Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Chabot pygmée du lac Cultus (Cottus sp.)

COSEPAC Résumé du Rapport de situation de 1997

 

Chabot pygmée du lac Cultus

Cottus sp.

 

Description

Les chabots pygmées (Cottus sp.) du lac Cultus constituent une population limnique de cottidés de petite taille qui dériveraient évolutivement du Cottus aleuticus et qui semblent endémiques des eaux profondes du lac Cultus, situé dans le bassin du fleuve Fraser, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Cette forme n’a pas été officiellement décrite, et on ne connaît pas l'origine du nom commun; on sait seulement que l'espèce ne se rencontre que dans le lac Cultus, et il semble que le nom soit bien établi localement. La forme parente, le chabot côtier (Cottus aleuticus), est typique du genre, avec une tête large et trapue et un corps qui s’effile vers l’arrière jusqu’à un pédoncule caudal déprimé latéralement et modérément haut. Le corps élancé mesure en moyenne de 7,6 cm à 10,2 cm. On note une épine préoperculaire très développée et un certain nombre de pores préoperculo-mandibulaires, dont un est situé au bout du menton. Les nageoires pectorales sont larges et en éventail, et les nageoires pelviennes sont petites. Il y a deux nageoires dorsales, la nageoire caudale est légèrement arrondie, et la nageoire anale est longue. Il n'y a pas d'écailles types, mais on trouve des petits piquants derrière chacune des nageoires pectorales. Ces poissons (Cottus aleuticus) sont de couleur brun à gris avec des taches foncées; les flancs sont plus pâles et la face ventrale est presque blanche. Ils présentent généralement deux ou trois taches en forme de selle sur les flancs, sous la deuxième nageoire dorsale. Les nageoires portent une pigmentation, formant habituellement des barres. Les juvéniles sont dépourvus de pigmentation sur les nageoires, et les mâles en période de fraye sont généralement plus foncés et portent une bande orangée sur le bord de la première nageoire dorsale.

La morphologie de la forme limnique du lac Cultus est nettement différente de celle du Cottus aleuticus. Les poissons du lac Cultus sont beaucoup plus petits et ressemblent à des larves, leur longueur maximale est de 50 mm, leur densité osseuse est réduite, leur teneur en lipides sous-cutanés est accrue et de gros pores sont présents sur la tête.

Répartition

Le chabot pygmée du lac Cultus semble endémique des eaux profondes du lac Cultus, situé dans le bassin du fleuve Fraser, dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Taille et tendances de la population

Nous ne disposons pas d’information sur la taille de la population, ni d’indications permettant de déterminer des tendances démographiques. Il semble que ce chabot soit endémique du lac Cultus (de 3 000 à 10 000 individus) et se reproduise avec succès.

Habitat

Il s’agit d’une forme limnique confinée aux eaux profondes d’un lac de montagne de faible altitude. La fraye n'a pas été observée directement, mais a probablement lieu dans les eaux profondes du lac. On ne retrouve pas le poisson dans les eaux côtières, et il ne s'y reproduit probablement pas, pas plus que dans les affluents et les émissaires, qui sont saisonniers et s'assèchent durant l'été.

Biologie générale

L'observation de femelles portant de gros œufs indique que la fraye débute à la fin mai ou au début juin et peut continuer pendant tout l'été avec un pic en juillet. On ne connaît pas le sort des alevins nouvellement éclos. Chez la forme parente, les larves deviennent planctoniques et n’adoptent un mode de vie benthique que 32 à 35 jours après l'éclosion.

Ce chabot atteint la maturité sexuelle à l'âge de trois ans. On n'a pas d'information sur sa croissance, mais sa taille maximale est d'environ 5,0 cm; son âge maximal n'est pas connu, mais il est de quatre ans chez la forme parente.

Le régime alimentaire se compose de Daphnia sp., de larves et de pupes de chironomes, d’Epischura sp., d'ostracodes, de Bosmina sp. et de Cyclops sp., et peut‑être aussi de cottidés de plus petite taille. Les relations de prédation demeurent incertaines. Cette forme est la proie de la Dolly Varden, Salvelinus malma, qui est aussi confinée aux eaux profondes du lac. La truite fardée, Oncorhynchus clarki, et le saumon coho, Oncorhynchus kisutch, peuvent se nourrir des larves, mais ne rencontrent que très rarement les adultes puisque ces salmonidés se nourrissent à proximité de la surface de l'eau.

Les adaptations morphologiques (densité osseuse réduite et teneur accrue en lipides sous-cutanés) représentent sans doute des adaptations aux migrations verticales dans la partie supérieure de la zone limnique.

Facteurs limitatifs

Ce chabot est la proie de la Dolly Varden et de la truite fardée, et toute augmentation des populations de salmonidés pourrait réduire ou éliminer cette population. L'ensemencement d'espèces exotiques comme le crapet-soleil (Lepomis gibbosus) et la barbotte brune (Ameirus nebulosus) constitue probablement la menace la plus grave pour cette population.

Protection

Cette forme ne jouit d’aucune protection particulière.


COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.