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Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation du crapaud des steppes au Canada

Évaluation et statut proposé

Évaluation

Dans les Prairies canadiennes, l’aire de répartition du crapaud des steppes, établie d’après l’habitat possible et des relevés récents menés dans des conditions adéquates, ne semble pas avoir diminué; elle est même probablement beaucoup plus grande qu’on ne le croyait. Les mentions antérieures de déclins alarmants des populations étaient probablement liées à la reproduction intermittente de l’espèce. Le crapaud des steppes s’est adapté pour survivre et se reproduire dans des prairies xériques, et son taux de reproduction est très élevé lorsque les conditions sont propices. L’aire de répartition canadienne du crapaud des steppes comprend de vastes étendues de prairie naturelle, en grande partie soustraites à l’agriculture du fait qu’elles sont situées dans des pâturages, des parcs ou des réserves militaires du domaine fédéral ou provincial. Cependant, les prairies situées sur des terres privées ou des terres publiques louées sont converties graduellement en cultures de céréales ou en pâturages améliorés; or, ces milieux secs ne sont pas propices à l’alimentation, à l’estivation ni à l’hibernation du crapaud des steppes. L’incidence de la mise au pâturage du bétail sur l’habitat prairial de l’espèce, notamment sur la biomasse des graminées et la qualité de l’eau des terres humides, varie en fonction des saisons. Dans les secteurs de l’aire de l’espèce où la prairie naturelle est transformée en cultures, les terres humides sont drainées, remblayés et cultivés. Dans les pâturages, les concentrations de bétail dans les terres humides et à proximité peuvent avoir une incidence sur la qualité de l’eau et réduire ou éliminer le recrutement chez les amphibiens.

 

Statut proposé

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On pense que le crapaud des steppes est présent dans une aire plus grande qu’on ne le croyait. Les déclins alarmants d’effectif signalés dans le passé reflétaient probablement la reproduction intermittente de l’espèce plutôt que des déclins réels; c’est pourquoi le statut d’espèce menacée ou en voie de disparition recommandé pour les populations d’Alberta dans un rapport précédent n’est pas approprié. Compte tenu du rétrécissement continu de la prairie naturelle dans les Prairies canadiennes, qui a des effets sur toute la flore et la faune locales, de la nécessité d’assurer l’intendance des prairies qui restent et de l’incertitude quant à la répartition et à la taille des populations de l’espèce (en particulier en Saskatchewan), il est recommandé que le crapaud des steppes soit désigné espèce préoccupante.