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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le mormon au Canada

La taille des populations canadiennes d’Apodemia mormo n’a jamais été évaluée de façon approfondie. En réalité, la seule étude consacrée à cette espèce qui ait évalué la taille des populations et d’autres paramètres pertinents est celle d’Arnold et Powell (1983). Les populations de ce papillon fluctuent probablement énormément d’une année à l’autre. En Saskatchewan, les aires d’occurrence et d’occupation semblent stables et englobent des colonies dans cinq sites du bloc ouest du PNP et un site du bloc est. La population la plus nombreuse et la plus dense en Saskatchewan présentait une densité quotidienne maximale de 41 individus/ha (Hooper, 2002). Cette valeur est comparable à la densité moyenne des populations californiennes (41,03 individus/ha) étudiées pendant cinq ans. Si l’on se fonde sur les estimations d’Arnold et Powell établissant à 10 jours la durée de vie moyenne des adultes et à 30 jours la période d’émergence et si l’on extrapole de façon grossière le nombre maximal d’individus observés, une valeur totale d’environ 120 individus pour la colonie la plus prospère paraît une estimation généreuse. Cette colonie, ainsi qu’une autre colonie de 12 individus (compte quotidien maximal), couvraient une superficie d’environ un hectare. Cette superficie est comparable à celles des colonies étudiées en Californie et est près de deux fois supérieure à celles observées dans la vallée de l'Okanagan. Les quatre autres colonies en Saskatchewan ont été découvertes dans des sites où la superficie de l’habitat apparemment favorable variait entre 1 et 20 km2. Dans ces colonies, le nombre absolu de papillons dans chaque site était nettement inférieur (2-7), et les limites de la colonie n’étaient pas distinguables. Comme il a été impossible d’estimer une densité globale ou la population totale de mormons dans ces sites, la taille globale de la population de la province demeure inconnue.

En Colombie-Britannique, le mormon n’a pas été observé dans la vallée de l’Okanagan depuis le début du XXe siècle. La présence passée de ce papillon dans cette région est étayée seulement par des spécimens capturés à Oliver et à Okanagan Falls. La taille et l’étendue de ces populations, de même que les causes de leur disparition, demeurent indéterminées. La population présente dans la vallée de la rivière Similkameen est sujette à de très fortes fluctuations, mais elle semble avoir maintenu ou étendu sa zone d’occupation depuis 1995, même si ses effectifs totaux ont diminué. Ces dernières années, des dénombrements quotidiens oscillant généralement entre 20 et 40 individus ont été enregistrés dans la colonie la mieux connue occupant un territoire de moins d’un demi-hectare. Entre 1995 et 2001, cette colonie semble avoir engendré quatre colonies filles réparties le long d’une pente graveleuse traversant Keremeos. Il est probable que des échanges limités d’individus se soient produits entre ces populations. Toutefois, en 2002, seule la colonie principale et la colonie fille la plus proche semblaient occupées. Les autres colonies occupées étaient séparées l’une de l’autre par plusieurs kilomètres d’habitats non favorables. Jusqu’en 2002, alors que seulement quatre adultes ont été vus, c’est dans la colonie principale qu’avaient été enregistrés les dénombrements absolus les plus importants de la région. Les nombres d’individus observés étaient généralement très faibles en Colombie-Britannique, le plus grand site produisant un compte de 10 individus. Il se pourrait fort bien que la population totale actuelle s’élève à moins de 100 adultes reproducteurs.