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Programme de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) au Canada [Proposition]

Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au Plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) en Colombie-Britannique, préparée par Environnement et Changement climatique Canada.

 

Information du document

Photo du Coverture

Référence recommandée :

Environnement et Changement climatique Canada. 2016. Programme de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) au Canada [Proposition]. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, 2 parties, 22 p. + 43 p.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : © Kristiina Ovaska (reproduction autorisée)

Also available in English under the title “Recovery Strategy for the Blue-gray Taildropper (Prophysaon coeruleum) in Canada [Proposed]

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

Programme de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) au Canada 2016

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont convenu de travailler ensemble pour établir des mesures législatives, des programmes et des politiques visant à assurer la protection des espèces sauvages en péril partout au Canada.

Dans l’esprit de collaboration de l’Accord, le gouvernement de la Colombie-Britannique a donné au gouvernement du Canada la permission d’adopter le Plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) en Colombie-Britannique (partie 2) en vertu de l’article 44 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Environnement et Changement climatique Canada a inclus une addition fédérale (partie 1) dans le présent programme de rétablissement afin qu’il réponde aux exigences de la LEP.

Le programme de rétablissement fédéral de la limace-prophyse bleu-gris au Canada est composé des deux parties suivantes :

Partie 1 – Addition du gouvernement fédéral au Plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) en Colombie-Britannique, préparée par Environnement et Changement climatique Canada.

Partie 2 – Plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) en Colombie-Britannique, préparé par l’Équipe de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris pour le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique.

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Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

La ministre de l’Environnement et du Changement climatique est la ministre compétente en vertu de la LEP de la limace-prophyse bleu-gris et a élaboré la composante fédérale (partie 1) du présent programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la province de la Colombie-Britannique en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP. L’article 44 de la LEP autorise la ministre à adopter en tout ou en partie un plan existant pour l’espèce si ce plan respecte les exigences de contenu imposées par la LEP au paragraphe 41(1) ou 41(2). La province de la Colombie-Britannique a remis le plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris ci-joint (partie 2), à titre d’avis scientifique, aux autorités responsables de la gestion de l’espèce en Colombie-Britannique. Ce plan a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la limace-prophyse bleu-gris et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et Changement climatique Canada et d’autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, incluant la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsque de l’habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d’action, il peut y avoir des incidences réglementaires futures, selon l’endroit où se trouve l’habitat essentiel désigné. La LEP exige que l’habitat essentiel désigné se trouvant à l’intérieur d’un parc national dénommé et décrit à l’annexe 1 de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, le parc urbain national de la Rouge créé par la Loi sur le parc urbain national de la Rouge, d’une zone de protection marine sous le régime de la Loi sur les océans, d’un refuge d’oiseaux migrateurs sous le régime de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs ou d’une réserve nationale de la faune sous le régime de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, soit décrit dans la Gazette du Canada, après quoi les interdictions relatives à la destruction de cet habitat seront appliquées. Pour l’habitat essentiel se trouvant sur d’autres terres domaniales, la ministre compétente doit, soit faire une déclaration sur la protection juridique existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées. En ce qui concerne tout élément de l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si la ministre compétente estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par des dispositions ou des mesures en vertu de la LEP ou d’autre loi fédérale, ou par les lois provinciales ou territoriales, elle doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l’interdiction de détruire l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

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Ajouts et modifications apportés au document adopté

Les sections suivantes ont été incluses pour satisfaire à des exigences particulières de la Loi sur les espèces en péril (LEP) qui ne sont pas prises en considération dans le Plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) en Colombie-Britannique (partie 2 du présent document, appelé ci-après « plan de rétablissement provincial ») et pour présenter des renseignements à jour ou additionnels. Dans certains cas, ces sections peuvent également comprendre une mise à jour de l’information figurant dans le plan de rétablissement provincial ou des modifications apportées à ce plan aux fins de son adoption par Environnement et Changement climatique Canada.

En vertu de la LEP, il existe des exigences et des processus particuliers concernant la protection de l’habitat essentiel. Ainsi, les énoncés du plan de rétablissement provincial concernant la protection de l’habitat de survie/rétablissement peuvent ne pas correspondre directement aux exigences fédérales. Les mesures de rétablissement visant la protection de l’habitat sont adoptées, cependant on évaluera à la suite de la publication de la version finale du programme de rétablissement fédéral si ces mesures entraîneront la protection de l’habitat essentiel en vertu de la LEP.

Remerciements

Kristiina Ovaska, Lennart Sopuck et Christian Engelstoft, de Biolinx Environmental Research Inc., ont élaboré une version préliminaire du présent document et/ou y ont contribué en fournissant des données et/ou en partageant leur expertise.

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1. Population et répartition

Cette section remplace le sommaire des informations sur les mentions connues de la limace-prophyse bleu-gris en Colombie-Britannique (tableau 1 dans le plan de rétablissement provincial).

Le tableau à jour présenté ci-après (tableau 1) indique brièvement la répartition et l’abondance des populationsNote 1 répertoriées au Canada. Depuis la publication du plan de rétablissement provincial, deux nouvelles populations ont été découvertes. Dans West Saanich, un individu a été observé en 2014 (Ovaska et Sopuck, 2014b), à l’ouest de la population no 10 (colline Observatory), et deux individus ont été observés en 2014 au mont Tzouhalem (Chase Woods) (Ovaska et Sopuck, 2014a). La localité de Chase Woods, qui se trouve au pied du mont Tzouhalem, près de Duncan, se trouve à 25 km au nord de la population déjà connue la plus proche. La population du lac Prior (no 12) a été incluse dans l’occurrence du lac Thetis (no 9) dans le plan de rétablissement provincial, mais elle se trouve à plus de 1 km de celle-ci et est donc considérée comme une population distincte. La numérotation des populations utilisée dans la présente section correspond à celle utilisée dans le tableau 1 du plan de rétablissement provincial, sauf dans le cas des populations additionnelles susmentionnées.

Tableau 1. Sommaire des populations de limaces-prophyses bleu-gris au Canada. La localité et la date de la dernière observation sont indiquées pour chaque population. La numérotation des populations correspond à celle utilisée dans le tableau 1 du plan de rétablissement provincial.
PopulationNom de la populationAnnée de la dernière observation
1Devonian2012
2Lac Durrance (mont Work/colline Cole)2014
3Galloping Goose (rivière Sooke)2004
4Logan2010
5Lac Matheson2014
6Colline Mill - Colwood2009
7Rocky Point2014
8Collines Sooke2009
9Lac Thetis2010
10Colline Observatory2015
11Lac Trevlac2011
12Note a du tableau 1Lac Prior2011
13Note b du tableau 1Mont Tzouhalem (Chase Woods)2014
14Note b du tableau 1West Saanich2014

Notes of Table 1

Note a du tableau 1

La population du lac Prior (no 12) a été incluse dans l’occurrence du lac Thetis (no 9) dans le plan de rétablissement provincial, mais elle se trouve à plus de 1 km de celle-ci et est donc considérée comme une population distincte.

Retour à la référence de la note a du tableau 1

Note b du tableau 1

Occurrence découverte après la publication du plan de rétablissement provincial.

Retour à la référence de la note b du tableau 1

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2. Habitat essentiel

2.1 Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

La présente section remplace la section « Description de l’habitat nécessaire à la survie et au rétablissement de l’espèce » (section 7.1) du plan de rétablissement provincial.

En vertu de l’alinéa 41(1)c) de la LEP, les programmes de rétablissement doivent inclure une désignation de l’habitat essentiel de l’espèce, dans la mesure du possible, et des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de cet habitat. Il se peut que les limites de l’habitat essentiel soient établies avec plus de précision et que de l’habitat essentiel additionnel soit ajouté dans l’avenir si des informations additionnelles appuient l’inclusion de zones au-delà de celles qui sont actuellement désignées. Pour la désignation de l’habitat essentiel, il est de première importance de prendre en compte la quantité, la qualité et les emplacements de l’habitat requis pour l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

Il est reconnu que l’habitat essentiel désigné plus bas est insuffisant pour l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition fixés pour la limace prophyse bleu-gris. Toutes les populations connues (et nouvellement signalées) et l’habitat nécessaire à leur soutien sont jugés nécessaires à la survie de l’espèce. Environnement et Changement climatique Canada n’a actuellement pas accès aux informations précises sur l’emplacement de certaines populations connues (nos 11 et 14). Environnement et Changement climatique Canada collaborera avec les organisations et/ou parties concernées pour achever la désignation de l’habitat essentiel sur ces terres. Le calendrier des études (section 3.2) décrit les activités requises pour désigner l’habitat essentiel additionnel nécessaire à l’atteinte de ces objectifs.

Emplacement géospatial des zones renfermant de l’habitat essentiel

De l’habitat essentiel pour la limace-prophyse bleu-gris a été désigné dans 12 localités en Colombie-Britannique, au Canada :

Population 1. Devonian (figure 1)
Population 2. Lac Durrance (mont Work/colline Cole) (figure 6)
Population 3. Galloping Goose (rivière Sooke) (figure 2)
Population 4. Logan (figure 4)
Population 5. Lac Matheson (figure 1)
Population 6. Colline Mill – Colwood (figure 4)
Population 7. Rocky Point (figure 1)
Population 8. Collines Sooke (figure 3)
Population 9. Lac Thetis (figure 4)
Population 10. Colline Observatory (figure 5)
Population 12. Lac Prior (figure 4)
Population 13. Mont Tzouhalem (Chase Woods) (figure 7)

L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris au Canada est désigné à l’intérieur de deux zones :

1. Zone occupée :

  • occurrences pour lesquelles Environnement et Changement climatique Canada dispose d’information détaillée sur la localité, entourées par une zone d’une distance radiale de 25 m prenant en compte les déplacements saisonniers limités et les erreurs associées à la cartographie par GPS.

2. Zone d’influence :

  • zone additionnelle d’une distance radiale de 240 m tracée autour de la zone occupée, destinée à maintenir un microclimat humide de « forêt intérieure » (c.-à-d. des températures plus fraîches et un niveau d’humidité plus élevé) dans les sites abritant la limace-prophyse bleu-gris. Cette zone de distance radiale de 240 m a été établie d’après des études sur les effets de lisière réalisées dans des forêts côtières (Voller, 1998; Chen et al., 1995). Voller (1998) a constaté que les effets microclimatiques de la lisière de forêt (c.-à-d. niveau d’humidité plus faible) sont perceptibles jusqu’à une distance de 200 m ou plus à l’intérieur des forêts côtières matures; dès lors, une zone tampon boisée de plus de 200 m est donc nécessaire pour maintenir des conditions « de forêt intérieure » non modifiées au centre d’une parcelle. De la même façon, Chen et al. (1995) ont constaté une tendance similaire : le niveau d’humidité est altéré jusqu’à 240 m de la lisière de la forêt. Par mesure de précaution, il a été décidé d’utiliser cette distance légèrement plus grande de 240 m.

Caractéristiques biophysiques de l’habitat essentiel


La limace-prophyse bleu-gris a besoin d’habitats comportant des éléments qui lui offrent des conditions humides et assurent le maintien de telles conditions, et lui procurent des abris, des sources de nourriture (champignons et plantes du sous-étage) et un substrat approprié pour la ponte et le développement des jeunes (Blue-grey Taildropper Recovery Team, 2012; Ovaska et Sopuck, 2010, 2012, 2014b). Les caractéristiques biophysiques particulières sont décrites brièvement ci-après.

Dans les zones occupées (figures 1-7), de l’habitat essentiel est désigné partout où est présente l’une ou l’autre des caractéristiques biophysiques suivantes :

  • étage dominant mixte à couvert semi-ouvert (fermeture de 20-70 %; Ovaska et Sopuck, 2010) constitué d’arbres matures (> 50 ans), pouvant comporter des douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii), des sapins grandissimes (Abies grandis) et/ou des thuyas géants (Thuja plicata) et, chez les feuillus, des arbousiers d’Amérique (Arbutus menziesii), des chênes de Garry (Quercus garryana), des érables à grandes feuilles (Acer macrophyllum) et/ou des peupliers faux-trembles (Populus tremuloides), contribuant au maintien de conditions humides, fournissant des champignons mycorhiziens (sources de nourriture) et un apport en débris ligneux grossiers et en litière procurant localement des conditions humides, des abris et un substrat approprié pour la ponte et le développement des jeunes;
  • sous-étage constitué d’arbustes (en particulier des espèces suivantes : holodisque discolore [Holodiscus discolor], salal [Gaultheria shallon], mahonia à nervures saillantes [Mahonia nervosa], rosiers [Rosa spp.] et ronce à grands pétales [Rubus ursinus]) et de graminées/herbacées (comprenant souvent le polystic à épées [Polystichum munitum]) procurant des abris et contribuant au maintien de conditions humides;
  • dépressions, baissières, zones de suintement ou zones humides éphémères procurant des conditions humides;
  • épaisse couche de litière et d’humus et/ou débris ligneux grossiers (à n’importe quel stade de décomposition) procurant localement des conditions humides, des abris et un substrat pour la ponte et le développement des jeunes et favorisant la croissance de champignons (comme sources de nourriture).

Dans les zones d’influence (figures 1-7), de l’habitat essentiel est désigné partout où est présente la caractéristique biophysique suivante :

  • étage dominant mixte à couvert semi-ouvert (fermeture de 20-70 %; Ovaska et Sopuck, 2010) constitué d’arbres matures (> 50 ans) pouvant comporter des douglas de Menzies (Pseudotsuga menziesii), des sapins grandissimes (Abies grandis) et/ou des thuyas géants (Thuja plicata) et, chez les feuillus, des arbousiers d’Amérique (Arbutus menziesii), des chênes de Garry (Quercus garryana), des érables à grandes feuilles (Acer macrophyllum) et/ou des peupliers faux-trembles (Populus tremuloides), contribuant au maintien de conditions humides.

Données spatiales sur l’habitat essentiel

Les zones contenant de l’habitat essentiel pour la limace-prophyse bleu-gris sont présentées aux figures 1 à 7. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris au Canada se trouve à l’intérieur des polygones jaunes illustrés sur chaque carte, là où sont présentes les caractéristiques biophysiques décrites dans la présente section. Les habitats qui ne sont pas convenables, tels les prés secs, les zones d’eau libre et les éléments d’origine humaine (p. ex. immeubles et routes), ne comportent pas les caractéristiques requises par la limace-prophyse et ne sont donc pas désignés à titre d’habitat essentiel. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km montré dans ces figures est un système de quadrillage national de référence qui met en évidence l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel, à des fins de planification de l’aménagement du territoire et/ou d’évaluation environnementale.

Figure 1. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris au lac Matheson, à Devonian et à Rocky Point, en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones ombrés en jaune (unités), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 1

La figure 1 montre l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à la pointe Rocky, au lac Matheson et à Devonian, en Colombie-Britannique. L’habitat essentiel a été désigné conformément aux critères et à la méthodologie énoncés à la section 2.1 et est illustré à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km. Il y a quatre carrés du quadrillage UTM près de la pointe Rocky, deux au lac Matheson et quatre autres à Devonian.

 

Figure 2. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à Galloping Goose, en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone ombré en jaune (unité), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 2

La figure 2 montre l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à Galloping Goose, en Colombie-Britannique, à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km. L’habitat essentiel a été désigné conformément aux critères et à la méthodologie énoncés à la section 2.1. Il y a quatre carrés du quadrillage UTM au sud-est de Galloping Goose sur la rivière Sooke.

 

Figure 3. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris dans les collines Sooke, en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone ombré en jaune (unité), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 3

La figure 3 montre l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris dans les collines Sooke, en Colombie-Britannique, à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km, conformément aux critères et à la méthodologie énoncés à la section 2.1. Il y a quatre carrés du quadrillage UTM autour du réservoir Humpback dans les collines Sooke.

 

Figure 4. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à Logan, au lac Prior, au lac Thetis et à la colline Mill-Colwood, en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones ombrés en jaune (unités), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 4

La figure 4 montre l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à Logan, au lac Prior, au lac Thetis, et à la colline Mill-Colwood, en Colombie-Britannique, à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km. Il y a sept carrés s’étendant depuis le lac Prior jusqu’au terrain de golf Juan De Fuca Rotary. Il y a deux autres carrés du quadrillage UTM sur le lac Logan.

 

Figure 5. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à la colline Observatory, en Colombie-Britannique, est représenté par les polygones ombrés en jaune (unité), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 5

La figure 5 montre l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à la colline Observatory, en Colombie-Britannique, à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km, conformément aux critères et à la méthodologie énoncés à la section 2.1. Il y a deux carrés du quadrillage UTM de référence tout juste au sud de la colline Observatory.

 

Figure 6. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris au lac Durrance, en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone ombré en jaune (unité), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 6

La figure 6 montre l’habitat essential de la limace-prophyse bleu-gris au lac Durrance, en Colombie-Britannique, à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km conformément aux critères et à la méthodologie énoncés à la section 2.1. Il y a cinq carrés du quadrillage UTM au lac Durrance.

 

Figure 7. L’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris au mont Tzouhalem, en Colombie-Britannique, est représenté par le polygone ombré en jaune (unité), là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 2.1 sont respectés. Le quadrillage UTM de référence de 1 km x 1 km montré dans cette figure fait partie d’un système de quadrillage national de référence qui indique l’emplacement géographique général à l’intérieur duquel se trouve de l’habitat essentiel. Les zones situées à l’extérieur des polygones jaunes ne renferment pas d’habitat essentiel.
Carte
Description longue pour la figure 7

La figure 7 montre l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris au mont Tzouhalem, en Colombie-Britannique, à l’aide d’un quadrillage UTM de référence à carrés de 1 km × 1 km, conformément aux critères et à la méthodologie énoncés à la section 2.1. Il y a quatre carrés du quadrillage UTM tout juste au sud de la réserve écologique du mont Tzouhalem.

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2.2 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

La présente section remplace la section « Études requises afin de décrire l’habitat nécessaire à la survie et au rétablissement de l’espèce » (section 7.2) du plan de rétablissement provincial. Le calendrier des études suivant permettra de désigner l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris à des localités additionnelles en Colombie-Britannique.

Tableau 2. Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris.
Description de l’activitéJustificationÉchéancier
Conclure des ententes de partage de données avec les personnes concernées afin d’avoir accès à des informations détaillées connues mais encore inaccessibles sur l’emplacement de certaines populations (populations 11 et 14).Cette activité permettra de désigner l’habitat essentiel nécessaire au soutien de toutes les populations connues.2016-2020

2.3 Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue la destruction de l’habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu’il y a dégradation [d’un élément] de l’habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l’habitat essentiel n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions lorsque exigé par l’espèce. La destruction peut découler d’une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d’une ou de plusieurs activités au fil du temps.

Les activités décrites dans le tableau 3 incluent les activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de l’espèce dans la « zone occupée ». Le tableau 4 incluent les activités susceptibles de causer la destruction de l’habitat essentiel dans la « zone d’influence ». Il peut toutefois exister d'autres activités destructrices.

Tableau 3. Activités susceptibles d’entraîner la destruction de la « zone occupée » de l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris.
Description de l’activitéDescription de l’effetDétails de l’effet
Activités entraînant l’élimination ou la perte totale de l’habitat essentiel (p. ex. construction de nouvelles zones résidentielles, industrielles ou récréatives ou infrastructures de transport ou expansion des zones et infrastructures existantes).Ces activités peuvent entraîner la perte de toutes les caractéristiques biophysiques essentielles.Menaces connexes de l’UICN 1.1, 1.2, 1.3 et 4.1.
Activités de déboisement réduisant le couvert forestier à moins de 20 % (p. ex. exploitation forestière).L’élimination d’une partie importante de l’étage dominant peut entraîner la disparition ou l’altération du microclimat humide et réduire l’abondance des champignons mycorhiziens (sources de nourriture) et l’apport de débris ligneux grossiers et de litière (abris et substrats pour la ponte et le développement des jeunes).Menace connexe de l’UICN 5.3. L’élimination limitée ou à petite échelle d’arbres (non accompagnée d’une perturbation importante du sous-étage/tapis forestier) peut être bénéfique pour la limace-prophyse bleu-gris si elle permet le maintien de conditions de couvert forestier typiques des forêts anciennes.
Activités altérant le sous-étage et le substrat du tapis forestier (p. ex. débroussaillage, brûlage, élimination des débris ligneux, ajout de paillis d’écorce ou d’autre substrat [pour l’aménagement de sentiers] et application d’herbicides).L’élimination de la végétation du sous-étage et des débris ligneux grossiers ou l’ajout de substrats non naturels peut entraîner la disparition ou l’altération du microclimat humide et compromettre la disponibilité des matières procurant à l’espèce des abris essentiels, des sources de nourriture (plantes et champignons) et des substrats pour la ponte et le développement des jeunes.

Menace connexe de l’UICN 7.1.

L’élimination des plantes envahissantes est recommandée, mais elle doit être effectuée avec soin de manière à limiter le plus possible la perturbation du sol et le compactage du tapis forestier dû au piétinement. Les informations disponibles à ce stade-ci sont insuffisantes pour établir un seuil pour cette activité.

Utilisation intensive de l’habitat à des fins récréatives (p. ex. camping, randonnée pédestre intensive, utilisation hors-route de véhicules motorisés ou non motorisés, tels que des vélos de montagne, des VTT et des motos tout-terrain).L’utilisation intensive de l’habitat à des fins récréatives peut entraîner le compactage des sols et, de ce fait, l’altération ou l’élimination des micro-caractéristiques d’habitat humide (p. ex. zones de suintement et baissières) et compromettre la croissance des champignons (sources de nourriture). Les véhicules récréatifs peuvent également favoriser l’introduction de plantes envahissantes en propageant leurs graines depuis des régions voisines; certaines espèces de plantes envahissantes peuvent former des colonies monospécifiques denses qui réduisent ou modifient l’humidité du sol.Menace connexe de l’UICN 6.1.
Des sentiers récréatifs sont présents à proximité de toutes les populations de l’espèce. Les informations disponibles à ce stade-ci sont insuffisantes pour établir un seuil pour cette activité.
Plantation ou introduction intentionnelle de plantes envahissantes (p. ex. rejet de résidus de jardinage ou d’autres matières végétales dans des milieux naturels, ensemencement hydraulique avec des espèces non indigènes).Certaines espèces de plantes envahissantes (p. ex. genêt à balais [Cytisus scoparius] et daphnée lauréole [Daphne laureola]) peuvent former des colonies monospécifiques denses et réduire ou modifier l’humidité du sol.

Menace connexe de l’UICN 8.1.

Le genêt à balais est présent dans les sites abritant les populations 7 et 9. La daphnée lauréole a été trouvée au site abritant la population 9.

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Tableau 4. Activités susceptibles d’entraîner la destruction de la « zone d’influence » de l’habitat essentiel de la limace-prophyse bleu-gris.
Description de l’activitéDescription de l’effetDétails de l’effet
Activités de déboisement réduisant le couvert forestier à moins de 20 % (p. ex. exploitation forestière, construction de nouvelles zones résidentielles, industrielles ou récréatives ou infrastructures de transport ou expansion des zones et infrastructures existantes).L’élimination d’une grande partie de l’étage dominant dans la zone d’influence peut entraîner la disparition ou l’altération du microclimat humide dans la zone occupée.Menaces connexes de l’UICN 1.1, 1.2, 1.3, 4.1 et 5.3. L’élimination limitée ou à petite échelle d’arbres peut être bénéfique pour la limace-prophyse bleu-gris si elle permet le maintien de conditions de couvert forestier typiques des forêts anciennes.

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3. Mesure des progrès

La présente section remplace la section « Mesure des progrès » du plan de rétablissement provincial.

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l’atteinte de l’objectif en matière de population et de répartition énoncé dans le plan de rétablissement provincial.

  • Les populations de limaces-prophyses bleu-gris sont stables ou en hausse.

Outre cet indicateur de rendement, les mesures de rendement énoncées dans le plan de rétablissement provincial (section 8) fourniront des renseignements pertinents en vue de l’évaluation des progrès vers l’atteinte du but ultime en matière de population et de répartition.

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4. Énoncé sur les plans d’action

La présente section remplace la section « Énoncé sur les plans d’action » du plan de rétablissement provincial.

Un ou plusieurs plans d’action visant la limace-prophyse bleu-gris seront publiés dans le Registre public des espèces en péril d’ici 2021.

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5. Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

La présente section remplace la section « Effets sur les espèces non ciblées » du plan de rétablissement provincial.

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l'évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci-dessous.

Des effets négatifs sur les espèces non ciblées ne sont pas prévus et sont peu probables. Les mesures de protection et de gestion de l’habitat favorisant la conservation de la limace-prophyse bleu-gris devraient être bénéfiques pour d’autres organismes occupant des milieux boisés similaires, ainsi que pour les écosystèmes du chêne de Garry, considérés comme en voie de disparition.

Les espèces en péril suivantes coexistent ou sont susceptibles de coexister avec la limace-prophyse bleu-gris :

Gastéropodes terrestres (statut selon le COSEPAC) :

  • Limace-sauteuse glanduleuse (Hemphillia glandulosa) (espèce préoccupante, 2003) : occupe des habitats similaires dans le sud de l’île de Vancouver et partage l’habitat de la limace-prophyse bleu-gris dans au moins une localité.
  • Vertigo à crêtes fines (Nearctula sp. 1) (espèce préoccupante, 2010) : occupe des habitats similaires dans le sud de l’île de Vancouver et partage l’habitat de la limace-prophyse bleu-gris dans au moins deux localités.
  • Escargot du Puget (Cryptomastix devia) (espèce disparue du pays, 2002) : l’utilisation de l’habitat par cet escargot et la limace-prophyse bleu-gris se chevauche aux États-Unis (Pilsbry, 1940); aucune mention récente de l’espèce au Canada.

Plantes (statut selon le COSEPAC) :

  • Corydale de Scouler (Corydalis scouleri) (espèce menacée, 2001)
  • Céphalanthère d’Austin (Cephalanthera austiniae) (espèce menacée, 2000)
  • Dryoptéride côtière (Dryopteris arguta) (espèce préoccupante, 2001)
  • Lupin des ruisseaux (Lupinus rivularis) (espèce en voie de disparition, 2002)

La section 9 (Effets sur les espèces non ciblées) du plan de rétablissement provincial donne la liste complète des espèces qui pourraient tirer profit des mesures visant à assurer le rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris. Dans la mise en œuvre des activités de planification du rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris, il sera tenu compte de toutes les espèces partageant son habitat, de manière à ce que ces activités n’aient aucun effet néfaste sur ces espèces ou leur habitat.

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6. Références

Blue-grey Taildropper Recovery Team. 2012. Recovery plan for Blue-grey Taildropper (Prophysaon coeruleum) in British Columbia. Prepared for the B.C. Ministry of Environment, Victoria, BC. 36 pp. (Également disponible en français : Équipe de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris. 2012. Plan de rétablissement de la limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) en Colombie-Britannique. Préparé pour le ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique). 43 p.)

Chen, J., J.F. Franklin et T.A. Spies. 1995. Growing-season Microclimate Gradients from Clearcut Edges into Old-Growth Douglas-Fir Forests. Ecological Applications 5:74-86.

Cordeiro, J. 2004. Population/occurrence delineation – terrestrial snails. Section in NatureServe. 2013. NatureServe Explorer: An online encyclopedia of life [application Web]. Version 7.1. NatureServe, Arlington, Virginia. Disponible à l’adresse : (consulté en février 2013).

COSEWIC 2006. COSEWIC assessment and status report on the Blue-grey Taildropper slug Prophysaon coeruleum in Canada. Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada. Ottawa. vi + 27 pp. Disponible à l’adresse : Welcome to the Species at Risk Public Registry (Également disponible en français : COSEPAC 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Limace-prophyse bleu-gris (Prophysaon coeruleum) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 32 p. Disponible à l’adresse : Bienvenue au Registre public des espèces en péril)

NatureServe. 2015. NatureServe Explorer: an online encyclopedia of life [application Web]. Version 7.1. Arlington, VA. Disponible à l’adresse : (consulté en mai 2015).

Ovaska, K. et L. Sopuck. 2010. Surveys for the Blue-grey Taildropper and other gastropods at risk with focus on Capital Regional District Parks, fall 2010. Report prepared for Habitat Acquisition Trust, Victoria, BC. 30 pp.

Ovaska, K. et L. Sopuck. 2012. Surveys for the Blue-grey Taildropper and other gastropods at risk with focus on Capital Regional District Parks, fall 2011. Report prepared for Habitat Acquisition Trust, Victoria, BC.30 pp.

Ovaska, K. et L. Sopuck. 2014a. Surveys for Blue-grey Taildropper and other gastropods at risk on southern Vancouver Island in 2014. Report prepared for Habitat Acquisition Trust, Victoria, BC. 28pp. + appendices.

Ovaska, K. et L. Sopuck. 2014b. Surveys and Stewardship for Blue-grey Taildropper on southern Vancouver Island, autumn 2013. Report prepared for Habitat Acquisition Trust, Victoria, BC. 23pp. + appendices.

Pilsbry, H.A. 1940. Land mollusca of North America (north of Mexico). Academy of Natural Sciences of Philadelphia, Monograph 3, 1(2):575–994, i–ix.

Sopuck, L. et K. Ovaska. 2012. Surveys for the Blue-grey Taildropper and other gastropods at risk in the Capital Regional District, autumn 2011. Report prepared for Habitat Acquisition Trust, Victoria, BC. 30 pp.

Voller, J. 1998. Biodiversity and Interior Habitats: The need to minimize edge effects. Part 6 of 7. Extension Note 21. BC Ministry of Forests. 8 pp.

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Notes

Note 1

Les « populations » sont caractérisées comme étant séparées par une distance de plus de un kilomètre (Cordeiro, 2004, in NatureServe, 2013).

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