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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le crapet sac-à-lait au Canada – Mise à jour

Biologie

Généralités

L’âge maximal connu est de 8 ans; la taille et le poids maximaux connus sont respectivement de 284 mm et de 500 g (Coker et al., 2001). La taille et le poids des individus pris dans le parc national de la Pointe-Pelée en 2002 et en 2003 (n = 657) variaient respectivement de 26 à 300 mm et de 1 à 236 g (H. Surette, University of Guelph, comm. pers.). Les mâles ont tendance à être plus gros que les femelles, mais aucune différence n’a été observée entre les sexes en ce qui concerne la croissance (Carlander, 1969). Un histogramme illustrant la fréquence des tailles des individus pris dans le parc national de la Pointe-Pelée indique que la population qui s’y trouve compte probablement au moins cinq classes d’âges (figure 4).

Reproduction

Le crapet sac-à-lait atteint la maturité à 2 ans ou lorsqu’il mesure 89 mm. La taille semble être un facteur plus important que l’âge pour la maturité (Carlander, 1969, Coker et al., 2001).

La fraye a lieu au printemps, lorsque l’eau atteint des températures entre 18 et 32 °C (Lane et al., 1996c). Les nids sont construits sur un fond mou et boueux, souvent parmi des algues ou des racines exposées de plantes vasculaires. Les œufs sont déposés dans les nids, qui sont tapissés d’une couche de vase ou de détritus, et protégés et ventilés par le mâle (Lane et al., 1996c; Coker et al., 2001). L’éclosion se produit après 34,5 heures, à une température de 25 à 26 °C (Becker, 1983).

Le crapet sac-à-lait peut se reproduire avec d’autres espèces de Lepomis, comme le crapet-soleil (L. gibbosus), le crapet arlequin (L. macrochirus) et le crapet de roche (Lane et al., 1996a, 1996c). En 2002, un crapet sac-à-lait a été observé sur un nid en compagnie d’un crapet-soleil dans le parc national de la Pointe-Pelée (H. Surette, University of Guelph, comm. pers.).

Figure 4. Histogramme illustrant la fréquence des tailles des individus (n = 332) pris (et remis à l’eau vivants) dans le parc national de la Pointe-Pelée en 2002 et en 2003. Les cinq colonnes identifiées par des flèches représentent probablement les classes d’âges de 0 à 4 ans.

Figure 4.  Histogramme illustrant la fréquence des tailles des individus (n = 332) pris (et remis à l’eau vivants) dans le parc national de la Pointe-Pelée en 2002 et en 2003

Survie

L’âge maximal connu est de 8 ans (Coker et al., 2001). On ne connaît pas le taux de survie.

Déplacements et dispersion

Selon une étude des tendances des déplacements du crapet sac-à-lait et de quatre autres Centrarchidés réalisée dans un cours d’eau du Tennessee, le crapet sac-à-lait semble relativement sédentaire comparativement aux autres Centrarchidés (Gatz et Adams, 1994). 

Alimentation et relations interspécifiques

Le crapet sac-à-lait se nourrit à la fois dans les zones pélagiques et dans les zones benthiques. Il mange des crustacés et des larves d’insectes aquatiques lorsqu’il est petit, puis des écrevisses et des mollusques lorsqu’il est plus gros (Carlander, 1969; Becker, 1983; Coker et al., 2001).

L’espèce est très répandue dans le parc national de la Pointe-Pelée, où l’on ne trouve pas le crapet vert (L. cyanellus). Elle est toutefois absente du marais Hillman adjacent, où le crapet vert est abondant (N.E. Mandrak, données inédites). Contrairement à la plupart des espèces de crapets, ces deux poissons sont hautement piscivores à l’âge adulte (Coker et al., 2001). D’autres recherches doivent être effectuées pour déterminer si cela est dû à des relations interspécifiques, à des facteurs abiotiques (par exemple des tolérances différentes à la turbidité et à l’envasement [Trautman, 1981]) ou à des antécédents différents de colonisation.

Comportement et adaptabilité

Le crapet sac-à-lait tolère les faibles teneurs en oxygène caractéristiques des eaux polluées (Carlander, 1969; NatureServe, 2003).