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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Ptychobranche réniforme (Ptychobranchus fasciolaris) au Canada

Information sur l'espèce

Nom et classification

Nom scientifique :

Ptychobranchus fasciolaris (Rafinesque, 1820)

Nom commun :

Ptychobranche réniforme

Le document de référence faisant autorité en matière de classification des mollusques aquatiques des États-Unis et du Canada est Turgeon et al. (1998). La classification actuellement acceptée pour cette espèce est la suivante :

Embranchement :

Mollusques

Classe :

Bivalves

Sous-classe :

Paléohétérodontes

Ordre :

Unionoïdés

Superfamille :

Unionacés

Famille :

Unionidés

Sous-famille :

Lampsilinés

Genre :

Ptychobranchus

Espèce :

Ptychobranchus fasciolaris

Parmalee et Bogan (1998) ont recensé la synonymie complète de l’espèce. Le seul synonyme trouvé par les auteurs lors de leurs consultations des collections muséales est Ptychobranchus fasciolare.

Description

Le ptychobranche réniforme est une moule d’eau douce (mulette) de taille moyenne à grande qui est facilement reconnaissable à sa coquille elliptique allongée et à son périostracum brun jaunâtre orné de larges rayons verdâtres discontinues formant des séries de taches plus ou moins carrées. La localité type est la rivière Muskingham, en Ohio (États-Unis). La description qui suit est tirée de Clarke (1981), de Strayer et Jirka (1997) et de Parmalee et Bogan (1998). La coquille, solide, massive et comprimée, est parfois bossue chez les vieux individus. L’extrémité antérieure est arrondie et l’extrémité postérieure forme une pointe émoussée. La sculpture des sommets (umbos), peu développée, consiste en plusieurs bourrelets indistincts fins et ondulées. Les larges rayons verts discontinus sont répartis sur toute la surface de la coquille (périostracum), dont la teinte va du jaunâtre au vert-jaune, au brun-jaune ou au brun moyen; parfois, la coquille des vieux individus est brun foncé et ne présente aucune rayon. Le périostracum est lisse, mis à part les bourrelets de croissance et la pente postérieure rugueuse. La nacre est généralement blanche ou blanc bleuâtre, mais elle a parfois une teinte rosée chez les jeunes individus. Les dents de la charnière sont fortes. La valve gauche est munie de deux dents pseudo-cardinales triangulaires, basses, épaisses et au bord dentelé, et de deux courtes dents latérales courtes, presque droites et généralement très espacées. La valve droite porte une dent pseudo-cardinale pyramidale quelque peu comprimée et qui dépasse, ainsi qu’une dent latérale large, allongée et au bord dentelé. Les dents latérales sont presque pendantes à leur extrémité, ce qui constitue une bonne caractéristique distinctive. L’interdentum est large et la cavité ombonale peu profonde. Les femelles présentent, à l’intérieur de la coquille, un sillon bien visible qui part de la cavité ombonale et court en diagonale vers l’extrémité postéro-ventrale; ce sillon correspond au marsupium. Les vieux ptychobranches non rayonnés peuvent être confondus avec l’Elliptio dilatata (elliptio doigt-de-dame), qui est cependant caractérisé par une forme plus allongée, des dents latérales moins massives (et non pendantes), des sommets fortement sculptés et une nacre généralement pourpre.

En habitat très favorable, le ptychobranche réniforme peut atteindre une longueur de 150 mm, mais la plupart des individus matures ne dépassent pas de 120 à 130 mm dans le Tennessee (Parmalee et Bogan, 1998) et 100 mm dans l’État de New York (Strayer et Jirka, 1997). En milieu lacustre, il a tendance à rester assez petit; par exemple, Ortmann (1919) a rapporté une longueur maximale de 72 mm dans le lac Érié, et les auteurs du présent rapport ont noté des longueurs de 53 à 68 mm pour le lac Sainte-Claire. Selon Clarke (1981), le ptychobranche réniforme atteint une taille maximale de 100 mm au Canada; par contre, les auteurs du présent rapport ont observé des individus vivants dont la taille allait jusqu’à 124 mm lors de relevés récemment effectués dans des rivières de l’Ontario. La figure 1A présente les caractéristiques externes de la coquille et les caractéristiques internes de la valve gauche (dents de la charnière), et la figure 1B montre un individu vivant recueilli dans la rivière Sydenham près de Florence (Ontario), le 20 août 1997.

Figure 1. A) Dessin au trait des caractéristiques externes de la coquille et des caractéristiques internes de la valve gauche (dents de la charnière) du Ptychobranchus fasciolaris. Tiré de Burch (1973). B) Photographie d’un spécimen vivant provenant de la rivière Sydenham (Ontario). Photo de S.K. Staton, INRE.

Figure 1. A) Dessin au trait des caractéristiques externes de la coquille et des caractéristiques internes de la valve gauche (dents de la charnière) du Ptychobranchus fasciolaris. Tiré de Burch (1973). B) Photographie d’un spécimen vivant provenant de la rivière Sydenham (Ontario). Photo de S.K. Staton, INRE.