Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais) au Canada -Mise à jour

COSEPAC Résumé

Baleine à bec commune

Hyperoodon ampullatus

population du plateau néo‑écossais

Description 

La baleine à bec commune est un membre de la famille des baleines à bec qui mesure de 6 à 9 m de longueur. Cet animal gris brunâtre a un bec prononcé, un front proéminent et un corps robuste.

Répartition 

La baleine à bec commune vit uniquement dans les régions du Nord de l’Atlantique Nord, principalement au large de la Norvège, du Spitzberg, de l’Islande, du Groenland et du Labrador. On observe régulièrement des baleines à bec communes, toute l’année, à l’entrée du Goulet de l’île de Sable, canyon sous‑marin situé en bordure du plateau néo‑écossais, qui constitue le plus méridional des habitats de la baleine à bec commune. D’après certains éléments probants, la population du Goulet de l’île de Sable est en grande partie ou totalement distincte des populations observées plus au nord.

Taille et tendances de la population  

La chasse intensive à la baleine à bec commune s’est pratiquée dans toute son aire de répartition de 1850 à 1973; on croit que cette chasse a réduit considérablement la population. Les prises comprennent 87 animaux tués dans le Goulet de l’île de Sable ou les environs au cours des années 1960. Actuellement, environ 210 animaux utilisent régulièrement le Goulet. Nous ignorons si cette population s’accroît, diminue ou reste stable.

Habitat 

La baleine à bec commune vit en eau profonde (plus de 1 000 m) et généralement froide. On l’observe souvent en concentrations particulières près d’endroits où le plancher océanique est spécialement abrupt, comme dans le Goulet de l’île de Sable. 

Biologie générale 

La baleine à bec commune atteint sa maturité sexuelle vers l’âge de dix ans. La femelle adulte met bas un baleineau de 3,5 m de long à peu près tous les deux ans, après une période de gestation d’environ un an. Le mâle, plus gros que la femelle, se distingue par son front plat et blanc. La baleine à bec commune peut plonger à plus de 1 000 m pendant plus d’une heure et se nourrit principalement de calmars et de poissons des profondeurs. C’est un animal social qui forme des groupes de 2 à 12 individus; il semble y avoir des relations à long terme entre individus du même sexe. Cet animal émet des sons sociaux variés et de forts clics ultrasoniques qui lui servent probablement à trouver de la nourriture. La baleine à bec commune, la plus curieuse de toutes les baleines, s’approche fréquemment des navires stationnaires.

Facteurs limitatifs 

Le Goulet de l’île de Sable semble avoir une grande importance pour la petite population de baleines à bec communes qui vit au Sud de la Nouvelle‑Écosse. La principale menace pour ces animaux est l’exploitation possible des champs pétrolifères et gaziers du plateau néo‑écossais situés à proximité du Goulet. Le bruit, la pollution chimique et les autres perturbations causées par ce genre d’activités risquent d’amener les baleines à abandonner le Goulet de l’île de Sable et ainsi de mettre cette population en péril.

Protection 

La législation canadienne et des conventions internationales protègent la baleine à bec commune contre la chasse. Plusieurs initiatives ont été mises sur pied afin de protéger la population du Goulet de l’île de Sable.

La société pétrolière LASMO, qui exploite le champ Cohasset‑Panuke, à 110 km à l’Ouest du Goulet, a établi une zone interdite aux navires‑citernes comprenant le Goulet, afin d’empêcher le trafic maritime associé à ses activités de nuire aux baleines.

Pêches et Océans Canada a désigné le Goulet de l’île de Sable « réserve naturelle de baleines » pour la baleine à bec commune. Les navigateurs ont été priés d’éviter le Goulet ou de le traverser avec précaution.

Le Service canadien de la faune, Pêches et Océans Canada, Parcs Canada, le Fonds mondial pour la nature (Canada) et d’autres organismes envisagent la création d’une zone de protection marine dans le Goulet.

Conclusions

La petite population de baleines à bec communes qui utilisent par le Goulet de l’île de Sable est la seule population de baleines à bec au monde dont des individus vivants ont été identifiés et font l’objet d’une étude à long terme. Ces animaux, qui vivent à l’extrémité sud de l’aire de répartition de l’espèce, semblent en grande partie ou totalement distincts de leurs congénères qui vivent plus au nord; ils paraissent sédentaires et passent en moyenne 57 p. 100 de leur temps dans une petite aire principale à l’entrée du Goulet, dont le plancher océanique présente un relief unique pour l’Ouest de l’Atlantique Nord. Ces caractéristiques rendent cette population particulièrement sensible à l’activité humaine. Le développement des champs pétroliers et gaziers du plateau né‑écossais à proximité du Goulet constituerait une menace pour ces baleines à bec.

 

COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.