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Guide de consultation sur l'inscription de quatre espèces aquatiques à la liste des espèces sauvages en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril- Physe du lac Winnipeg, fouille-roche gris, cisco à mâchoires égales, morue franche (population de l'Arctique)

Partie II : Espèces proposées en vue de la modification de la liste de la LEP

ESPÈCESEN VOIE DE DISPARITION

Mollusqued’eau douce

1. Physe du lac Winnipeg (Physa sp.)

Statut :

Espèce en voie de disparition

Dernier examen par le COSEPAC :

Novembre 2002

Répartition et biologie :

La physe du lac Winnipeg est une espèce endémique au Canada et son aire de répartition se limite au lac Winnipeg, Manitoba. On retrouve présentement cinq populations dans les localités suivantes : (1) Réserve indienne de Fisher River, (2) Pebble Beach, (3) Camp Morton, (4) Dunnottar et (5) Sunset Beach. La répartition est fragmentée. La biologie est inconnue.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

Les populations de cette espèce endémique canadienne sont restreintes au lac Winnipeg, où se poursuivent des déclins en matière d'occurrence, de zone d'occupation et d'étendue de l'habitat en raison de modification à l'habitat, de perturbations anthropiques et d'une baisse de la qualité de l'habitat. Les données portent à croire que les nutriments et les produits contaminants provenant des bassins de stabilisation des eaux usées, des industries, des installations de stockage des déchets et/ou des décharges contribuent au déclins.

Mesures de protection et impacts potentiels :

L’inscription à la liste officielle de la physe du lac Winnipeg invoquera les interdictions générales décrites dans la LEP. À long terme, les mesures potentielles pourront prévoir des mesures de gestion qui auront des impacts sur les particuliers, les entreprises et les gouvernements.

Voici quelques exemples de mesures de protection et d’impacts potentiels :

·        Des mesures visant à modifier la façon d’utiliser l’eau et les terres – ces mesures portent aussi bien sur les activités des particuliers (c.-à-d. loisirs, propriétaires de chalet, etc.) que sur celles des organismes commerciaux (c.-à-d. foresterie, agriculture, etc.).

·        Établir de rigoureuses directives pour les personnes qui souhaitent effectuer des recherches sur l’espèce ou dans les zones de son habitat essentiel.

·        Intensifier la recherche sur les menaces possibles à l’espèce et sur le niveau d’incidence de diverses activités anthropiques, particulièrement les effets de l’eutrophisation des lacs et de l’altération des rivages.

·        Intensifier la recherche sur les zones d’habitat essentiel pour l’espèce (le processus d’identification de l’habitat essentiel des espèces en voie de disparition en est encore à ses débuts).

Ce vaste éventail de mesures peut avoir une incidence sur les activités des Premières nations, les propriétaires de chalet, les activités récréatives et d’autres industries.

Il faut noter que le processus de planification du rétablissement nécessitera de nouvelles consultations.

ESPÈCES MENACÉES

Poissonsd’eau douce

1. Fouille-roche gris (Percina copelandi)

Statut :

Espèce menacée

Dernier examen par le COSEPAC :

Mai 2002

Répartition et biologie :

Le fouille-roche gris, Percina copelandi (Jordan, 1877) est une petite espèce benthique de la famille des perches. Ce poisson est de couleur sable ou olive pâle, avec des mouchetures brunes sur le dos. Des marques en X sont dispersées sur la face dorsale; on observe parfois sous l’œil une tache ou une ligne plus sombre se prolongeant vers le museau. On compte sur chaque flanc de 8 à 18 taches brunes oblongues disposées le long de la ligne latérale et réunies par une mince ligne. Les adultes dépassent rarement 40 mm de longueur totale. Bien que le fouille-roche gris soit une espèce peu commune au Canada, on trouve des populations disjointes en Ontario et au Québec. En Ontario, on a trouvé des individus dans des affluents du lac Ontario ainsi que le long des rives et dans les affluents des lacs Érié et St-Clair. Au Québec, on a capturé des individus dans des affluents du Saint-Laurent, dans les régions suivantes : Chaudière – Appalaches, Estrie, Lanaudière, Mauricie – Bois-Francs, Montérégie et Outaouais.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

Cette espèce existe en petits nombres où elle se trouve, et son habitat est touché par l’envasement et les fluctuations de la température de l’eau.

Mesures de protection et impacts potentiels :

L’inscription à la liste officielle du fouille-roche gris invoquera les interdictions générales décrites dans la LEP. À long terme, les mesures potentielles pourront prévoir des mesures de gestion et d’identification de l’habitat essentiel qui auront des des impacts sur les particuliers, les entreprises et les gouvernements.

Voici quelques exemples de mesures de protection et d’impacts potentiels :

  • Des mesures visant à modifier la façon d’utiliser l’eau et les terres. Ces mesures portent aussi bien sur les activités des particuliers (c.-à-d. jardinage, agriculture, loisirs, etc.) que sur celles des organismes commerciaux (c.-à-d. développement urbain, agriculture, élevage, etc.).
  • Des mesures visant à contrôler la qualité de l’eau (c.-à-d. réduction des substances nutritives et des matières en suspension) et le débit de l’eau dans les lacs et les rivières, dans les cours d’eau tributaires, et dans la nappe phréatique.

Il faut noter que le processus de planification du rétablissement nécessitera de nouvelles consultations.

2. Cisco à mâchoires égales (Coregonus zenithicus)

Statut :

Espèce menacée

Dernier examen par le COSEPAC :

Mai 2003

Répartition et biologie :

Le cisco à mâchoires égales fait partie d’un groupe d’espèces de ciscos étroitement apparentées, complexe sur le plan taxonomique. Sur le plan historique, le cisco à mâchoires égales était jadis un élément important des pêches de « chub » dans les Grands Lacs ainsi que des pêches de « corégone » dans le lac Winnipeg.  On croit maintenant que l’espèce est disparue de tous les Grands Lacs où on a observé sa présence, sauf le lac Supérieur où elle est présentement peu abondante. L’espèce a également été recensée dans un certain nombre d’autres lacs, dont le lac Attawapiskat, le lac Basswood, le lac Big Trout, le lac Deer, le lac Nipigon, le lac Seul, le lac des Bois, le lac Saganaga, le lac Loonhaunt, le lac Sandy, le lac Sandybeach et le lac White Partridge en Ontario; le lac Athapapuskow, le lac George, le lac Winnipeg et le lac Winnipegosis au Manitoba; le lac Athabasca, le lac la Ronge et le lac Reindeer en Saskatchewan; le lac Barrow en Alberta; et le Grand lac des Esclaves dans les Territoires du Nord-Ouest.

Le peu que nous connaissons de l’évolution biologique du cisco à mâchoires égales provient généralement des Grands Lacs.  L’espèce fréquente les eaux profondes, et on la retrouve généralement à des profondeurs de 55 m à 144 m. La croissance est rapide la première année et plus lente les années ultérieures. Les longueurs maximales atteintes sont de 350 mm dans le cas des mâles et de 370 mm dans le cas des femelles. On croit que les ciscos atteignent la maturité sexuelle environ dans leur cinquième ou sixième année.  La fraye se déroule sur un fond d’argile où les œufs sont abandonnés. Une femelle de 300 mm peut produire jusqu’à 20 000 oeufs.  Le menu du poisson adulte se compose principalement de crevettes d’eau douce, de crustacés planctoniques et de larves d’insectes. On en sait peu sur les premières étapes du cycle de vie de l’espèce.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

Cette espèce a disparu des lacs Huron et Érié et connaît un déclin dans le lac Supérieur et le Grand lac des Esclaves Elle est toujours présente dans le lac Nipigon et dans de nombreux lacs de plus petite taille où son statut n'est pas bien connu. Les menaces comprennent la pêche, l'introduction d'espèces exotiques et le changement climatique.

Mesures de protection et impacts potentiels :

L’inscription à la liste officielle du cisco à mâchoires égales invoquera les interdictions générales décrites dans la LEP.  Voici quelques exemples de mesures de protection potentielles :

  • Réduction des activités de pêche si on juge qu’elles nuisent au rétablissement de l’espèce.
  • Surveillance des prises et des prises accessoires pour déterminer les niveaux actuels et/ou permis de récolte.
  • Délivrance de permis pour autoriser la récolte fortuite à des taux prescrits.
  • Mise en œuvre de travaux de recherche supplémentaires axés sur une meilleure compréhension de la taxonomie, du cycle biologique et des exigences en matière d’habitat de l’espèce. 
  • Soutien continu pour les initiatives générales portant sur les écosystèmes et les bassins versants qui contribueront au rétablissement de l’espèce.
  • Création d’initiatives d’intendance qui engageront la participation des intervenants aux efforts de rétablissement.
  • Soutien continu pour les programmes de sensibilisation visant à informer le public et les intervenants au sujet du cisco à mâchoires égales.
  • Élaboration de recommandations pour les organismes de gestion des pêches visant à promouvoir les efforts de rétablissement propres à un site.

En fin de compte, certaines mesures pourraient avoir une incidence sur la pêche commerciale, non-commerciale, et sportive, de même que sur les industries ou les aménagements qui ont le potentiel de nuire à l’espèce ou à son habitat.

Tout particulier ou organisme qui pourrait nécessiter des consultations individuelles doit indiquer ce besoin dans la partie III du présent cahier.

Un programme de rétablissement, en voie d’élaboration pour le cisco à mâchoires égales, abordera toute question pouvant se rattacher à ces dispositions. Un programme de rétablissement permettra également de cerner les mesures à prendre pour favoriser le rétablissement de l’espèce et nécessitera de nouvelles consultations.

ESPÈCES PRÉOCCUPANTES 

Poissons de mer

1. Morue franche (population de l’Arctique) (Gadus morhua) 

Statut :

Espèce préoccupante

Dernier examen par le COSEPAC :

Mai 2003

Répartition et biologie :

Les populations de morue franche dans l’Arctique sont confinées dans quelques lacs salés côtiers au sud-est de l’île de Baffin. On a confirmé ou on croit que ces populations existent dans seulement sept lacs. Comme elles affichent une croissance extrêmement lente et une maturité sexuelle tardive, elles sont sensibles à l’exploitation ou aux perturbations.

Justification de la désignation par le COSEPAC :

La morue dans les eaux arctiques se trouve principalement dans quelques lacs salés côtiers, et le nombre d'adultes ne comporterait pas plus que quelques milliers d'individus. L'incertitude relative au nombre réel de niches et de populations rend difficile l'assignation de tout statut de risque plus élevé, mais les populations connues sont vulnérables aux activités anthropiques. Une pêche faiblement réglementée est une menace possible.

Mesures de protection et impacts potentiels :

Les interdictions générales de la LEP ne s’appliquent pas aux espèces préoccupantes.

Un plan de gestion peut comprendre les mesures de protection suivantes :

  • Restreindre les activités récréatives dans les zones fréquentées par l’espèce.
  • Restreindre le type de matériel utilisé pour la pêche commerciale dans les zones fréquentées par l’espèce.
  • Établir de rigoureuses directives pour les personnes qui souhaitent effectuer des recherches sur l’espèce ou dans les zones de son habitat essentiel.
  • Intensifier la recherche sur les menaces possibles à l’espèce et sur le niveau d’incidence de diverses activités anthropiques.

À noter que le processus de planification de gestion nécessitera de nouvelles consultations.