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Programme de rétablissement du chabot pygmée

Sommaire

Le chabot pygmée a été identifié pour la première fois en 1934 et ce que nous savons de lui nous vient principalement d’un seul article, publié par Ricker en 1960. Il a été décrit comme une forme naine du chabot côtier, Cottus aleuticus. Le chabot pygmée partage de nombreuses caractéristiques physiques du chabot côtier et des chabots en général, mais il affiche également des différences importantes au chapitre de la morphologie et de l’écologie, en particulier une faible taille, la conservation des caractéristiques larvaires et une existence limnétique. Les observations réalisées concernant les régimes alimentaires, lesquels reposent sur le plancton, corroborent les constatations relatives au cycle biologique qui se déroule en zone limnétique, mais les autres détails relatifs à l’utilisation de l’habitat ne sont pas connus.

Il existe d’importantes lacunes dans les données pour cette espèce concernant notamment la biologie de base (p. ex. cycle biologique, utilisation de l’habitat, reproduction), les tendances dans l’abondance et le statut taxonomique. Les lacunes les plus importantes dans les données concernant le chabot pygmée sont liées à son statut taxonomique, puisque sa désignation légale aux termes de la LEP repose sur son statut en tant qu’unité désignable. La situation de l’espèce sera passée en revue par le COSEPAC en 2008.

Une multitude de facteurs peuvent menacer le chabot pygmée, mais la plupart sont mal compris.Parmi les principales menaces, citons l’introduction d’espèces de poissons exotiques et les effets de l’urbanisation du bassin hydrographique. On ne dispose pas de données actuelles et historiques concernant la qualité et l’étendue de l’habitat du chabot pygmée, de sorte que les tendances précises concernant la disponibilité de l’habitat sont inconnues. Les comparaisons effectuées entre de l’information limnologique datant de 2001 et celle recueillie dans les années 1930 et 1960 semblent indiquer que l’habitat situé en zone limnétique, dans le lac Cultus, a peu changé au cours des 65 dernières années, en dépit d’une augmentation considérable de l’utilisation publique du lac et des terres adjacentes.

Le présent programme de rétablissement est axé sur la viabilité à long terme du chabot pygmée et offre diverses approches axées sur l’atteinte de ce but. La priorité consiste à clarifier le statut taxonomique, à recueillir de l’information sur le cycle biologique et les associations à un habitat, à combler d’autres lacunes dans les données qui empêchent la conservation de l’espèce, à délimiter son habitat essentiel dans le milieu et à réduire les impacts sur l’habitat. Les activités dont le but est de protéger et de mettre en valeur les habitats d’autres espèces de poissons et d’animaux sauvages (notamment la population de saumon rouge en voie de disparition dans le lac Cultus) peuvent profiter au chabot pygmée, bien que l’augmentation des effectifs du saumon rouge puisse avoir un effet négatif sur le chabot si les deux espèces entrent en compétition pour les ressources de plancton.