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Programme de rétablissement de la baleine noire (Eubalaena glacialis) de l’Atlantique Nord [Proposé]

RÉTABLISSEMENT

 

Faisabilité du rétablissement

 

Les travaux de recherche et de surveillance de la population entrepris à ce jour indiquent que le rétablissement de la baleine noire de l’ouest de l’Atlantique Nord est faisable sur le plan technique. Une quantité substantielle d’informations sont disponibles sur l’abondance de la population, les tendances et la démographie. En 1900, la population était en voie de disparaître. On considère toutefois qu’elle s’est rétablie lentement au milieu du XXe siècle, après l’arrêt de la chasse à la baleine. Selon le meilleur modèle disponible de la trajectoire de la population (Fujiwara et Caswell, 2001), la population a connu des taux de croissance positifs durant les années 1980. Fujiwara et Caswell (2001) ont toutefois conclu que le taux de croissance a chuté durant les années 1995. En raison de cette période initiale de croissance positive, la population de baleines noires de l’ouest de l’Atlantique Nord a donc montré sa capacité de rétablissement après avoir connu une période d’abondance très faible.

Le même modèle de population suggère que les taux de croissance de la population sont passés sous les valeurs de remplacement durant les années 1990. Ce déclin de croissance estimé était dû à une baisse de la survie au cours de la même période, et cette baisse pourrait avoir été causée au moins en partie par une hausse apparente de la mortalité anthropique. Les deux principales menaces anthropiques sont bien connues, et la réduction de ces menaces est une des grandes priorités du présent programme de rétablissement. Les spécialistes des espèces s’entendent sur le fait que la réduction de la mortalité anthropique est possible et peut être surveillée. Des mesures d’atténuation ont été proposées afin de réduire les répercussions de ces menaces, et certaines ont déjà été mises en œuvre.

Pour que le rétablissement soit possible, la mortalité anthropique doit être réduite à un niveau qui rendra possible la croissance de la population. Il est actuellement impossible de déterminer si la mortalité anthropique peut être réduite à ce point et de déterminer la probabilité globale de rétablissement. Cependant, si la réduction requise est atteinte, le rétablissement devrait être possible puisque la population de baleines noires de l’Atlantique Nord a déjà démontré, depuis le début de la période sans chasse, qu’elle a la capacité de croître sur le plan de l’abondance.

 

But de rétablissement

Il n’existe pas d’estimation précise de l’abondance historique de la population, mais des estimations approximatives issues de deux sources sont disponibles. L’analyse des données sur les captures de la chasse à la baleine fournit une estimation de l’abondance antérieure de la population inférieure à 10 000 baleines. Quant aux analyses génétiques, elles indiquent une abondance passée oscillant entre quelques centaines et quelques milliers.

En raison de l’absence de données exactes sur l’abondance passée, il n’est pas possible de fixer une cible à long terme. Toutefois, on peut se servir des connaissances actuelles sur la situation et les tendances de la population pour établir des cibles provisoires, d’ici à ce que l’on en sache davantage à propos de l’abondance passée.

Le but de rétablissement provisoire relatif à la baleine noire de l’Atlantique Nord est le suivant :

« Une tendance à la hausse de l’abondance sur trois générations ».

L’abondance actuelle est dangereusement faible, et la meilleure estimation possible du taux de croissance de la population était négative dans les années 1990 (voir ci‑dessus). Il est donc impératif de réduire immédiatement la probabilité de disparition en favorisant un taux de croissance positif de la population et une hausse de l’abondance. Il est difficile de fixer des cibles de rétablissement précises pour la baleine noire étant donné qu’on ne connaît pas le seuil d’abondance exact qui assurerait sa survie à long terme. Néanmoins, il est important d’établir une tendance (positive) souhaitable de croissance de la population qui pourra servir de contexte à l’élaboration et à la mise en œuvre de mesures de rétablissement et d’activités de recherche.

La durée d’une génération de baleine noire de l’Atlantique Nord est d’environ 20 ans. Par conséquent, si l’on suppose un but de rétablissement provisoire correspondant à  une tendance à la hausse de l’abondance sur trois générations, la période minimale nécessaire pour atteindre ce but serait d’environ 60 ans.

 

 Objectifs et stratégies de rétablissement

 

Déterminer et maintenir les conditions nécessaires dans les eaux canadiennes et étrangères pour assurer l’atteinte de l’objectif d’une tendance à la hausse de l’abondance de baleines noires de l’Atlantique Nord sur trois générationspar le biais de la mise en œuvre des objectifs de rétablissement suivants et des stratégies connexes. Le Canada doit consacrer des efforts et des ressources pour appuyer la mise en œuvre des sept objectifs de rétablissement et des stratégies connexes :

 

·       Objectif 1 : Réduire le nombre de baleines noires tuées ou blessées à la suite de collisions avec des navires.

·       Objectif 2 : Réduire le nombre de baleines noires tuées ou blessées à la suite d’interactions avec des engins de pêche (enchevêtrement ou piégeage).

·       Objectif 3 : Réduire le nombre de baleines noires blessées ou perturbées par des navires, des contaminants ou d’autres formes de dégradation de l’habitat.

·       Objectif 4 : Surveiller la population de baleines noires et les menaces auxquelles elle fait face.

·       Objectif 5 : Approfondir, par le biais de recherches, les connaissances sur les caractéristiques du cycle de vie, le faible taux de reproduction et l’habitat de la baleine noire, ainsi que sur les facteurs qui menacent le rétablissement de l’espèce.

·       Objectif 6 : Appuyer et promouvoir la collaboration entre les organismes gouvernementaux, les universités, les organisations non gouvernementales de l’environnement, les groupes autochtones, les collectivités côtières et les organismes internationaux afin d’assurer le rétablissement de la baleine noire.

·       Objectif 7 : Élaborer et mettre en œuvre des activités de sensibilisation et d’intendance qui favorisent le rétablissement de la baleine noire de l’Atlantique Nord au Canada atlantique.

 

Une série de stratégies est définie ci-dessous pour parvenir à chacun des objectifs énoncés. Ces stratégies sont conçues de façon à fournir suffisamment de renseignements pour faciliter l’application de la LEP ainsi que la prochaine étape de la planification du rétablissement, à savoir l’élaboration de plans d’action de rétablissement. 

Objectif 1 :       Réduire le nombre de baleines noires tuées ou blessées à la suite de collisions avec des navires.

 

Justification :Les collisions avec des naviresdemeurent le menace documentée la plus grave pour les baleines noires. Pour accroître les chances de survie de la baleine noire, le nombre et la gravité des collisions doivent être réduits.

 

Stratégies :

a)     approfondir les connaissances sur la relation entre l’activité des navires et les baleines noires en évaluant le risque de collisions avec des navires d’après l’analyse de toutes les données disponibles sur l’aire de répartition saisonnière et interannuelle des baleines noires et de la circulation maritime dans les eaux canadiennes;

b)     considérer, évaluer et mettre en œuvre des stratégies de gestion qui réduisent les chevauchements à l’échelle temporelle et spatiale entre les activités des navires et les baleines noires (p. ex. avis, routage et réduction de vitesse);

c)     collaborer avec les intérêts et transporteurs maritimes afin de trouver des moyens leur permettant de réduire, par le biais de mesures volontaires mesurables, le nombre d‘interactions entre les activités des navires et les baleines noires ainsi que la fréquence de ces interactions.

 

Objectif 2 :      Réduire le nombre de baleines noires tuées ou blessées à la suite d’interactions avec des engins de pêche (enchevêtrement ou piégeage).

 

Justification :Les blessures et la mortalité liées aux interactions avec des engins de pêche constituent une menace grave pour les baleines noires dans les eaux canadiennes et peuvent même avoir une incidence sur la survie de l’espèce. Pour accroître les chances de survie de la baleine noire, le nombre et la gravité des enchevêtrements ou des piégeages doivent être réduits.

 

Stratégies :

 

a)     évaluer, promouvoir ou mettre en œuvre, au besoin, des stratégies (p. ex. modifications d’engins et restrictions de l’effort de pêche) qui réduiront le risque d’interactions nuisibles entre des engins de pêche et des baleines noires. La collaboration entre les chercheurs, les pêcheurs et les gestionnaires des ressources aux fins d’élaboration et d’essai sur le terrain de pratiques de pêche modifiées contribuera à l’élaboration et à l’application de mesures d’atténuation;

b)     évaluer et réduire au minimum les effets de toutes les pêches nouvelles et en expansion sur la baleine noire;

c)     collaborer avec les pêcheurs afin de trouver des moyens leur permettant de réduire, par le biais de mesures volontaires mesurables, le nombre d‘interactions entre les activités de pêche et les baleines noires ainsi que la fréquence de ces interactions;

d)     appuyer les programmes de désenchevêtrement des animaux marins dans l’Est du Canada, qui assurent une intervention rapide en cas de signalement de baleines noires enchevêtrées ou piégées.

 

Objectif 3 :        Réduire le nombre de baleines noires blessées ou perturbées par des navires, des contaminants ou d’autres formes de dégradation de l’habitat.

 

Justification :Il sera nécessaire d’examiner et de réduire dans la mesure du possible une gamme de menaces existantes et émergentes pour les baleines noires et la qualité de l’habitat de celles‑ci. Des activités d’atténuation, y compris celles menées dans un contexte d’intendance, seront requises selon les résultats de la recherche et des travaux d’identification des menaces. Le fait que nous ne possédions qu’une connaissance et une compréhension imparfaites des menaces ne devrait pas nous empêcher d’adopter une approche proactive pour réduire les risques pour les baleines noires et leur habitat.

 

Stratégies :

 

a)     évaluer et réduire les effets négatifs des substances dangereuses sur l’habitat de la baleine noire, y compris les substances naturelles et artificielles. Il faut lutter contre les sources de contamination chroniques et aiguës (p. ex. déversements d’hydrocarbures, rejets de navires et sources côtières). La réduction des substances qui présentent le plus grand risque pour le système immunitaire et le succès de reproduction de la baleine noire fera l’objet d’une attention particulière;

b)     évaluer les effets potentiels du bruit produit par l’humain dans l’habitat de la baleine noire et réduire les niveaux d’exposition dommageables;

c)     évaluer et réduire les perturbations liées à la présence de navires (p. ex. navigation commerciale, pêche, observation des baleines, navigation de plaisance et activités de recherche).

 

Objectif 4 :        Surveiller la population de baleines noires et les menaces auxquelles elle fait face.

Justification :Les connaissances sur l’état et l’aire de répartition de la population dans les eaux canadiennes ne sont pas suffisamment approfondies. Il est nécessaire de surveiller la population afin d’évaluer si l’objectif de rétablissement relatif à la hausse de l’effectif sera atteint. De même, la surveillance de la nature et de l’ampleur des principales menaces pour les baleines noires constitue une exigence continue afin de résoudre les problèmes en temps opportun. La section 2.5 comprend une liste complète et une description des lacunes dans les connaissances.

Stratégies :

 

a)     promouvoir et assurer la surveillance régulière des baleines noires dans l’ensemble des eaux canadiennes et en particulier dans les zones d’habitat connues;

b)     promouvoir et assurer la surveillance régulière des menaces existantes et émergentes;

c)     appuyer les autopsies des animaux morts dans les eaux canadiennes afin de faciliter l’identification et l’évaluation des effets des activités humaines.

 

Objectif 5 :        Approfondir, par le biais de recherches, les connaissances sur les caractéristiques du cycle de vie, le faible taux de reproduction et l’habitat de la baleine noire, ainsi que sur les facteurs qui menacent le rétablissement de l’espèce.

Justification :Les connaissances sur la biologie et l’aire de répartition des baleines noires, sur l’abondance historique, sur les obstacles au rétablissement et sur l’efficacité des mesures d’atténuation dans les eaux canadiennes ne sont pas suffisamment approfondies. Ces sujets doivent faire l’objet de recherches afin d’orienter la réalisation de toutes les activités de rétablissement visant à protéger l’espèce et son habitat. La section 2.5 comprend une liste complète et une description des lacunes dans les connaissances.

Stratégies :

 

a)     promouvoir et mener des recherches sur le cycle vital de la baleine noire, sur l’abondance historique de la population ainsi que sur ses exigences en matière d’habitat et son aire de répartition;

b)     promouvoir et mener des recherches sur les menaces existantes et émergentes ainsi que sur l’efficacité des mesures d’atténuation.

c)     Mener des recherches et effectuer des analyses afin de déterminer si le bassin Roseway et d’autres zones constituent aussi des habitat essentiels pour l’espèce(voir le Calendrier des études, section 1.9.3.)

 

Objectif 6 :       Appuyer et promouvoir la collaboration entre les organismes gouvernementaux, les universités, les organisations non gouvernementales de l’environnement, les groupes autochtones, les collectivités côtières et les organismes internationaux afin d’assurer le rétablissement de la baleine noire.

 

Justification :La protection et le rétablissement de la baleine noire est une responsabilité partagée avec les organismes de réglementation, les groupes d’utilisateurs et les collectivités présentes dans l’aire de répartition de l’espèce au Canada. Au pays, les organismes de réglementation, comme le MPO (y compris la Garde côtière du Canada), Transports Canada et Affaires étrangères Canada, ont des rôles importants et complémentaires. Toutefois, des gouvernements étrangers et des organismes internationaux s’intéressent également à la protection de l’espèce ou ont des responsabilités à cet égard. Les efforts de conservation et d’échange d’informations, souvent sous forme de plans d’action de rétablissement, des diverses parties intéressées devraient être coordonnés et officialisés, au besoin.

 

Stratégies :

 

a)     appuyer la maintenance d’un comité consultatif multilatéral permettant de discuter des questions liées à la conservation et au rétablissement de la baleine noire;

b)     promouvoir la collaboration et la coordination entre les décideurs et les ordres de gouvernement afin d’encourager les efforts de conservation conjoints et la communication ayant trait à la conservation de la baleine noire;

c)     promouvoir la participation des Autochtones aux activités de rétablissement;

d)     faire participer les collectivités côtières et les groupes d’utilisateurs des ressources à des discussions et à des collaborations pour favoriser le rétablissement de la baleine noire et promouvoir la collecte des connaissances sur la baleine noire que possèdent les groupes intéressés;

e)     poursuivre la collaboration avec les organismes gouvernementaux états‑uniens en ce qui a trait aux initiatives transfrontalières axées sur la baleine noire;

f)       collaborer avec des organismes internationaux à la résolution des questions liées à la conservation de la baleine noire qui présentent un intérêt pour le Canada.

 

Objectif 7 :        Élaborer et mettre en œuvre des activités de sensibilisation et d’intendance qui favorisent le rétablissement de la baleine noire de l’Atlantique Nord au Canada atlantique.

 

Justification :Les efforts d’éducation et de sensibilisation sont des outils importants pour promouvoir les efforts de rétablissement auprès des parties intéressées et du grand public. Des documents et des programmes particuliers devraient être élaborés à l’intention de divers publics et ils devraient être entretenus et mis à jour fréquemment.

 

 

Stratégies :

a)     poursuivre l’expansion, l’amélioration et la mise à jour de programmes visant à sensibiliser les navigateurs aux problèmes auxquels font face les baleines noires, des ressources disponibles à terre, et de la façon dont les changements aux activités de navigation aideront à résoudre ces problèmes. Les groupes ciblés comprennent les organisateurs d’excursions pour l’observation de baleines, les navigateurs commerciaux, les exploitants de navires de croisière, les plaisanciers, les pêcheurs et les chercheurs(voir les objectifs 1 à 3);

b)     élargir et améliorer les efforts de collaboration avec l’industrie de la pêche qui encouragent les meilleures pratiques pour réduire le nombre et la gravité des interactions entre des baleines et des engins de pêche;

c)     promouvoir un système de rapports publics portant sur le signalement de baleines noires mortes, échouées, blessées, piégées ou enchevêtrées dans le cadre du programme existant de désenchevêtrement des animaux marins;

d)     élaborer des programmes de sensibilisation du grand public aux stratégies de conservation de la baleine noire et aux mesures d’intendance connexes.

 

 Indicateurs de rendement

 

Des indicateurs de rendement mesurables sont une composante essentielle des plans d’action pour le rétablissement de la baleine noire afin d’évaluer le succès des activités de rétablissement par rapport au but de rétablissement établi pour l’espèce. Un ensemble d’indicateurs de progrès a été conçu pour chacun des sept objectifs de rétablissement. À ce stade, nombre d’indicateurs témoignent des lacunes actuelles dans les connaissances sur les baleines noires, et des recherches doivent être menées pour combler ces lacunes. Le programme et les plans d’action de rétablissement seront examinés à intervalles réguliers, et les indicateurs de progrès devraient être ajustés afin de tenir compte des nouvelles connaissances. Les indicateurs présentés au tableau 2 sont donc préliminaires et pourraient être modifiés au fil de l’approfondissement des connaissances et de la mise en œuvre des plans d’action de rétablissement.

 

Tableau 2. Liste des indicateurs généraux du progrès visant à faciliter la détermination des progrès en termes de rétablissement. Chaque ensemble d’indicateurs correspond à un objectif de rétablissement particulier pour la baleine noire de l’Atlantique Nord dans les eaux canadiennes.

But de rétablissement :Une tendance à la hausse de l’abondance sur trois générations. 
Objectif de rétablissementIndicateurs de progrèsIndicateurs de rendement

Objectif 1 :

Réduire le nombre de baleines noires tuées ou blessées à la suite de collisions avec des navires.

 

§        Les stratégies de gestion et les options de réduction des risques ont été évaluées et des mesures appropriées ont été prises.

§        Une base de données sur la circulation maritime est tenue à jour et les zones à risque ont été identifiées.

§        Le taux d’interaction dans les eaux canadiennes est à la baisse.

§        Le risque d’interaction navires-baleines et les mesures d’atténuation font régulièrement l’objet d’une analyse.

Objectif 2 :

Réduire le nombre de baleines noires tuées ou blessées à la suite d’interactions avec des engins de pêche (enchevêtrement ou piégeage).

 

 

§        Les interactions possibles et connues entre les baleines noires et toutes les activités de l’industrie de la pêche sont identifiées, surveillées et documentées.

§        Les stratégies de gestion et les options de réduction des interactions ont été évaluées et classées par ordre de priorité avec l’industrie de la pêche.

§        Le réseau de désenchevêtrement des animaux marins est en place.

§        Le taux d’interaction dans les eaux canadiennes est à la baisse.

§        Le risque d’interaction engins-baleines et les mesures d’atténuation font régulièrement l’objet d’une analyse.

§        Une participation accrue aux efforts d’atténuation de la part des pêcheurs dont les engins présentent un risque élevé pour les baleines.

§        Des efforts possibles pour déprendre les animaux marins sont menés.

Objectif 3 :

Réduire le nombre de baleines noires blessées ou perturbées par des navires, des contaminants ou d’autres formes de dégradation de l’habitat.

 

 

§        Les menaces possibles et connues pour l’habitat ont été identifiées et documentées.

§        Les mesures d’atténuation visant à réduire les effets négatifs connus des activités humaines sur la qualité de l’habitat  ont été évaluées et mises en œuvre.

 

§        L’évaluation des effets des contaminants sur les baleines noires est terminée.

§        Les bruits dommageables dans l’habitat de la baleine noire sont maintenus à des niveaux acceptables et ne sont produits que pendant des périodes acceptables.

§        Les effets des activités humaines sur l’approvisionnement en nourriture sont connus et réduits dans la mesure du possible.

Objectif 4 :

Surveiller la population de baleines noires et les menaces auxquelles elle fait face.

 

§        Des activités de surveillance de la population sont menées régulièrement.

§        Les menaces existantes et émergentes font l’objet d’une surveillance régulière.

§        Les observations récentes et historiques sont compilées et mises à jour.

§        Les connaissances tirées des activités de surveillance sont mises à la disposition d’une vaste gamme de groupes d’utilisateurs.

 

§        L’information recueillie dans le cadre des programmes de surveillance est diffusée.

§        Des tribunes sont organisées régulièrement pour discuter des résultats des travaux de surveillance.

§        Des autopsies sont effectuées dans la mesure du possible.

Objectif 5 :

Approfondir, par le biais de recherches, les connaissances sur les caractéristiques du cycle de vie, le faible taux de reproduction et l’habitat de la baleine noire, ainsi que sur les facteurs qui menacent le rétablissement de l’espèce.

 

§        Les lacunes les plus importantes dans les connaissances ont été comblées.

§        Les connaissances tirées des activités de recherche sont mises à la disposition d’une vaste gamme de groupes d’utilisateurs.

§        Les études visant à déterminer les habitats essentiels ont été achevées.

 

§        Les résultats des recherches sont publiés.

§        Des tribunes sont organisées régulièrement pour discuter des résultats des recherches et de l’atténuation des menaces.

§        L’habitat essentiel dans les eaux canadiennes est identifié et protégé.

Objectif 6 :

Appuyer et promouvoir la collaboration entre les organismes gouvernementaux, les groupes autochtones, les universités, les organisations non gouvernementales de l’environnement,  les groupes autochtones, les collectivités côtières et les organismes internationaux afin d’assurer le rétablissement de la baleine noire.

 

 

§        Les parties intéressées se réunissent régulièrement pour discuter de la conservation de la baleine noire.

§        Les Autochtones participent aux efforts de conservation de la baleine noire.

§        Le Canada participe aux discussions internationales et bilatérales visant à promouvoir la protection et le rétablissement de la baleine noire.

§        Des efforts ont été entrepris afin de coordonner les recherches menées par les diverses autorités compétentes de l’Atlantique Nord.

 

§        La réussite de la mise en œuvre des activités de conservation de la baleine noire augmente.

§        Des ententes de coopération bilatérales et multilatérales ont été conclues afin de faire progresser les travaux de conservation et de recherche axés sur la baleine noire.

Objectif 7 :

Élaborer et mettre en œuvre des activités de sensibilisation et d’intendance qui favorisent le rétablissement.

 

 

§        Des programmes de sensibilisation sont en cours pour cibler les principaux groupes d’utilisateurs, le gouvernement et le grand public.

§        L’efficacité des efforts de sensibilisation fait l’objet d’une évaluation.

§        Le public peut signaler des baleines mortes, échouées, piégées ou enchevêtrées.

 

§        La sensibilisation et l’appui aux activités de rétablissement augmentent de façon notable.

§        Les principaux groupes d’utilisateurs travaillent à l’élaboration et à la mise en œuvre des meilleures pratiques (intendance).

§        Les urgences liées aux baleines noires sont signalées rapidement.

 

Lacunes dans les connaissances

 

Il existe un certain nombre de lacunes dans nos connaissances sur la baleine noire dans les eaux canadiennes. Ces lacunes portent sur la biologie et l’écologie de l’espèce, sur ses exigences en matière d’habitat et sur les menaces auxquelles elle pourrait faire face. Les sous‑sections suivantes présentent une liste de mesures nécessaires pour combler les différentes lacunes.

 

Menaces

1.     Évaluer les techniques d’atténuation existantes ou potentielles qui réduisent le nombre de collisions avec des navires dans l’habitat de la baleine noire de l’Atlantique Nord au Canada;   

2.     Déterminer les mécanismes intervenant dans la réaction des baleines noires aux navires, p. ex. la capacité d’évitement des collisions avec des navires;

3.     Évaluer les techniques d’atténuation, comme la modification des engins de pêche, qui peuvent réduire le nombre de cas de piégeage et d’enchevêtrement de la baleine noire dans des engins de pêches en eaux canadiennes (pêches existantes et nouvelles);

4.     Déterminer le chevauchement spatio‑temporel entre les baleines noires et les engins de pêche pour faciliter l’élaboration de mesures d’atténuation potentielles;

5.     Déterminer les mécanismes de réaction des baleines noires aux stimuli acoustiques et définir les effets dommageables pour faciliter l’élaboration de mesures d’atténuation potentielles;

6.     Déterminer les teneurs en contaminants dans les baleines noires et les sources de contaminants dans leur habitat au Canada;

7.     Déterminer le potentiel d’effets dommageables des activités récréatives et des recherches et établir des seuils pour faciliter l’élaboration de mesures d’atténuation;

8.     Étudier et évaluer la menace potentielle d’agents pathogènes.

 

Écologie et biologie

1.     Déterminer pourquoi le taux de reproduction est faible.

2.     Étudier l’aire de répartition et l’abondance de la population à l’extérieur des deux zones de concentration connues de la baleine noire dans les eaux canadiennes.

3.     Étudier le mécanisme de reproduction de la baleine noire ainsi que les facteurs qui limitent le succès de reproduction.

4.     Étudier la condition physiologique des baleines noires en rapport avec leur performance de reproduction.

5.     Étudier la variabilité croissance de la production annuelle de baleineaux et de l’intervalle de temps entre chaque baleineau.

6.     Obtenir une estimation fiable de l’abondance historique de la population (avant que l’espèce soit chassée) aux fins de détermination d’une cible de rétablissement.

7.     Recueillir les connaissances traditionnelles pertinentes des Autochtones du Canada.

Habitat

1.     Localiser tout habitat essentiel supplémentaire dans les eaux canadiennes.

2.     Déterminer les facteurs et les indicateurs qui ont une incidence sur les préférences en matière d’habitat ou sur l’utilisation de l’habitat.

3.     Localiser les zones d’hivernage fréquentées par les mâles et les femelles qui ne sont pas sur le point de donner naissance.

4.     Localiser les sites d’allaitement à l’extérieur de la baie de Fundy.

5.     Déterminer l’aire de répartition et les concentrations des proies dans les eaux de l’Est canadien, ainsi que leur relation avec l’aire de répartition annuelle des baleines noires.

6.     Relever et modéliser les processus océanographiques qui ont une incidence sur la répartition spatiale et temporelle de la baleine noire dans les eaux canadiennes.

 

Délai pour l’élaboration du ou des plans d’action de rétablissement

Les plans d'action sont les documents qui décrivent les modalités de mise en œuvre des programmes de rétablissement. Ils sont établis à partir des recommandations formulées dans le programme de rétablissement, considérées individuellement ou globalement, et précisent qui doit prendre part à chacune des mesures proposées et dans quelle mesure.

Conformément aux exigences de la LEP, un plan d'action s’appliquant au bassin Roseway sera élaboré dans lesdeux années suivant l'adoption du programme de rétablissement et son dépôt au registre public. C’est attendu que ceci sera le premier de multiple plan d’action soulignant les étapes à suivre pour mettre en œuvre le programme de rétablissement pour cette espèce, avec un deuxième plan d’action à l’intérieur de cinq ans.  Entre-temps, une grande partie des stratégies proposées dans le présent document peuvent être lancées et poursuivies. Par conséquent, la mise en œuvre du rétablissement constituera une activité continue qui peut être réalisée même en l'absence d'un plan d'action officiel. De plus, le programme de rétablissement reconnaît la nécessité d’une gestion adaptative; au fur et à mesure que de nouveaux renseignements deviennent disponibles, les mesures de rétablissement peuvent être adaptées. 

 

Mesures parachevées ou en cours

 

Au cours des 20 dernières années, des organisations gouvernementales et non gouvernementales ont entrepris un grand nombre d’efforts de recherche et de rétablissement axés sur la baleine noire. L’Équipe de rétablissement de la baleine noire a été créée en 1997 et a publié un plan de rétablissement en 2000. Ce plan décrivait les principaux problèmes auxquels fait face la baleine noire ainsi que les recherches et les mesures nécessaires pour encourager le rétablissement (WWF-MPO, 2000). Un grand nombre des mesures proposées dans ce plan ont été menées à bien ou sont en cours. Les sous‑sections suivantes donnent un aperçu des mesures prises à ce jour et présente des détails et références relatifs à plusieurs études décrites à la section 1 (Contexte).  

Atténuation des menaces

Le Programme d’intendance de l’habitat (PIH) a fourni un soutien financier à divers projets axés sur la baleine noire au Canada atlantique et favorise la participation directe d’un grand nombre de groupes de l’industrie, de groupes communautaires et d’individus qui participent aux efforts de rétablissement. Les projets financés ont compris notamment la collecte de données d’observation de baleines noires aux fins d’élaboration d’activités d’atténuation particulières, avec des industries ou des groupes d’utilisateurs, qui pourraient avoir une incidence sur les baleines noires.

Les deux zones dans les eaux canadiennes où les baleines noires de l’Atlantique Nord se rassemblent ont été désignées « zones de conservation » par le ministère des Pêches et des Océans en 1993 : la zone dans le bassin de Grand Manan à l’embouchure de la baie de Fundy et la zone dans le bassin Roseway dans la partie ouest du plateau néo‑écossais. L’objectif global de cette désignation non réglementaire, qui figure sur les cartes de navigation importantes, est de sensibiliser les navigateurs aux baleines noires. Jusqu’à maintenant, la réalisation la plus importante en termes de conservation au Canada est l’adoption des modifications proposées au système de séparation du trafic de la baie de Fundy de l’Organisation maritime internationale (OMI) en 2002, suivie du déplacement du système d’une zone très fréquentée par les baleines noires à une zone moins fréquentée en 2003. Ces travaux dirigés par Transports Canada ont permis de réduire le potentiel relatif de collisions accidentelles d’environ 80 %. Le Service hydrographique du Canada et la Garde côtière canadienne ont apporté avec succès les modifications proposées aux cartes de navigation, aux avis aux navigateurs, aux instructions nautiques et aux procédures liées à la circulation maritime. En 2007, Transports Canada a soumis une autre proposition à l’OMI en vue de la désignation d’une zone à éviter saisonnière dans le bassin Roseway. Cette zone devrait être évitée par tous les navires dont la jauge brute est égale ou supérieur à 300 tonneaux. Le Comité de la sécurité maritime de l’Organisation maritime internationale (OMI) a adopté cette mesure en octobre 2007 et a recommandé la désignation du bassin Roseway « zone à éviter saisonnière » (coordonnées 43° 16’ N 064° 55’ O; 42° 47’ N 064° 59’ O; 42° 39’ N 065° 31’ W; 42° 52’ N 066° 05’ O), et cette mesure a été mise en oeuvre en mai 2008. 

La sensibilisation des exploitants de navires marins est une grande priorité de l’équipe de rétablissement afin de réduire le nombre de collisions accidentelles et la perturbation des baleines noires de l’Atlantique Nord, particulièrement dans les habitats essentiels, c’-à-d. le bassin de Grand Manan et le bassin Roseway. Des mentions dans l’Avis annuel aux navigateurs, les Instructions nautiques, des affiches dans la timonerie, les brochures éducatives et les alertes saisonnières aux baleines de la Garde côtière canadienne visent à atteindre cet objectif. Le but est d’inciter les navigateurs à éviter les deux zones de conservation dans la mesure du possible et de fournir à la communauté maritime des directives sur le comportement à adopter en présence de baleines.

Une organisation sans but lucratif qui travaille avec desorganisateurs d’excursions pour l’observation de baleines a établi un code d’éthique afin de réduire au minimum les répercussions des activités d’observation des baleines sur les baleines noires. Environ la moitié des entreprises d’observation des baleines dans la baie de Fundy ont accepté le code établi. Les exploitants d’entreprises en écotourisme et d’observation de baleines ont adopté des codes d’éthique semblables pour réduire les interactions avec les grosses baleines, y compris les baleines noires.


Un protocole a également été établi pour libérer les baleines enchevêtrées dans des engins de pêche. L’équipe de bénévoles Campobello Whale Rescue Team intervient lorsque des baleines s’enchevêtrent dans des engins de pêche au Canada (principalement à l’embouchure de la baie de Fundy) et collabore avec les groupes de sauvetage des États-Unis au Provincetown Center for Coastal Studies et au New England Aquarium. 

La stratégie d’atténuation des effets de la pêche du homard sur la baleine noire a été mise en oeuvre pour la première fois au début de la saison de pêche dans les zones de pêche du homard (ZPH) 36 et 38, dans le Sud‑Ouest du Nouveau‑Brunswick (S.‑O.N.‑B.). Cette stratégie renferme des lignes directrices qui permettront aux pêcheurs de homard d’éviter les interactions avec des baleines noires dans les zones de pêche du homard. Une ligne téléphonique accessible 24 h sur 24 a été installée à la Grand Manan Fishermen’s Association pour l’enregistrement et la mise à jour des données recueillies sur les lieux où se trouvent des baleines noires. En 2006, le nombre de baleines noires à proximité des côtes du Sud‑Ouest du Nouveau‑Brunswick et de Grand Manan est demeuré relativement élevé, ce qui a poussé le MPO à prendre des mesures pour assurer une protection raisonnable des baleines tout en permettant la pêche du homard. En 2007, avec la collaboration des associations de pêcheurs, de scientifiques et de groupes environnementaux, le bureau de secteur du S.‑O.N.‑B. a pris les devants et élaboré une stratégie d’atténuation avant le début de la saison du homard afin de réduire le risque d’interaction entre les baleines noires et les pêcheurs de homard dans les ZPH 36 et 38.

Divers efforts déployés dans la région des Maritimes visent à fournir un cadre écosystémique intégré et concerté de la gestion des océans, notamment l'Initiative en matière de planification des ressources marines du Sud-Ouest du Nouveau-Brunswick et l’initiative de gestion intégrée de l'est du plateau néo-écossais (GIEPNE). Une diversité d’intervenants et d’autorités de réglementation participent à ces initiatives qui offrent une tribune à l’élaboration et à la mise en oeuvre d’objectifs et d’indicateurs écosystémiques pour orienter la gestion d’une gamme d’activités, y compris celles qui ont des incidences sur la baleine noire.     

Recherche

Des chercheurs du New England Aquarium (Boston, MA) et leurs collaborateurs continuent de surveiller les baleines noires dans les eaux canadiennes chaque année en août et en septembre : dans le bassin de Grand Manan à l’embouchure de la baie de Fundy et dans le bassin Roseway sur le plateau néo‑écossais. Aux relevés réguliers en bateau s’ajoutent parfois des relevés aériens. Les chercheurs surveillent la taille de la population et la survie des baleineaux, en plus de recueillir des échantillons de peau, de graisse et de fèces pour les études sur la génétique, les contaminants, les hormones et le cycle vital.

Les photographies de baleines noires prises durant les recherches et les études de surveillance sont utilisées pour identifier des baleines particulières à l’aide de marques caractéristiques. Les photographies prises dans le cadre de nombreuses études sont compilées et archivées dans un vaste catalogue et une base de données au New England Aquarium. Le catalogue permet aux chercheurs d’utiliser ces dates pour surveiller les paramètres liés au cycle de vie (naissances, morts, succès de reproduction, régimes d’utilisation de l’habitat et abondance) et le taux de blessures dues à l’humain chez les baleines noires.

Les projets de recherche conjointe en cours à la Station biologique de St. Andrews comprennent une évaluation de la réaction des baleines noires à l’activité des navires, la création d’une base de données sur les observations de baleines sur la côte Est et des efforts visant à connaître l’aire de répartition et l’habitat des baleines noires dans les eaux canadiennes. Une formation sur l’identification des baleines est offerte aux membres de l’industrie marine, comme les naturalistes spécialisés dans l’observation des baleines et les autres navigateurs oeuvrant dans la baie de Fundy qui signalent volontairement les baleines noires observées et qui augmentent le nombre de données d’observation au début et à la fin de la saison. On pense que ces programmes d’intendance pourraient mener à la découverte de nouvelles zones fréquentées par la baleine noire, outre la zone bien connue dans le bassin de Grand Manan.

Le MPO et l’Université Dalhousie réalisent actuellement un projet visant à évaluer le risque d’enchevêtrement de baleines noires dans des engins de pêche dans la baie de Fundy. L’analyse porte sur l’identification des pêches et des secteurs d’engins qui présentent le plus grand risque pour les baleines noires. Les résultats seront utilisés pour conseiller l’industrie et les gestionnaires des pêches sur les mesures qui permettraient de réduire au minimum le risque pour les baleines noires tout en tentant de réduire au minimum la perturbation des pêches commerciales dans la région. En 2004-2005, le Fonds mondial pour la nature (WWF) a tenu des réunions avec des représentants de l’industrie et a préparé une ébauche de document de travail sur les options possibles pour réduire le nombre de cas d’enchevêtrement dans des engins de pêche. Ces efforts concertés du Fonds mondial pour la nature-Canada ont repris en 2007 grâce au soutien du Programme d'intendance de l'habitat (PIH) et d’autres sources de financement, et ont mis l’accent sur le travail avec l’industrie de la pêche pour élaborer et appliquer des solutions qui permettront de réduire le nombre d’incidents d’enchevêtrements des baleines noires. Le Fonds mondial pour la nature- Canada, en collaboration avec des océanographes de l’Université Dalhousie, ont financé les recherches d’un détenteur d’une bourse de perfectionnement post-doctoral. Les travaux du chercheur portent sur l’analyse quantitative de l’aire de répartition de la baleine noire et du risque associé aux activités de pêche dans les eaux canadiennes.  

L’Université Dalhousie, en collaboration avec plusieurs partenaires, évalue la circulation maritime et les probabilités de collisions entre des navires et des baleines noires le long de la côte de l’Amérique du Nord. Ce projet comprend la compilation des données spatiales et temporelles disponibles sur les navires et les baleines noires afin de relever les zones où le risque de collisions est le plus élevé et de déterminer l’efficacité des mesures d’atténuation, p. ex. la désignation du bassin Roseway « zone à éviter saisonnière ». Les résultats appuieront la recherche et l’élaboration de stratégies de gestion avec la communauté maritime. 

Activités autorisées

Le présent programme de rétablissement n’utilise pas le paragraphe 83(4) de la LEP pour exempter des personnes des dispositions de la LEP qui se rapportent à la baleine noire.

 

Conflits et défis prévus

 

Bien que des progrès importants aient été réalisés sur le plan de la correction des lacunes dans les connaissances au cours des dernières années, il est largement accepté que les efforts de recherche doivent se poursuivre et que leur nombre doit croître. Un des principaux défis liés au rétablissement de la baleine noire sont les lacunes dans les connaissances sur plusieurs aspects importants de l’espèce et sur les façons de réduire les menaces. Le besoin de ressources constantes pour combler les lacunes dans les connaissances, pour mettre en œuvre des stratégies de rétablissement et pour intervenir en cas d’urgences liées à la baleine noire fait partie de ce défi. En conséquence, les zones nécessitant davantage d’informations et de ressources ont été identifiées dans le cadre du présent programme.

Les habitudes migratoires et pélagiques de l’espèce présentent un défi important dans le contexte de la mise en œuvre intégrale de toutes les stratégies de rétablissement. Le rétablissement de la baleine noire nécessitera une collaboration et une coopération internationales importantes afin de réduire ou d’éliminer les effets négatifs des activités humaines dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce.

Les études et les mesures d’intendance ciblées qui seront réalisées durant la mise en œuvre du programme de rétablissement devraient permettre de mieux comprendre les éléments nécessaires au maintien d’une population viable de baleines noires dans l’Atlantique (et donc le rétablissement de celle‑ci). La réussite des mesures de rétablissement doit être évaluée en tenant compte de cibles de rétablissement à long terme. Il est possible de prendre certaines mesures pour atteindre les grands objectifs définis dans le présent document même si certaines lacunes ne sont pas comblées. L'approche itérative et adaptative du programme de rétablissement signifie que les mesures d'atténuation et de rétablissement seront définies et affinées au fur et à mesure de l'acquisition des connaissances.