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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la baleine à bec commune (population du plateau néo-écossais) au Canada -Mise à jour

Taille et tendances des populations

Des identifications photographiques individuelles fiables (réalisées de 1988 à 1995) de baleines à bec communes portant des marques durables et claires (entailles sur la nageoire dorsale) ont servi à étudier la taille et la structure de la population utilisant le Goulet. L’analyse a été réalisée au moyen des techniques de marque‑recapture avec maximum de vraisemblance décrites par Sandland et Kirkwood (1981) et par Whitehead (1990). On a établi des estimations séparées pour les identifications fondées sur les photos des côtés gauche, d’une part, et droit, d’autre part, de la nageoire dorsale et des régions avoisinantes, en utilisant l’année et le mois civils comme unités de temps.

Nous avons mis à l’essai plusieurs modèles de population. Ceux qui offraient le meilleur ajustement avec les données (c.‑à‑d. qu’aucun paramètre ne pouvait être supprimé sans réduire de façon notable l’ajustement des données au modèle) ont donné les résultats suivants (tableau 1; figure 3) :

•           On trouve à tout moment dans le Goulet un effectif d’environ 35 individus qui portent des marques claires et durables et qui sont identifiables à partir de photos.

•           Cet effectif représente une partie d’une population d’environ 61 baleines portant des marques claires et durables et identifiables à partir de photos qui fréquentent régulièrement le Goulet.

•           Ces animaux entrent dans le Goulet depuis les autres secteurs de l’aire de répartition de la population (probablement les eaux  du plateau néo‑écossais) à un taux d’environ 55 p. 100/mois.

•           Ces animaux sortent du Goulet vers les autres secteurs de leur aire de répartition à un taux d’environ 45 p. 100/mois.

•           Ces animaux meurent, émigrent de l’aire de répartition de la population qui utilise régulièrement le Goulet (p. ex. vers le Nord du Labrador) et subissent une altération de leurs marques à un taux global d’environ 12 p. 100/an. Cette disparition d’animaux de la population marquée explique pourquoi l’effectif d’animaux identifiés est plus supérieur à la population estimée dans le tableau 1.


Figure 3. Représentation de l’organisation de la population de baleines à bec communes qui utilisent le Goulet, telle qu’indiquée par une analyse de marque-recapture de photographies d’identification d’individus

Figure 3. Représentation de l’organisation de la population de baleines à bec communes qui utilisent le Goulet, telle qu’indiquée par une analyse de marque-recapture de photographies d’identification d’individus (tableau 1).

Comme environ 70 p. 100 de l’effectif qui séjourne régulièrement dans le Goulet est identifiable (Faucher et Whitehead, 1991) et que 41 p. 100 de ces animaux portent des marques claires et durables, l’analyse de la population résumée au tableau 1 repose sur environ 29 p. 100 de la population. Par conséquent, les résultats présentés au tableau 1 indiquent que l’effectif présent dans le Goulet à tout moment constitue environ 57 p. 100 d’une population totale d’environ 213 animaux, avec un intervalle de confiance (IC) à 95 p. 100 d’approximativement 172 à 278 animaux. Malheureusement, les données disponibles sont insuffisantes pour qu’on puisse évaluer valablement les tendances démographiques.

Les baleiniers ayant pour port d’attache Blandford (Nouvelle‑Écosse) ont abattu 87 baleines à bec communes de 1962 à 1967 (Reeves et al., 1993). La grande majorité de ces animaux ont été tués dans le Goulet ou à proximité (Reeves et al., 1993). Si on suppose que la population actuelle se situe quelque part entre celles d’immédiatement avant et d’immédiatement après cette période de chasse, il y aurait eu durant cette dernière une baisse de l’effectif de 29 à 41 p. 100.