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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’anguille d'Amérique au Canada

AEED 5 - Arctique de l’est (Labrador)

Les données sur les anguilles du Labrador sont rares. Des relevés par pêche électrique et au verveux ont été menés dans tout le bassin de la rivière English au cours des six dernières années (1999‑2005). Dans ce bassin, les eaux s’écoulent vers l’est et se jettent dans la baie de Kaipokok. La partie inférieure du bassin est dominée par l’étang de la rivière English (Clarke et al., 2004). Les seules anguilles capturées depuis 1999 (n = 3) se trouvaient dans le tronçon inférieur du réseau en 2004. Cette partie de la rivière se caractérise par des canaux anastomosés créés par des îles et présente une prédominance de substrat de galets et de gravier (Clarke et al., 2004). Dans ce contexte, et bien que des anguilles soient certainement capables d’habiter cette région, et l’habitent dans les faits, elles semblent rares (K. Clarke, MPO, comm. pers.). Ces prises étendent vers le nord les limites de l’aire connue de répartition canadienne de l’espèce (figures 3 et 23).

 

Composantes canadiennes d’anguilles dans le contexte nord-américain

L’effondrement du stock d’anguilles d’Amérique dans le haut Saint-Laurent et dans le lac Ontario force à s’interroger sur l’importance relative de cette composante pour l’ensemble de l’espèce. Il serait utile de savoir, plus précisément, pour la période antérieure à l’effondrement de ce stock, quelle était la proportion du nombre total d’œufs pondus dans l’aire de fraye qui provenait des anguilles ayant utilisé le haut Saint-Laurent et le lac Ontario comme habitat de croissance. Il serait bon de connaître aussi la contribution relative de toutes les composantes canadiennes d’anguilles à la ponte totale dans l’aire de fraye.

Il n’existe pas de moyen rigoureux de calculer ces proportions, mais deux méthodes permettent d’arriver à une première approximation. L’une repose sur le débit fluvial (Castonguay, 1994a) et l’autre, sur les débarquements commerciaux.

 

Contribution de la composante d’anguilles du Saint-Laurent – Méthode du débit

Des études menées en laboratoire ont démontré l’attraction qu’exercent sur les civelles transparentes les milieux à salinité faible et les composés chimiques organiques naturels présents dans les eaux fluviales (Miles, 1968, Tosi et al., 1988; Sola, 1995). Au vu de la chimiosensibilité aiguë des anguilles, il semble probable que les anguillettes arrivant de l’océan recourent aux caractéristiques chimiques des panaches fluviaux pour localiser les rivières. Comme les rivières à fort débit produisent de plus grands panaches, il est plausible que le nombre de jeunes anguilles attirées par une rivière soit fonction du débit de celle-ci. La méthode du débit fluvial suppose que le nombre d’anguillettes recrutées dans les réseaux hydrographiques est directement fonction du débit à l’embouchure de la rivière.

Des études de l’anguille d’Europe ont démontré que certaines civelles transparentes capturées au large préféraient demeurer en eau salée quand elles avaient un choix de salinités (Édeline et Élie, 2004). Ce sont probablement ces anguilles qui colonisent les baies d’eau salée et les parties inférieures des estuaires. Cependant, même les anguilles qui préfèrent les eaux salées ont besoin d’un mécanisme pour trouver la côte, car les eaux marines du large ne constituent pas un habitat de croissance convenable. Il est plausible que ces anguilles trouvent la côte en détectant, par des moyens chimiques, les panaches fluviaux et, plus le débit est élevé, plus le nombre des anguilles attirées sera grand. Ainsi, on peut élargir l’hypothèse de base de la méthode du débit fluvial pour dire que le recrutement de jeunes anguilles dans une zone continentale est fonction directe du débit fluvial total de cette région.

La méthode du débit suppose que le recrutement n’est pas lié à la quantité d’habitats d’amont accessibles, car les anguillettes attirées vers l’embouchure d’un cours d’eau ne peuvent pas savoir quelle proportion d’habitat est accessible dans le réseau. Cette méthode suppose aussi que la survie cumulée entre le recrutement vers l’habitat continental et le retour à l’aire de fraye ne varie pas d’une région à une autre.

L’existence d’un grand nombre de signalements historiques d’anguilles d’Amérique dans le bassin versant du Mississippi permet de penser que ce bassin a déjà été un élément important de l’aire historique de répartition de l’espèce (Casselman, 2003). Il est possible toutefois que ce ne soit plus le cas. La méthode du débit a donc été appliquée selon deux hypothèses différentes, l’une voulant que l’aire de répartition de l’anguille d’Amérique exclue le bassin du Mississippi et l’autre, qu’elle l’inclue.

Le tableau 3 montre les débits totaux estimés des grandes zones de croissance de l’anguille en Amérique du Nord. Le débit du fleuve Saint-Laurent est estimé pour Baie-Comeau. L’eau qui s’écoule devant Baie-Comeau englobe le débit des tributaires de la partie ouest de l’AEED 2. Le débit à Baie-Comeau est utilisé parce que cet endroit se trouve près de l’embouchure du fleuve et représente donc l’eau qui attire les civelles transparentes et pigmentées dans le réseau du fleuve Saint-Laurent. Ainsi, dans l’analyse du débit du bassin du fleuve Saint-Laurent, on inclut l’AEED 1, les eaux de l’ouest de l’AEED 2 qui se jettent dans l’estuaire du Saint-Laurent, et les eaux étatsuniennes qui s’écoulent vers le Saint-Laurent.

 

Tableau 3. Contribution relative des aires de croissance l’anguille d’Amérique à la production totale d’œufs, selon l’hypothèse de proportionnalité du nombre d’anguilles argentées relativement au débit moyen d’eau douce.
RégionDébit
moyen
(m3sec-1)A
Parmi
les

angui-
lles
argen-
tées,
pour-
centage
de
feme-
llesB
Aire de
répar-
tition
excluant
le
bassin
du
Missi-
ssippiC

Nom-
bre
relatif
d’angui-
lles
pro-
duitesD

Total
Aire de
répar-
tition
excluant
le

bassin
du
Missi-
ssippiC

Nom-
bre
relatif
d’angui-
lles
pro-
duitesD

Fe-
melles
Aire de
répar-
tition
excluant
le
bassin
du
Missi-
ssippiC

Nombre
relatif
d’œufs
pro-
duits

(M)E
Aire de
répar-
tition
excluant
le
bassin

du
Missi-
ssippiC

% de la

pro-
duction
totale
d’œufs
Aire de
répar-
tition
incluant
le
bassin
du
Missi-
ssippi

Nombre
relatif
d’angui-
lles
argen-
tées

pro-
duitesD

Total
Aire de
répar-
tition
incluant
le
bassin
du
Missi-
ssippi

Nombre
relatif
d’angui-
lles
argen-
tées
pro-
duitesD

Femelles
Aire de
répar-
tition
in-
cluant

le
bassin
du
Missi-
ssippi

Nom-
bre
relatif
d’œufs
pro-
duits

(M)E
Aire
de
répar-
tition
in-
cluant
le
bassin
du
Missi-
ssippi

%
de la
pro-
duc-
tion
totale
d’œufs
Bassin
du
Saint-
Laurent

(incl.
AEED 1,
AEED 2
ouest et
drainage

des
É.-U.
vers le
Saint-
Laurent
16 8001001 5021 50220 02567,21 5021 50220 02560,3
AEED 2
est et
centre,
AEED 3,
AEED 4,
AEED 5
13 18097,81 1781 1527 72125,91 1781 1527 72123,3
Canada     93,1   83,6
Littoral
est
des
É.-U.
11 18665,51 0006552 0586,91 0006552 0586,2
Bassin
du
Missi-
ssippi
18 43465,50000,01 6481 0793 39110,2
Total
excluant
le
Missi-
ssippi
44 078   29 804100    
Total
incluant
le
Missi-
ssippi
65 512       33 195100,0

A)            Sources de données :

  • bassin du Saint-Laurent : débit à Baie Comeau, Anon., 1996;
  • AEED 2 centre et est, AEED 3, AEED 4 et AEED 5 mesurés au planimètre d’après la figure 2 (699 645 km²; Caissie, soumis pour publication);
  • littoral est des États-Unis, Sutcliffe et al., 1976;
  • bassin du Mississippi, Anon., 2006.

B)            À partir de la moyenne régionale des données sur le rapport mâles-femelles compilé par Nilo et Fortin (2001). Le pourcentage de femelles dans le bassin du Mississippi, pour lequel on ne dispose pas de données, est présumé semblable à celui du littoral est des États-Unis.

C)            Le bassin du Mississippi englobe le bassin du Missouri.

D)           La production d’anguilles argentées est en relation avec la production du littoral est des États-Unis, qui est arbitrairement établie à 1 000.

E)            La fécondité dans le Saint-Laurent est tirée de la moyenne de deux mesures moyennes des anguilles de l’AEED 1 (14,5 M et 13,3 M) et d’une de l’AEED 2 ouest (13,3 M) (Tremblay, 2004). La fécondité ailleurs au Canada est la moyenne de deux mesures du golfe du Saint-Laurent (6,5 M et 6,9 M, Tremblay, 2004). La fécondité aux États-Unis (3,1 M) est tirée de la relation longueur-fécondité de Bargin et McCleave (1997), appliquée à la longueur moyenne des anguilles argentées femelles du littoral de l’est des États-Unis (585 mm), tel que compilée par Nilo et Fortin, 2001.

L’importance de la ponte dépend du nombre d’anguilles, du rapport mâles-femelles et de la fécondité. Le nombre d’anguilles argentées produites, relativement à la production du littoral oriental des États-Unis, figure au tableau 3. À cette fin, la production du littoral des États-Unis est arbitrairement établie à 1 000 anguilles. La production relative de chaque région est calculée par comparaison du débit de cette région avec celui du littoral oriental des États-Unis. Le débit moyen du bassin du Saint-Laurent, par exemple, est de 16 800 m3/sec-1, et le débit moyen du littoral des États-Unis, de 11 186 m3/sec-1. Le nombre d’anguilles argentées produites par le Saint-Laurent, relativement à la production du littoral des États-Unis, revient donc à 1 000 x 16 800/11 186 = 1 502.

Le nombre relatif d’anguilles argentées produites est multiplié par la proportion d’anguilles argentées femelles dans les diverses régions afin d’arriver au nombre relatif d’anguilles argentées femelles. Les anguilles du réseau du fleuve Saint-Laurent sont pratiquement toutes des femelles. D’après les valeurs régionales moyennes de la compilation du rapport mâles-femelles de Nilo et Fortin (2001), 97,8 p. 100 des anguilles argentées de l’AEED 2, de l’AEED 3, de l’AEED 4 et de l’AEED 5 sont des femelles, et 65,5 p. 100 des anguilles argentées du littoral des États-Unis sont des femelles (tableau 3).

On détermine le nombre relatif d’œufs produits en multipliant le nombre relatif d’anguilles argentées femelles par les fécondités moyennes. Les taux de fécondité des anguilles de l’AEED 1, mesurés à deux endroits, et le taux de fécondité des anguilles de la rivière du Sud-Ouest, qui se jette du côté sud de l’estuaire du Saint-Laurent, dans l’AEED 2, sont calculés pour de grosses anguilles dont la taille est typique du réseau du Saint-Laurent (Tremblay, 2004). La moyenne de ces valeurs donne la fécondité du fleuve Saint-Laurent (tableau 3). Les anguilles argentées mesurées dans deux affluents de la rive nord, dans l’AEED 2, sont typiques des tailles trouvées à l’Île‑du-Prince‑Édouard, en Nouvelle-Écosse et à Terre‑Neuve (tableau 2). La majeure partie de l’AEED 2 se situe sur la rive nord de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent (figure 3). Ainsi, la fécondité des secteurs du centre et de l’est de l’AEED 2, de l’AEED 3, de l’AEED 4 et de l’AEED 5 est présumée correspondre à la moyenne des deux mesures de la fécondité dans le golfe du Saint-Laurent (Tremblay, 2004). La fécondité estimée pour les États-Unis est tirée de la relation fécondité-longueur établie par Barbin et McCleave (1997), appliquée à la longueur moyenne des anguilles argentées femelles sur le littoral oriental des États-Unis, selon la compilation de Nilo et Fortin (2001).

Selon la méthode du débit, le bassin du Saint-Laurent contribue pour 67,2 p. 100 à la ponte de l’espèce si l’aire de répartition ne comprend pas le bassin du Mississippi, et à 60,3 p. 100 de la ponte si l’aire de répartition comprend le Mississippi (tableau 3).

Un certain nombre de facteurs limitent le degré de confiance de ce résultat. Ils sont résumés ci-dessous.

L’hypothèse selon laquelle le recrutement est directement proportionnel au débit repose sur la prémisse que les anguillettes qui se trouvent dans l’océan peuvent toutes accéder avec la même facilité aux zones continentales de croissance. Celles de ces zones qui sont proches de l’aire de fraye et font directement face à l’océan Atlantique (p. ex. le littoral oriental des États-Unis) n’exigent qu’un trajet direct et bref depuis l’aire de fraye. Les habitats qui ouvrent sur des golfes semi-fermés éloignés de l’aire de fraye (p. ex. les bassins du Saint-Laurent et du Mississippi) appellent un trajet long et tortueux. Il est peu probable qu’une relation linéaire entre le débit et le recrutement puisse s’appliquer à un ensemble d’habitats qui diffèrent fortement quant à la distance et à l’itinéraire depuis l’aire de fraye. En Europe, l’influx de civelles transparentes est intense dans la partie centrale de l’aire de répartition continentale de l’espèce, mais nettement plus modeste vers les limites de cette aire de répartition (Dekker, 2000; Knights, 2003). À moindre échelle, Jessop (1998b) a conclu que le débit n’expliquait pas l’effectif de la remonte de civelles dans deux rivières de la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse.

Si le bassin des recrues disponibles pour coloniser le fleuve Saint-Laurent est réduit par le caractère long et indirect du parcours, la méthode du débit surestime l’importance relative du Saint-Laurent dans la production d’œufs de l’espèce. Pour illustrer cette erreur potentielle, on peut supposer que le recrutement dans le fleuve Saint-Laurent n’est que de 50 p. 100 de ce qu’il serait s’il était directement proportionnel au débit. Selon ce scénario, le Saint-Laurent produirait 50,6 p. 100 du total des œufs si l’on suppose que l’aire de répartition exclut le bassin du Mississippi, et 43,2 p. 100 du total des œufs si le Mississippi en fait partie. Si le recrutement dans le Saint-Laurent était de 25 p. 100 seulement, la production d’œufs du Saint-Laurent représenterait 33,9 p. 100 du total sans le Mississippi et 27,5 p. 100 du total avec le Mississippi.

Une salinité faible et la présence de composés chimiques organiques semblent attirer les anguillettes arrivant de la mer (Miles, 1968; Tosi et al., 1988; Sola, 1995). L’importance relative, par contre, de ces deux facteurs n’est pas connue. Miles (1968) a démontré que l’attrait que présentent pour les anguilles les composés organiques naturels varie selon les rivières de la Nouvelle-Écosse. Si ces composés constituent un attrait de premier plan pour les anguilles en mer, la variabilité des propriétés des propriétés chimiques naturelles des panaches fluviaux peut invalider la relation linéaire supposée entre le débit et le recrutement.

La méthode du débit suppose que la mortalité naturelle cumulée est la même dans toutes les régions. Les anguilles qui grossissent en eau douce passent au stade argenté beaucoup plus tard que celles qui grossissent dans des eaux saumâtres ou salées (Lamson et al., soumis pour publication). Si la mortalité naturelle, sur une base annuelle, est la même dans tous les habitats, alors la mortalité cumulée au stade argenté doit être nettement plus élevée dans les habitats d’eau douce. À l’opposé, les anguilles qui grossissent en eau salée peuvent payer d’une mortalité plus élevée leur grossissement rapide, de telle façon que la mortalité cumulée entre les types d’habitats serait la même. Dans les bassins du Saint-Laurent et du Mississippi, l’habitat de grossissement est dulcicole. Dans les autres régions, il est constitué d’un mélange d’eaux salées et d’eaux douces. Ainsi, toute différence dans la mortalité cumulative en fonction de la salinité de l’habitat de grossissement mène à des erreurs d’estimation de la production relative d’œufs du bassin du fleuve Saint-Laurent.

Les anguilles argentées qui s’échappent des eaux continentales doivent voyager, pour frayer, jusqu’à la mer des Sargasses. Les taux différentiels de survie à ce voyage introduisent des erreurs dans l’estimation de la production relative d’œufs. Les anguilles argentées qui quittent le fleuve Saint-Laurent risquent d’avoir un moindre taux de survie que celles qui quittent le littoral oriental des États-Unis, car elles ont à parcourir une plus grande distance. Par contre, les anguilles du Saint-Laurent peuvent jouir d’un meilleur taux de survie parce qu’elles sont grosses et que les gros poissons, normalement, ont un taux de mortalité inférieur à celui des petits poissons.

La méthode du débit suppose qu’il n’existe pas de variation interrégionale dans l’effet qu’ont la qualité et l’accessibilité de l’habitat sur la production d’anguilles argentées. L’accès peut être bloqué par des obstacles naturels et artificiels. Il est aussi affecté par la distance, car la densité d’anguilles dans un système décline normalement à mesure qu’augmente la distance de l’embouchure du cours d’eau (Moriarty, 1987). L’hypothèse selon laquelle les effets de l’habitat seraient comparables dans toutes les régions est peu plausible. En particulier, la production dans le bassin du fleuve Saint-Laurent, un réseau tout en longueur semé d’obstacles dans son bras principal et dans ses tributaires, et de plus dépourvu d’habitat marin, peut être davantage affectée par des problèmes d’habitat que la production dans des régions où se trouvent des habitats marins faciles d’accès. La méthode du débit ne tient pas compte non plus des effets des pêches commerciales sur la production d’anguilles argentées. L’effort commercial de pêche varie selon la région géographique, et de très vastes zones du Canada et des États-Unis demeurent inexploitées.

La fiabilité de l’analyse est limitée par le peu de données disponibles sur le rapport mâles-femelles et sur la fécondité. Les rapports des sexes des anguilles risquent d’être biaisés du fait de la sous-représentation des mâles à cause de la sélectivité par taille des engins. Les données sur la fécondité du golfe du Saint-Laurent sont utilisées pour les eaux étatsuniennes parce qu’aux États-Unis, il n’existe pas de données publiées sur la fécondité.