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Programme de rétablissement du Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus urophasianus) au Canada (proposition) 2007

Énoncé d’évaluation environnementale stratégique

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée dans le cadre de tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP conformément à la Directive du Cabinet de 1999 sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement.

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur les espèces ou les habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés ci-dessous.

Il est évident qu’en favorisant le rétablissement du Tétras des armoises (Centrocercus urophasianus urophasianus), ce programme de rétablissement sera bénéfique pour l’environnement. La protection des écosystèmes d’armoises broussailleuses qui s’amenuisent profitera notamment au Moqueur des armoises (Oreoscoptes montanus) et à la Chevêche des terriers (Speotyto cunicularia), deux espèces en voie de disparition, à la Pie-grièche migratrice de la sous-espèce excubitorides (Lanius ludovicianus excubitorides) et au mormon (Apodemia mormo), deux espèces menacées, et au Courlis à long bec (Numenius americanus), une espèce préoccupante. Le programme aura aussi un effet favorable sur la culture autochtone, dont le Tétras des armoises fait partie. Par contre, on a identifié trois situations dans lesquelles le programme pourrait avoir des effets défavorables.

Premièrement, il a été déterminé qu’une stratégie de recherche sur l’utilisation du feu pour stimuler et revitaliser les communautés associées aux armoises pourrait déboucher sur des activités de brûlage dirigé d’habitats de prairie. Ces activités pourraient nuire à d’autres espèces directement ou en perturbant ou détruisant leur habitat et/ou leur résidence. En tenant compte des autres espèces en péril présentes et en appliquant de bonnes pratiques de gestion du feu, on pourrait réduire ou éliminer les éventuels effets néfastes sur les autres espèces. Tout brûlage dirigé dans un parc national nécessiterait d’abord une évaluation environnementale détaillée en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE).

Deuxièmement, des recherches concernant les effets d’ouvrages de régularisation des eaux sur l’hydrologie naturelle et leurs conséquences pour l’armoise pourraient déboucher sur des mesures influant sur l’hydrologie. La modification de l’hydrologie d’une région pourrait nuire à d’autres espèces végétales et animales soit directement soit en perturbant ou en détruisant leurs habitats ou résidence. Les modifications à l’hydrologie devraient prendre en compte les effets sur des espèces non ciblées et pourraient nécessiter une évaluation environnementale détaillée en vertu de la LCEE.

Troisièmement, comme on l’a indiqué plus haut, les stratégies de protection ou d’expansion de l’habitat de l’armoise argentée favoriseraient toutes les espèces qui ont le même habitat que le Tétras des armoises. Par contre, l’expansion de l’habitat d’armoise du Tétras des armoises pourrait nuire au Pluvier montagnard (Charadrius montanus) qui exige une végétation basse et du sol nu. Toutefois, comme le Pluvier montagnard est une espèce inscrite à la liste de la LEP, il doit faire l’objet d’un programme de rétablissement qui vise le suivi, la recherche et les menaces qui pèsent sur lui, lesquelles pourraient comprendre les impacts de l’expansion de l’habitat d’armoise.

L’EES a conclu que le programme de rétablissement aura de nombreux effets bénéfiques et qu’il ne causera pas d’effets nuisibles importants, à condition que l’on mette en œuvre les mesures d’atténuation recommandées. Il s’agit ici de toute autre évaluation des mesures proposées (par exemple, le brûlage dirigé ou la modification de l’hydrologie dans un parc national) découlant des recherches qui seront effectuées dans le cadre du programme de rétablissement.

Résidence

La LEP définit la résidence comme suit : Gîte -- terrier, nid ou autre aire ou lieu semblable --occupé ou habituellement occupé par un ou plusieurs individus pendant tout ou partie de leur vie, notamment pendant la reproduction, l’élevage, les haltes migratoires, l’hivernage, l’alimentation ou l’hibernation [Paragraphe 2(1)].

Les descriptions de la résidence ou les raisons pour lesquelles le concept de résidence ne s’applique pas à une espèce donnée sont publiées dans le Registre public de la LEP :

www.registrelep.gc.ca/plans/residence_f.cfm.

Préface

La présente stratégie de rétablissement concerne le Tétras des armoises, sous espèce urophasianus, qui est présent au Canada dans le sud-est de l’Alberta et le sud-ouest de la Saskatchewan.

La stratégie de rétablissement du Tétras des armoises a été élaborée par les auteurs pour l’Agence Parcs Canada, au nom du ministre compétent, soit le ministre de l’Environnement. Son développement repose sur une collaboration avec un groupe de travail sur le Tétras des armoises, qui s’est réuni en février 2006. Ce groupe de travail était composé de représentants d’organismes provinciaux de gestion de la faune et des terres, d’organismes de conservation, de l’industrie, du milieu universitaire, de Parcs Canada, d’Environnement Canada et d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (annexe A).

Une équipe de rétablissement du Tétras des armoises avait été mise sur pied en 1997 par l’Alberta et la Saskatchewan. En 2001, une stratégie canadienne de rétablissement du Tétras des armoises a été produite (Canadian Sage-Grouse Recovery Team, 2001), qui a passé en revue le contexte et la situation de l’espèce, a établi des buts et des objectifs de rétablissement et a présenté des stratégies pour le rétablissement des populations. Ce programme de rétablissement, qui constitue une mise à jour de celui élaboré en 2001 par l’Alberta et la Saskatchewan, sera le premier programme de rétablissement du Tétras des armoises lancé en vertu de la Loi sur les espèces en péril.