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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la baleine boréale au Canada – Mise à jour

Sommaire du rapport de situation

Avant l’avènement de la chasse commerciale à la baleine, on estime que la population des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort comptait entre 10 400 et 23 000 individus. Ce chiffre est tombé à moins de 3 000 à la fin de la chasse commerciale. En 2001, cette population comptait environ 10 470 individus (de 8 100 `à 13 500, IC de 95 p. 100), pour un taux d’accroissement annuel estimé à 3,4 p. 100 (de 1,74 à 5,0 p. 100, IC de 95 p. 100).

On estime que la population de la baie d’Hudson (exception faite du segment du bassin de Foxe) comptait entre 440 et 470 individus, alors que celle du détroit de Davis et de la baie de Baffin aurait compté 12 000 individus avant le début de la chasse commerciale. En 1994, l’aire d’estivage du nord du bassin de Foxe abritait environ 270 baleines boréales (de 210 à 331, IC de 95 p. 100), alors que le segment de la baie d’Hudson comptait en 1995 environ 75 individus (de 17 à 133, IC de 95 p. 100). Ces deux estimations ne comprennent pas de facteur de correction pour les baleines immergées qui seraient passées inaperçues aux yeux des observateurs, par exemple. En 2003, la meilleure estimation partielle pour la population de la baie d’Hudson et du bassin de Foxe (corrigée pour les baleines immergées) faisait état de 1 026 individus (de 338 à 3 124, IC de 95 p. 100) (MPO, 2005; Cosens et al., 2005). Cependant, ces estimations sont fort approximatives (compte tenu des larges limites de confiance), et on croit que le calcul des probabilités de détection des baleines boréales lors des relevés de 2003 comporte une erreur qui surestime la population d’un pourcentage inconnu.

On estime que la population du détroit de Davis et de la baie de Baffin comptait au moins 375 individus au début des années 1990 (de 315 à 435, IC de 95 p. 100, estimations non corrigées), mais des relevés plus exhaustifs menés entre 2002 et 2004 en sont arrivés à une estimation partielle (corrigée pour tenir compte des individus immergés) de 1 539 (de 631 à 3 770, IC de 95 p. 100) à 1 944 individus (de 797 à 4 762, IC de 95 p. 100) (Cosens et al., 2005; MPO, 2005). La meilleure estimation partielle, en date de 2002, pour toutes les populations de baleines boréales de l’est de l’Arctique canadien, est de 5 016 individus (de 2 611 à 9 633, IC de 95 p. 100) (c’est-à-dire la population du détroit de Davis et de la baie de Baffin plus la population de la baie d’Hudson et du bassin de Foxe) (MPO, 2005; Cosens et al., 2005). Cependant, les estimations ont des limites de confiance extrêmement larges, le facteur de correction appliqué pour évaluer l’abondance totale est trop généreux et les données quantitatives sont insuffisantes pour dégager des tendances dans l’une ou l’autre des populations.

La baleine boréale revêt une grande importance culturelle et éventuellement économique pour les Inuits dans certaines parties de l’Arctique canadien. Le CGRFN (2000) a enregistré des connaissances sur les interactions entre les épaulards et les baleines boréales, notamment la prédation pour les épaulards et leurs effets sur le comportement, la répartition et les migrations des baleines boréales. En plus de la prédation, des facteurs climatiques susceptibles d’avoir une incidence sur les conditions des glaces pourraient compromettre la survie et la distribution des baleines boréales. Par ailleurs, l’intérêt grandissant pour l’exploitation pétrolière et gazière extracôtière dans la mer de Beaufort et l’est de l’Arctique est préoccupant. Les baleines boréales réagissent aux sources anthropiques de bruit sous-marin. Elles évitent les navires d’exploration sismique jusqu’à des distances de 20 km de la source du bruit, selon certaines observations. Des telles perturbations peuvent avoir des effets considérables si ce genre de navire opère dans une aire d’alimentation privilégiée par l’espèce au moment où des baleines boréales y sont présentes.