieurs et où le sol est bien drainé. En Ontario, les plants poussent dans des sites chauds et légèrement perturbés, et sont associés à l’habitat des herbes hautes. Les espèces communément associées sont le chêne blanc (Quercus alba), le chêne noir (Quercus velutina) et le pin blanc (Pinus strobus). Les herbacées associées au trichophore à feuilles plates/scirpe timide sont notamment le carex de Pennsylvanie (Carex pensylvanica), le Carex albicans, le carex porte-tête (Carex cephalophora), le carex pédonculé (Carex pedunculata), le carex à larges feuilles (Carex platyphylla), la luzule acuminée (Luzula acuminata), l’aster à grandes feuilles (Eurybia macrophylla) et la verge d’or bleuâtre (Solidago caesia).

Si le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est, comme on le suppose, une espèce spécialisée dans la colonisation des trouées, cela aurait d’importantes répercussions sur ses exigences à long terme en matière d’habitat. Il pourrait s'avérer que les populations individuelles disparaissent naturellement lorsque les trouées dans le couvert forestier se referment. Si c'est le cas, la persistance serait dépendante de la capacité de l’espèce à coloniser les nouvelles trouées à mesure qu'elles se forment. Pour que l’intendance soit efficace, il faudra donc bien comprendre les dynamiques de dispersion et de banque de semences pour cette espèce.

13.2 Habitat essentiel

Selon la Loi sur les espèces en péril (LEP), l’habitat essentiel est l’« habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite ». Des renseignements exhaustifs devront être réunis pour définir l’habitat essentiel, et les renseignements qui suivent ne représentent qu'une portion de ce que l’on croit être l’habitat essentiel du trichophore à feuilles plates/scirpe timide. Pour le moment, l’habitat essentiel sera seulement décrit dans la mesure du possible et sera redéfini à mesure que de nouvelles connaissances seront acquises.

La survie du trichophore à feuilles plates/scirpe timide est conditionnelle à la protection des habitats qu’il occupe à Cootes Paradise et dans le parc de la Rouge. L’habitat essentiel est désigné, dans la mesure du possible, dans le présent programme de rétablissement et comprend : (1) les huit sites d’habitat occupé qui ont été relevés à Cootes Paradise, soit six sur la rive sud et deux sur la rive nord. Ces sites d’habitat occupé se trouvent dans des terres de type forêt décidue sèche et fraîche à chêne et érable rouge (Dry-Fresh Oak-Red Maple Deciduous Forest Type), et de type terre boisée à herbes hautes sèche à chêne noir et chêne blanc (Dry Black Oak-White Oak Tallgrass Woodland Type), tels que ces types de terres sont décrits dans la classification écologique des terres (Ecological Land Classification [ELC]) pour le sud de l’Ontario (Lee et al., 1998), (2) un site d’habitat occupé qui se trouve dans le parc de la Rouge, dans des terres de type forêt décidue sèche-fraîche mixte à chêne (Dry-fresh Mixed Oak Deciduous Forest Type). Tous ces sites connaissent des températures chaudes, ils sont situés sur des pentes bien drainées et sont habituellement exposés à un peu plus de lumière que la moyenne en raison de la chute d'un arbre, de la proximité d’un sentier ou d’une pente abrupte (Crins, 1986). Des études plus approfondies devront être réalisées afin de mieux définir l’étendue de l’habitat essentiel nécessaire à la survie à long terme de l’espèce. Ces études sont énumérées à la section 13.4.

13.3 Exemples d’activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel

Les principales activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel sont :

  • le piétinement par les marcheurs qui empruntent les sentiers récréatifs adjacents et la création de nouveaux sentiers;

13.4 Calendrier des études

D’autres études devront être réalisées afin de déterminer s'il faudra ajouter à l'habitat essentiel pour assurer le rétablissement du trichophore à feuilles plates/scirpe timide. On sait très peu de choses sur la biologie et l’écologie de l’espèce, et la section 3 énumère de nombreuses questions auxquelles des efforts de recherche pourraient permettre de répondre. Le tableau 3 s’inspire de cette liste pour aborder spécifiquement les activités de recherche qui aideront à déterminer s'il faudra ajouter à l'habitat essentiel et où il faudra le faire afin d'assurer le rétablissement du trichophore à feuilles plates/scirpe timide.

Tableau 3. Calendrier des études

Description de l’activité de rechercheRésultats escomptésDate de début*Date d’achèvement*
Mettre à jour la cartographie et l’évaluation de l’habitat de tous les sites en se fondant sur le système de classification écologique des terres.Identifier le type de végétation en fonction du système de classification écologique des terres de même que son étendue pour chaque population.Avril 2006Octobre 2007
Mener une analyse de la viabilité de la population (AVP).Déterminer la viabilité de la population dans les conditions actuelles et aider à évaluer le nombre d’individus et la quantité d’habitat nécessaire pour atteindre la viabilité.Novembre 2008Mars 2009
Définir plus précisément les exigences de cette espèce en matière d’habitat (facteurs biotiques et abiotiques).Aider à identifier de l’habitat essentiel potentiel pour permettre l’expansion de la population si l’AVP détermine que cela est nécessaire.Avril 2006Novembre 2009

* Ces dates sont provisoires et peuvent être modifiées au besoin.

13.5 Protection de l'habitat et propriété foncière

L’habitat de la vaste majorité des sites existants est protégé par le fait qu'ils sont situés dans le refuge naturel Cootes Paradise sur des terrains privés appartenant aux Jardins botaniques royaux

Le parc de la Rouge est la propriété de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région, et est géré sous la direction de l’Alliance du parc de la Rouge. L’objectif du parc, comme le mentionne son plan de gestion (Rouge Park’s Management Plan) (1994), est de protéger, de remettre en état et de rehausser les valeurs naturelles du parc dans un contexte d’écosystème. Les deux sites sur lesquels on a observé le trichophore à feuilles plates/scirpe timide sont zonés réserves naturelles dans le plan de gestion du parc de la Rouge. Les politiques relatives à ce zonage incluent notamment la gestion pour la poursuite des processus naturels et la limitation des sentiers de randonnée, des pistes de ski de fond et des activités d’observation des espèces sauvages.

Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide est inscrit comme espèce en voie de disparition en vertu de la Loi sur les espèces en péril et est réglementé aux termes de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. Ces lois protègent l’espèce et son habitat. La Déclaration de principe provinciale de l’Ontario offre également une protection en ne permettant pas les activités d'aménagement ou l'altération des sites dans ses habitats significatifs.

14. Rôle écologique

Cette espèce est une herbe du sous-étage. On ne lui connaît par ailleurs aucun autre rôle écologique spécifique.

15. Importance pour l’humain

Les Jardins botaniques royaux et/ou le parc de la Rouge pourraient profiter de la présence de cette espèce pour organiser des activités d’écotourisme. Dans les deux propriétés, la protection de l'espèce pourrait influencer le tracé des sentiers de randonnée, les activités d’observation des espèces sauvages et les pratiques d’aménagement forestier.

16. Défis ou conflits anticipés

La nature discrète de l’espèce représente un défi pour les recherches sur le terrain. La localisation de populations s’est révélée difficile, et, pour être utiles, les relevés doivent être réalisés entre la fin avril et le début juin.

Le nombre de personnes possédant de l’expérience sur le terrain pour chercher cette espèce est limité en raison de la difficulté à l'identifier. Certaines personnes du District de Guelph et Aurora du ministère des Richesses naturelles, de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région et des Jardins botaniques royaux possèdent de l’expérience pour continuer le suivi des populations et la recherche de nouvelles populations.

Cette espèce est associée à la colonisation des trouées ce qui limite la capacité de l’espèce à persister dans tout habitat convenable ou optimal. Il importe d’effectuer un suivi vigilant des populations connues pour noter les changements à l’habitat. Il faut approfondir l’étude des possibilités de créer de nouvelles trouées dans le couvert forestier si le phénomène ne se déroule pas de façon naturelle.

17. Lacunes dans les connaissances

17.1 Exigences en matière de relevés

La découverte d’autres populations au Canada pourrait modifier les priorités de conservation de l’espèce. Cela améliorerait certainement notre compréhension de son écologie. La nature discrète de la plante a amené plusieurs auteurs à penser que son occurrence est probablement sous-évaluée (Crins, 1989; Steyermark, 1963; Strasbaugh et Core, 1978). Crins (1986) a identifié d’importantes vallées de cours d’eau sur la rive ouest du lac Ontario comme des sites potentiels pour de futures recherches. Il a plus précisément nommé les vallées de la rivière Jordan, du ruisseau Grindstone, des ruisseaux Bronte et Oakville au sud de l’autoroute 5, et du ruisseau Highland. Les spécimens récoltés par Maycock provenait de la rive est du lac Ontario ce qui suggère que des recherches dans des habitats appropriés dans les environs de Cornwall pourraient peut-être porter fruit.

Plusieurs de ces secteurs ont fait l'objet de recherches en 2001, mais aucune nouvelle population de trichophores à feuilles plates/scirpe timide n’a été découverte. En 2000 et en 2001, des recherches effectuées dans la portion du refuge naturel Hendrie Valley (Jardins botaniques royaux) du ruisseau Grindstone n'ont donné aucun résultat. Ce secteur possède un habitat très similaire à celui des sites occupés à Cootes Paradise. Il a maintenant été l'objet de recherches intensives pendant plusieurs années, et il est peu probable que le trichophore à feuilles plates/scirpe timide soit passé inaperçu. Des recherches en amont sur la propriété des Jardins botaniques royaux pourraient s'avérer plus fructueuses. Des recherches ont également été menées dans le parc La Salle de Burlington car le territoire possède un habitat comparable à celui des sites de Cootes Paradise. De plus, le personnel des Jardins botaniques royaux a effectué des recherches pendant une demi-journée sur les pentes et les bords de la vallée du ruisseau Bronte, à Oakville.

17.2 Exigences en matière de recherche biologique et écologique

Les connaissances biologiques de base sur cette espèce font défaut. Des recherches générales sur son écologie, son habitat et sa génétique sont par conséquent essentielles pour planifier efficacement son rétablissement (voir la section 3). Le peu que l'on sait sur ses liens écologiques suggère que l’espèce pourrait poser plusieurs défis de conservation intéressants. Une fois que la répartition géographiquede l’espèce aura été établie par des relevés de terrain, des études démographiques seront cruciales pour la planification du rétablissement. Comme l'exposent Schemske et al. (1994), ces études se feraient en trois étapes distinctes :

1)   Évaluation du statut biologique de l’espèce au moyen d’études démographiques quantitatives :
Les populations sont-elles stables, en déclin ou augmentent-elles au fil des ans?

2)   Identification des stades du cycle vital critiques pour le déclin général des populations :
Le déclin de la population peut-il être lié à un stade particulier du cycle vital? Par exemple, banque de semences, survie des semis, grenaison, dispersion.

3)   Détermination des facteurs biologiques responsables des paramètres des stades critiques du cycle vital :
Qu'est-ce qui limite la réussite des stades critiques du cycle vital? Par exemple, manque de diversité génétique, régime de perturbation, manque d'agent disperseur, changement climatique.

Une fois ces études achevées, l’équipe de rétablissement pourra fixer des buts appropriés et élaborer les activités de remise en état correspondantes.

17.3 Exigences en matière de recherche pour la clarification des menaces

Les activités de recherche énumérées à la section 3 abordent directement la question de la clarification des menaces. Comme le mentionne cette section, lorsque les menaces auront été identifiées, des études plus détaillées et des activités de rétablissement plus spécifiques seront décrites dans un plan d’action de rétablissement.

18. Caractère réalisable du rétablissement de l’espèce sur les plans écologique et technique

En se fondant sur les connaissances actuelles sur le trichophore à feuilles plates/scirpe timide, il est recommandé que le rétablissement de cette espèce soit réalisable sur les plans biologique et technique.

Le lien entre le trichophore à feuilles plates/scirpe timide et les perturbations naturelles donne à penser que des pratiques de gestion appropriées pourraient être trouvées afin de protéger les populations canadiennes et d’en augmenter le nombre. Des données biologiques fondamentales devront être recueillies avant que ces pratiques puissent être adéquatement définies.

Des relevés de classification écologique des terres (CET, Lee et al., 1998) ont été réalisés pour les populations de Cootes Paradise. Les résultats de ces relevés montrent que tous les habitats disponibles à Cootes Paradise ne sont pas occupés et qu’il existe des habitats appropriés inoccupés à Hendrie Valley.

Les habitats de qualité que l’on trouve dans les refuges naturels des Jardins botaniques royaux et dans les régions de Hamilton et de Halton coïncident généralement avec des secteurs identifiés comme étant des vestiges de terres boisée à herbes hautes(Goodban et al., 1996). Le trichophore à feuilles plates/scirpe timide n’est pas considéré comme une espèce de la flore des herbes hautes (Rodger, 1998; Packard et Mutel, 1997). Toutefois, les conditions qui prévalent dans les communautés des terres boisées à herbes hautes sèches et fraîches correspondent à celles recherchées par le trichophore à feuilles plates/scirpe timide : exposition au soleil, sols à grains grossiers bien drainés, sous-étage exposé et trouées sporadiques dans le couvert. La cartographie des habitats du parc de la Rouge a été réalisée dans les années 1980 et est présentée dans le document intitulé Ecological Survey of the Rouge Valley Park (Varga et al., 1991). Il serait utile de faire une mise à jour de la cartographie en adoptant les normes de la classification écologique des terres afin d’évaluer la qualité et la disponibilité de l’habitat dans le parc de la Rouge.

Les terres boisées ouvertes, à herbes hautes et autres, se raréfient à Hamilton et Halton (Goodban et al., 1996). Le caractère ouvert précédemment maintenu par un régime naturel des feux est en train de se perdre. En l’absence de feux, des plantes herbacées non graminoïdes et des arbustes, indigènes ou introduits, colonisent le sous-étage. Ces espèces réduisent la quantité de lumière atteignant le sol et créent un micro-climat plus frais et plus humide, ce qui a pour effet de réduire la disponibilité de l’habitat potentiel pour le trichophore à feuilles plates/scirpe timide.

Le brûlage dirigé et l’enlèvement physique de la fruticée pourraient être des outils efficaces pour remettre en état les habitats ouverts. Un programme concerté de remise en état des terres boisées à herbes hautes intégrant notamment ces mesures pourrait permettre d’atteindre deux objectifs conjoints. Un tel programme contribuerait dans l’immédiat à protéger la flore et la faune de cet habitat menacé. À plus long terme, ce programme permettrait de créer de l’habitat essentiel pour le trichophore à feuilles plates/scirpe timide, de même que pour le pycnanthème gris (Pycnanthemum incanum), une autre espèce en voie de disparition qui exploite les trouées de la forêt (Thompson, 2000). Les menaces créées par les perturbations anthropiques sont gérées de façon similaire aux emplacements de Cootes Paradise et du parc de la Rouge (grâce à des exclos ou à la modification du tracé des sentiers).

Des techniques fructueuses de propagation ex situ ont été identifiées. On a fait germer des graines recueillies en 2000 à Cootes Paradise après une stratification au froid dans les serres des Jardins botaniques royaux. Un taux de germination de 17 p. 100 a été enregistré lors d’un essai (cinq graines sur trente ont germé). Au total, 80 semis ont été produits. Au bout d’une saison de croissance, la majorité des semis comptent entre quatre et six tiges. Ces semis ne seront pas repiqués tant que le besoin ne sera pas clairement établi et qu’une stratégie scientifique d’introduction ne sera pas élaborée.

19. Approche recommandée et échelle du rétablissement

La remise en état du trichophore à feuilles plates/scirpe timide profitera probablement à d’autres espèces comme celles associées aux terres boisées à herbes hautes, comme le mentionne le plan de rétablissement pour les communautés d’herbes hautes (Rodger, 1998). Les efforts de rétablissement pour le trichophore à feuilles plates/scirpe timide devraient être coordonnés avec ceux déployés dans le cadre du plan de rétablissement de cette communauté et celui du programme de rétablissement du pycnanthème gris puisque ces espèces partagent un habitat similaire et qu’elles font face à des menaces semblables. Il pourrait également être possible de coordonner les efforts de rétablissement avec le plan de gestion du parc de la Rouge et la stratégie sur le patrimoine naturel (Natural Heritage Strategy) de l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région. Le rétablissement à long terme du trichophore à feuilles plates/scirpe timide nécessitera des recherches orientées vers l’identification des menaces et des possibilités spécifiques à exploiter pour cette espèce. La dynamique de métapopulation pourrait être cruciale pour déterminer l'échelle appropriée pour les activités de rétablissement.

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[1]La colonisation des trouées est un processus continu dynamique de régénération qui se déroule dans les petites ouvertures forestières. Ces ouvertures ou trouées sont constamment créées par la perte d’arbres solitaires matures. Ces sites deviennent des zones de régénération accélérée et sont éventuellement occupés par des arbres qui atteignent la strate supérieure.