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Évaluation et Rapport du COSEPAC sur la situation de l’arméria de l’Athabasca (ssp. interior) au Canada – Mise à jour

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COSEPAC
Résumé

Arméria de l’Athabasca
Armeria maritima ssp. interior

Information sur l’espèce

L’arméria de l’Athabasca est une herbe vivace pourvue d’une racine pivotante et d’une base ligneuse branchue portant plusieurs rosettes de feuilles plates linéaires. À partir du centre de chaque rosette se développe une tige florale dressée atteignant une hauteur de 25 cm. Les petites fleurs roses sont portées sur un capitule dense presque sphérique. Les fleurs sont soutenues par deux ensembles de bractées scarieuses; le tube du calice est glabre et distinctement lobé.

 

Répartition

Bien que l’espèce soit largement répartie, le seul endroit où la présence de cette sous‑espèce soit connue est la rive sud du lac Athabasca, en Saskatchewan, où elle pousse dans les trois grands champs de dunes, (1) les dunes de William River situées entre le ruisseau Ennuyeuse et la rivière William, (2) les dunes de Thomson Bay situées entre la rivière William et le lac Cantara, (3) les dunes de MacFarlane River situées immédiatement à l’ouest de la rivière MacFarlane, et celles plus petites du lac Archibald.

 

Habitat

L’arméria de l’Athabasca est restreinte aux dépressions interdunaires et aux landes de gravier.

 

Biologie

On sait peu de choses de la biologie de cette sous‑espèce. Les jeunes plants s’établissent sur les pavages de gravier et dans les dépressions interdunaires mouillées ou humides. Les individus qui poussent dans les dépressions interdunaires sont de jeunes plantes vigoureuses qui finissent par être recouvertes par les sables mobiles. On ne trouve de vieilles plantes que sur les pavages de gravier, qui sont relativement stables.

 

Taille et tendances des populations

La population de cette sous‑espèce est très réduite, mais il est impossible de la quantifier de façon précise ou d’évaluer ses tendances en l’absence de données quantitatives. Cette sous‑espèce n’existe que sous la forme de petites populations ou d’individus isolés. Les pavages de gravier qui forment son principal habitat sont eux‑mêmes relativement peu communs, et ils portent une végétation très clairsemée. Par conséquent les plantes qui croissent sur ces pavages de gravier sont parmi les espèces les moins communes des dunes de sable de l’Athabasca. On pense que cette sous‑espèce est l’une des plantes endémiques les moins fréquentes vivant dans les dunes de sable. Il n’existe que 18 spécimens de ce taxon dans les herbiers.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Les véhicules tous terrains à usage récréatif ont été identifiés comme une menace pour les dunes de sable et les espèces qui leur sont endémiques. À l’avenir, l’accroissement du nombre de visiteurs et les pressions en faveur d’une activité d’exploration minière pourraient engendrer d’autres menaces; cependant les activités récréatives, notamment la pratique du canot, pourront être restreintes aux zones accessibles par voie d’eau.

 

Importance de l’espèce

Cette sous‑espèce endémique au Canada se distingue principalement par son aire de répartition limitée.

 

Protection existante ou autre désignation de statut

La protection dont bénéficie cette sous‑espèce vient principalement du fait qu’elle se situe dans le parc provincial Athabasca Sand Dunes.

 

Résumé du rapport de situation

L’Arméria de l’Athabasca est l’une des dix plantes vasculaires endémiques connues de la région des dunes de sable du lac Athabasca, dans le Nord‑Ouest de la Saskatchewan. C’est l’une des plantes endémiques les moins fréquentes que l’on trouve à cet endroit, et son habitat est localisé et fragile. Bien que les dunes de sable de l’Athabasca soient protégées à l’intérieur d’un parc naturel provincial, on peut penser que les pressions liées à l’exploitation minière et au tourisme rendront nécessaire une vigilance constante.