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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le gravelier (Erimystax x-punctatus) au Canada – Mise à jour

Résumé

Gravelier
Erimystax x-punctatus

Information sur l’espèce

Le gravelier est un méné au corps élancé et arrondi (figure 1) dont la longueur moyenne est de 76 mm LT (longueur totale) et la longueur maximale est d’environ 100 mm LT. Il est le seul membre du genre Erimystax à avoir existé au Canada.

Répartition

La répartition du gravelier est vaste dans le centre-est de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’espèce a seulement été signalée dans le sud-ouest de l’Ontario, dans la rivière Thames.

Habitat

En Amérique du Nord, on a signalé que le gravelier habite seulement des rivières à l’eau claire ou modérément trouble, à débit permanent et présentant typiquement des radiers bien définis de sable, de gravier ou de roche, où le courant nettoie le fond du limon et de l’argile non consolidés. L’espèce tend à éviter les zones où sont présents des macrophytes, des algues de grande taille et des mousses aquatiques. En Ontario, l’espèce se rencontrait autrefois dans des tronçons de la Thames. Ces tronçons présentent un courant constant et ont une profondeur de 1 à 3 m. Leur fond est composé de sable, de roche et de galets, avec des zones de matière organique molle et de limon. L’eau y est trouble, et il y a très peu de végétation sur les berges.

Biologie

On en sait peu sur la biologie générale du gravelier. Les spécimens adultes du Canada mesuraient de 52 à 57 mm de long. La fraye a lieu au début du printemps dans les sites du Kansas. La principale nourriture est probablement les insectes épibenthiques. On croit également que le gravelier fouille sous les rochers et dans les crevasses à l’aide de son museau sensible.

Taille et tendances des populations

Au Canada, on a signalé le gravelier seulement dans deux sites, mais aucun individu n’a été observé dans ces deux sites ou dans d’autres sites convenables du Canada depuis 1958.

Facteurs limitatifs et menaces

Les besoins en matière d’habitat du gravelier sont stricts. On trouve seulement l’espèce dans des eaux peu troubles, au courant suffisant pour empêcher l’envasement du fond. Ces conditions limitent l’occurrence de l’espèce. En outre, les ouvrages de retenue dans les zones de radiers menacent le gravelier. La turbidité et l’envasement accrus peuvent aussi être à l’origine de la disparition du pays du gravelier.

Importance de l’espèce

Lespopulations de l’Ontario étaient les seules représentantes du genre Erimystax au Canada et la seule preuve de l’existence de l’espèce dans les eaux du bassin des Grands Lacs. La plus grande importance de l’espèce pour l’homme réside dans le fait qu’il peut constituer un indicateur de la dégradation des habitats à cause de sa sensibilité à l’envasement.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le gravelier figure sur la liste des espèces disparues du pays de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En plus d’offrir une protection juridique à l’espèce et à son habitat, la LEP exige l’élaboration de programmes de rétablissement.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2008)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged, Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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