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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’anguille d'Amérique au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

L’anguille d’Amérique est une espèce catadrome largement répartie dans les eaux douces (lacs et cours d’eau), les estuaires et les eaux marines côtières, sur plus de 50 degrés de latitude (de 5° à 63°), de la côte ouest de l’Atlantique Nord (figure 2), soit du Venezuela au Groenland et à l’Islande (Scott et Crossman, 1973; Tesch, 1977; Helfman et al., 1987).

Figure 2. Aire de répartition mondiale (Lee, 1980).

Figure 2. Aire de répartition mondiale (Lee, 1980).

 

Aire de répartition canadienne

L’aire de répartition historique de l’anguille d’Amérique au Canada englobe toutes les eaux douces accessibles, les estuaires et les eaux marines côtières accessibles liées à l’océan Atlantique, jusqu’au milieu de la côte du Labrador (figure 3). Les jeunes anguilles en provenance des frayères et les anguilles argentées qui en reviennent occupent les plates-formes continentales. On trouve fréquemment des anguilles jusqu’à l’inlet Hamilton et au lac Melville (Labrador) (53°15’N; 60°10’O; Scott et Crossman, 1973). On en a aussi trouvé plus loin au nord, dans la rivière English (baie de Kaipokok : 54°58’N; 59°45’O; K.D. Clarke, MPO, comm. pers.).

Figure 3. Aire de répartition géographique de l’anguille d’Amérique au Canada (d’après Mandrak et Crossman, 1992).

Figure 3. Aire de répartition géographique de l’anguille d’Amérique au Canada (d’après Mandrak et Crossman, 1992).

Les chutes Niagara forment la limite naturelle de l’aire de l’anguille d’Amérique dans les Grands Lacs. Les occurrences signalées dans les bassins versants des Grands Lacs d’amont (Lacs Érié, Huron et Supérieur) résultent d’une dispersion récente empruntant les canaux Érié et Welland (Scott et Crossman, 1973). Ces signalements devraient probablement être considérés comme des introductions (figure 3).

La zone d’occurrence dans chaque AEED a été mesurée selon la définition du COSEPAC : superficie délimitée par un polygone sans angles concaves comprenant la répartition géographique de toutes les composantes connues d’une espèce. Le tracé des polygones ne comprend ni les trajets de migration ni les zones occupées par des individus errants. La zone d’occurrence a été mesurée au planimètre à partir de la figure 3. Les zones d’occurrence couvrent 391 515 km2 dans l’AEED 1, 546 122 km2 dans l’AEED 2, 292 923 km2 dans l’AEED 3, 177 586 km2 (10,6 p. 100) dans l’AEED 4 et 75 472 km2 (5,4 p. 100) dans l’AEED 5. La zone d’occurrence pour l’aire de répartition canadienne couvre 2 065 932 km2. La zone d’occupation ne concerne que l’habitat aquatique. Comme l’anguille d’Amérique fréquente les plates-formes continentales pendant la migration, on a envisagé d’établir une zone tampon de 370 km (200 milles marins) depuis le rivage. Dans le lac Ontario, seule la zone se trouvant entre le rivage et l’isobathe de 10 m a été prise en compte. Cette zone d’occupation a été calculée par Verreault et al. (2004). Les zones d’occupation des AEED 1 à 5 et du Canada sont, respectivement, de 97 400, 161 400, 635 200, 627 500, 130 700, et 1 653 200 km².