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Rapport annuel du COSEPAC - 2005

Annexes II : Communiqués de presse

Ottawa, Ontario, le 26 novembre 2004

Des espèces exotiques menacent la biodiversité canadienne

Le nombre d’espèces en péril au Canada augmente à 455

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) s’est réuni à Ottawa du 22 au 25 novembre afin d’évaluer la situation de plusieurs espèces sauvages. Le châtaignier d’Amérique a été ajouté à la catégorie en voie de disparition. Autrefois un arbre commun dans le sud de l’Ontario, ayant une grande valeur comme source alimentaire et comme bois de construction, il a été ravagé par un champignon exotique. Les quelques châtaigniers qui restent sont éloignés les uns des autres, bon nombre d’entre eux ne peuvent pas se reproduire et plusieurs sont touchés par la maladie.

Les espèces exotiques envahissantes, y compris les parasites et les pathogènes, menacent de nombreuses espèces évaluées par le COSEPAC.  Des rats introduits détruisent les œufs et les oisillons du Guillemot à cou blanc dans les îles de la Reine‑Charlotte, un champignon asiatique tue les châtaigniers en Ontario, les ouaouarons apportés de l’est du Canada en Colombie-Britannique remplacent dans leur habitat les grenouilles à pattes rouges, et des graminées exotiques étouffent la ketmie des marais en Ontario. Selon Marco Festa-Bianchet, président du COSEPAC, « Les espèces exotiques envahissantes sont une grande menace mondiale à la biodiversité, elles ont, de plus en plus, un effet néfaste sur la flore et la faune du Canada. » 

La baleine noire du Pacifique Nord, auparavant commune au large de la Colombie‑Britannique, a vu sa population grandement réduite par suite de la chasse commerciale au XIXsiècle et presque éliminée par la chasse illégale un siècle plus tard. Il n’en reste que quelques dizaines dans l’est du Pacifique, qui parfois se trouvent dans les eaux canadiennes. Cette baleine a été ajoutée à la catégorie en voie de disparition.

Le chevalier cuivré, poisson présent uniquement au sud du Québec, a été ajouté à la catégorie en voie de disparition. Sa population est petite et en déclin, et son habitat a été dégradé par l’agriculture, son utilisation intensive par les êtres humains et les barrages qui empêchent la migration de ce poisson.

Le COSEPAC évalue la situation nationale des espèces sauvages, des sous-espèces, des variétés ou des autres unités désignables considérées en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des universités et d’autres organismes.

Il y a maintenant 455 espèces inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 172 espèces en voie de disparition, 120 espèces menacées,

141 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (on ne les trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, 12 espèces sont disparues et 34 espèces font partie de la catégorie données insuffisantes.

Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre entités fédérales (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne provenant pas des compétences et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Définitions de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC

Espèce sauvage :
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue(D) :
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays(DP) :
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition(VD) :
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée(M) :
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante(P) :
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril(NEP) :
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes(DI) :
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

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Pour obtenir de plus amples renseignements :

Marco Festa-Bianchet (Ph.D.)

Président du COSEPAC

(613) 296-1937

(819) 821-8000 (poste 2061)

Marco.Festa-Bianchet@usherbrooke.ca

Questions d’ordre général :

Secrétariat du COSEPAC

(819) 953-3215

www.cosepac.gc.ca

Pour les questions concernant le châtaignier d’Amérique :

Erich Haber

Coprésident du sous-comité des spécialistes des plantes et lichens

Tél (613)722-5523

erich.haber@rogers.com

Pour les questions concernant le chevalier cuivré :

Claude Renaud

Coprésident du sous-comité des spécialistes des poissons d’eau douce

Tél : (613)364-4069

crenaud@mus-nature.ca

Pour les questions concernant la baleine noire du Pacifique Nord :

Hal Whitehead

Coprésident du sous-comité des spécialistes des mammifères marins

Tél : (902) 494-3723

hal.whitehead@dal.ca

Pour les questions concernant le Guillemot à cou blanc :

Richard Cannings

Coprésident du sous-comité des spécialistes des oiseaux

Tél : (250) 496-4049

dickcannings@shaw.ca

Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications pour les désignations, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l’adresse suivante : www.cosepac.gc.ca

St Pauls, Terre-Neuve-et-Labrador, 6 mai 2005

500 espèces maintenant considérées en péril par le COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) s’est réuni du 1er au 6 mai 2005 près du parc national du Gros-Morne sur la côte ouest de Terre-Neuve. Le Comité a étudié 41 rapports dans son évaluation d’une variété d’organismes allant de minuscules lichens à deux espèces de baleines.

La baleine boréale, une baleine circumpolaire de l’Arctique ayant une durée de vie supérieure à cent ans, a été divisée en trois populations. Les populations de la baie d’Hudson et du bassin de Foxe et du détroit de Davis et de la baie de Baffin ont été désignées menacées, et celle des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort a été désignée préoccupante.

Le Comité a également évalué quatre espèces de papillons se trouvant dans des habitats reliques des prairies. Deux d’entre eux, l’héliotin blanc satiné et l’hespéri Ottoé, ont reçu le statut d’espèce en voie de disparition.

La population de l’Okanagan du saumon quinnat (Chinook) a été étudiée par le Comité à la suite d’une évaluation d’urgence demandée par le département des pêches de l’Okanagan Nations Alliance, une organisation des Premières nations. Le Comité a convenu que cette population constituait une espèce au sens de la Loi sur les espèces en péril et que la population était en voie de disparition.  Des changements dans la pratique des pêches en aval du fleuve Columbia sont prévus pour l’été prochain et constituent une menace nouvelle et imminente pour cette population.

Le Pic de Williamson, un pic lié aux forêts anciennes de mélèzes occidentaux de la Colombie-Britannique, a également été désigné en voie de disparition. L’habitat de cette espèce disparaît rapidement en raison de l’exploitation forestière.

Dix-huit espèces végétales ont été évaluées, dont la méconnelle d’Oregon, un pavot rare dans le monde, indigène des communautés de chênes de Garry du sud-est de l’île de Vancouver. L’espèce est en voie de disparition pour cause de perte d’habitat due à la construction résidentielle et à l’empiètement par des espèces exotiques. La perte d’habitat et la compétition des espèces exotiques continuent de constituer les menaces premières pour la biodiversité du Canada, en particulier pour les espèces en péril du sud du Canada.

Un poisson marin de l’Atlantique a été évalué, la raie tachetée. L’évaluation de la raie tachetée a donné lieu à quatre désignations : la population du sud du golfe du Saint-Laurent a été désignée en voie de disparition et celle de l’est du plateau néo-écossais comme menacée, dans les deux cas à cause de déclins importants de l’abondance des populations, surtout de grosses raies tachetées matures, dans ces zones. La population du banc Georges, de l’ouest du plateau néo-écossais et de la baie de Fundy a été désignée préoccupante. Les données étaient insuffisantes pour évaluer la situation de la raie tachetée, population du nord du Golfe et de Terre-Neuve.

La population relique indigène de la truite fardée versant de l’ouest a été désignée menacée en Alberta, la principale menace étant l’hybridation avec les truites non indigènes. La population de la Colombie-Britannique est considérée préoccupante.

L’esturgeon jaune a été désigné en voie de disparition dans l’ouest du Canada et espèce préoccupante dans les parties est de son aire de répartition. L’espèce a été touchée dans la quasi-totalité de son aire de répartition  par une quantité de menaces, incluant les prises excessives historiques et la perte d’habitat imputable à la construction et à l’exploitation de barrages.

Des informations provenant de nouvelles études des Grands Lacs, une région particulièrement riche sur le plan de la biodiversité aquatique, a permis au COSEPAC d’évaluer la situation de plusieurs poissons, y compris le lépisosté tacheté, le crapet sac‑à‑lait et le meunier tacheté.

Le COSEPAC évalue la situation nationale des espèces sauvages, des sous-espèces, des variétés ou des autres unités désignables considérées en péril au Canada. Pour ce faire, le COSEPAC se sert de connaissances scientifiques, traditionnelles autochtones, ou des collectivités, lesquelles sont fournies par de nombreux spécialistes provenant des gouvernements, des universités et d’autres organismes. Ces évaluations sont maintenant à la disposition du public et seront transmises en août au ministre fédéral de l’Environnement pour une considération de l’inscription en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

Il y a maintenant 487 espèces inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 184 espèces en voie de disparition, 129 espèces menacées,

152 espèces préoccupantes et 22 espèces disparues du pays (on ne les trouve plus à l’état sauvage au Canada). De plus, 13 espèces sont disparues et 39 espèces font partie de la catégorie données insuffisantes.

Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre entités fédérales (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres à titre particulier et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Définitions de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC

Espèce sauvage :
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue(D) :
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays(DP) :
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition(VD) :
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée(M) :
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante(P) :
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril(NEP) :
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes(DI) :
Espèce sauvage pour laquelle l’information est insuffisante pour évaluer directement ou indirectement son risque de disparition.

- 30 -

Pour obtenir de plus amples renseignements :

Marco Festa-Bianchet (Ph.D.)

Président du COSEPAC

(613) 296-1937

(819) 821-8000 (poste 2061)

(aujourd’hui seulement) (709) 243-2608

Marco.Festa-Bianchet@usherbrooke.ca

Questions d’ordre général :

Secrétariat du COSEPAC

(819) 953-3215

www.cosepac.gc.ca

Pour les questions concernant le saumon quinnat : Mart Gross (709) 243-2471 (jusqu’au 10 mai), cell. : (416) 978-3838Pour les questions concernant le Pic de Williamson : Dick Cannings (709) 243-2471
Pour les questions concernant les papilllons : Theresa Fowler (aujourd’hui seulement) (709) 243-2471Pour les questions concernant l’esturgeon : Robert Campbell (aujourd’hui seulement) (709) 243-2606
Pour les questions concernant les baleines : Randy Reeves (450) 458-6685 ou Andrew Trites (604) 209-8182Pour les questions concernant la raie tachetée : Jeff Hutchings (902) 494-2687

Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications pour les désignations, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l’adresse suivante :

www.cosepac.gc.ca