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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la baleine boréale au Canada – Mise à jour

Protection actuelle ou autres désignations de statut

La baleine boréale est protégée contre la chasse commerciale au Canada en vertu de la Convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine (1946). Cependant, cette convention exclut la chasse de subsistance des peuples autochtones (Reeves et Mitchell, 1990). En 1979, le Canada a interdit toute chasse à la baleine boréale sans permis en vertu du Règlement sur les mammifères marins pris en application de la Loi sur les pêches (Reeves et Mitchell, 1990). La baleine boréale est aujourd’hui protégée en vertu de ce règlement (Cosens, 1997a). Nature Conservancy ne lui a pas accordé de cote nationale (N) pour le Canada, et ni les centres de données sur la conservation ni les centres d’information sur le patrimoine naturel ne lui ont accordé de cote provinciale (S). La cote mondiale de l’espèce est G4 (Moshenko et al., 2003).

L’article 5.6.18 de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut sanctionné en 1993 dispose que le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut « fixe à au moins un animal la récolte totale autorisée de baleines boréales ». Selon une évaluation fondée sur la chasse historique à la baleine boréale et en postulant que la population était stable ou en croissance à cette époque, le taux de prélèvement équilibré est d’une baleine par deux ou trois ans dans la population du bassin de Foxe et du nord de la baie d’Hudson (MPO, 1999) et d’une baleine par treize ans dans la population de la baie de Baffin et du détroit de Davis (Cosens et al., 1993).

Seules cinq baleines boréales ont été débarquées au Nunavut depuis 1993 (CGRFN, 2000). La première (sans permis) a été prise en septembre 1994 à Igloolik; la deuxième chasse à la baleine boréale (approuvée par le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut et en vertu d’un permis du ministère fédéral des Pêches et des Océans) a eu lieu en août 1996 à la baie Repulse; la troisième chasse (avec permis) a eu lieu en juillet 1998 dans la baie de Cumberland; la quatrième (avec permis) s’est tenue en 2000 dans la région de Coral Harbour (CGRFN, 2000); la cinquième chasse (avec permis) s’est tenue dans la région d’Igloolik/Hall Beach en 2002 (Galipeau, comm. pers., 2005).

Les Inuvialuit de l’ouest de l’Arctique cherchent à rétablir la chasse à la baleine boréale dans la mer de Beaufort depuis 1963. Seules deux baleines boréales ont été débarquées, toutes deux par le Aklavik Hunters and Trappers Committee (HTC), en 1991 et en 1996 (Harwood et Smith, 2002). Aucun autre permis n’a été demandé par cette association (ni ne lui a été accordé) depuis 1996 (Harwood et Smith, 2002). Les Inuits de l’Alaska pratiquent la chasse de subsistance sur la population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort. Un quota de 280 baleines boréales a été établi pour la période entre 1999 et 2002, soit un total de 67 prises par année (plus un maximum de 15 baleines non prises l’année précédente) (NMFS, 2000).

À l’échelle mondiale, l’espèce figure depuis 1994 à la Liste rouge de l’Union mondiale pour la nature (UICN), dans la catégorie faible risque/dépendant de mesures de conservation. Les trois populations du Canada sont inscrites séparément sur la Liste rouge, comme suit : population du détroit de Davis et de la baie de Baffin, menacée d’extinction; population de la baie d’Hudson et du bassin de Foxe, vulnérable; population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort, faible risque/dépendant de mesures de conservation. La baleine boréale figure à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), ce qui signifie que le commerce des produits de la baleine boréale est interdit. Aux États-Unis, les baleines boréales sont désignées en voie de disparition (Endangered) en vertu de la Endangered Species Act of 1973 des États-Unis et affaiblies (Depleted) en vertu de la Marine Mammal Protection Act of 1972 des États-Unis (Shelden et Rugh, 1995).

Aux États-Unis, le commissaire du Alaska Department of Fish and Game a dressé une nouvelle liste administrative des espèces préoccupantes (Species of Special Concern) pour compléter la Alaska Endangered Species List. Est considérée comme espèce préoccupante toute espèce ou sous-espèce de poissons ou de faune indigène de l’État de l’Alaska qui connaît un déclin à long terme en termes d’abondance ou qui est menacée d’un déclin important en raison de son faible nombre, de sa répartition restreinte, de sa dépendance envers un habitat restreint ou de sa sensibilité aux perturbations environnementales (Alaska National Heritage Program, 1998). La population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort figure sur cette liste des espèces préoccupantes.