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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’anguille d'Amérique au Canada

AEED 3 - Maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île du Prince Édouard, secteurs du centre et du sud de la Gaspésie, au Québec)

Figure 15. Stations de collecte des données dans l’aire écologique d’eau douce 3 (Maritimes).

Figure 15. Stations de collecte des données dans l’aire écologique d’eau douce 3 (Maritimes).

 

Indices de recrutement

Il existe des estimations des influx de civelles dans les rivières pour deux sites de la Nouvelle-Écosse. La série sur l’abondance des civelles dans la rivière East, à Sheet Harbour, est la plus longue qui soit disponible pour l’espèce. Le recrutement annuel est passé entre 1989 et 1999, sans tendance, de 0,1 à 0,5 million de civelles (figure 16; Jessop, 2003a). Dans la rivière East, à Chester, la remonte totale de civelles a atteint une pointe de 1,7 million en 2002. Comme les périodes de chevauchement des deux séries sont fortement corrélées, il est possible d’en tirer un indice combiné de 13 ans. Le recrutement de civelles a affiché une variabilité interannuelle, mais n’a pas donné de signe de déclin entre 1989 et 2002.

Figure 11.      (A) Dénombrements des civelles dans deux rivières de la Nouvelle-Écosse (d’aprèsR. Bradford, MPO) : la rivière East à Sheet Harbour (de 1989 à 1999) et la rivière East à Chester (de 1996 à 2002); (B) CPUE des permis commerciaux de pêche de la civelle (de 1996 à 2005; données de 2005 incomplètes).

Figure 11.      (A) Dénombrements des civelles dans deux rivières de la Nouvelle-Écosse (d’aprèsR. Bradford, MPO) : la rivière East à Sheet Harbour (de 1989 à 1999) et la rivière East à Chester (de 1996 à 2002); (B) CPUE des permis commerciaux de pêche de la civelle (de 1996 à 2005; données de 2005 incomplètes).

En 1989, deux premiers permis ont été délivrés pour la pêche expérimentale de civelles de l’anguille d’Amérique dans le cours inférieur des rivières qui se jettent dans la baie de Fundy, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. Ils ont été suivis, en 1996, de sept permis commerciaux (Jessop, 1998b). À l’intérieur d’une région géographique donnée, les prises dépendent de l’abondance des civelles, de l’effort de pêche et de la capturabilité des civelles (disponibilité, efficacité de la pêche selon les types d’engins) ainsi que de la distribution des civelles sur l’ensemble de la remonte. Les CPUE de civelles (kilogrammes pris par heure de pêche) sont allés en montant de 1996 jusqu’à une pointe en 2000 et, par la suite, ont décliné (figure 16).

 

Indices d’abondance des juvéniles

Les indicateurs d’abondance indépendants des pêches remontant le plus loin, pour l’anguille d’Amérique, viennent des relevés par pêche électrique des salmonidés menés dans les rivières Restigouche, Miramichi et Margaree, dans les Maritimes. Les relevés ont été menés à des sites fermés par des filets de retenue et à des sites ouverts dépourvus de barrière. Les densités ont été estimées, là où c’était possible, par la méthode d’épuisement ou par les rapports moyens des dénombrements des populations totales tirées de sites où avait été appliquée la méthode de retraits successifs. Les densités, ces dernières années, ont généralement été inférieures à la moyenne à long terme. Les densités moyennes (anguilles par 100 m2) de la rivière Restigouche ont eu une pointe en 2001 et 2002, mais les densités enregistrées au cours de l’année précédente et de l’année suivante étaient inférieures à la moyenne à long terme (figure 17; Cairns et al., soumis pour publication). Dans la rivière Miramichi, les densités d’anguille ont varié sans régularité dans les années 1950 et 1960, affichant une pointe au début des années 1970, et ont ensuite décliné pour atteindre un minimum à la fin des années 1980. Elles ont depuis ce temps connu un modeste rétablissement, mais demeurent bien en deçà de la moyenne à long terme (Cairns et al., soumis pour publication). Les densités d’anguille mesurées par pêche électrique dans la Miramichi (figure 17) montrent des tendances semblables à celles des débarquements dans la partie sud du golfe du Saint-Laurent depuis les années 1970 (figure 18). Les densités de la rivière Margaree ont affiché une pointe au début des années 1960, une pointe moins marquée dans les années 1970 et, par la suite, ont décliné jusqu’à atteindre des niveaux très bas (figure 17).

Figure 17.      Nombre moyen d’anguilles (± ET) par 100 m² dans trois rivières du sud du golfe du Saint-Laurent, estimé d’après des relevés par pêche électrique (d’après D.K. Cairns, MPO)

Figure 17.      Nombre moyen d’anguilles (± ET) par 100 m² dans trois rivières du sud du golfe du Saint-Laurent, estimé d’après des relevés par pêche électrique (d’après D.K. Cairns, MPO) :

(A)           Rivière Restigouche (de 1972 à 2003);

(B)           Rivière Miramichi (de 1952 à 2003);

(C)          Rivière Margaree (de 1957 à 2003).

Il existe des indices, obtenus par pêche électrique, pour plusieurs rivières de la région Scotia-Fundy (figure 19). Les rivières Hammond, Kennebecasis, Nashwaak et Keswick se trouvent dans le bassin inférieur du fleuve Saint-Jean (figure 15). Pour la plupart, les premières études ont été faites à des stations fermées (enclos) et les études les plus récentes, à des stations ouvertes. Les résultats obtenus par ces deux méthodes ne peuvent faire l’objet d’une comparaison directe. Ils peuvent aussi être affectés par l’irrégularité des déclarations de prises accessoires d’anguilles. On ne dégage en général aucune tendance temporelle constante selon une méthode ou l’autre (station ouverte ou fermée) dans les sites du Nouveau-Brunswick. Dans les trois sites néo-écossais, la série de données obtenues par pêche électrique marque un déclin depuis la fin des années 1990.

Indices d’abondance de l’anguille jaune

En majorité, les anguilles récoltées dans les Maritimes sont des anguilles jaunes. L’unique pêche commerciale permise sur l’Île‑du‑Prince‑Édouard est la pêche au verveux. Un programme de registres de pêche en vigueur depuis 1996 permet de recueillir des données sur l’effort et les débarquements. De trois à sept pêcheurs commerciaux d’anguille se portent volontaires, chaque année, pour prendre part au programme. Pour chaque jour de la saison de pêche, ils consignent le nombre de verveux mouillés, la prise totale d’anguilles de taille inférieure à la taille réglementaire (moins de 50,8 cm, âge moyen de 4,9 ± 1,2 ans) et d’anguilles de taille réglementaire (anguilles « légales ») (D.K. Cairns, MPO, obs. pers.).

Les CPUE d’anguilles non réglementaires ont connu une pointe en 1999, ont baissé et remonté depuis, tandis que les CPUE d’anguilles de taille légale de la pêche au verveux pratiquée à l’Île‑du‑Prince‑Édouard ont augmenté entre 1996 et 2004 (figure 20). La hausse des CPUE correspond à la tendance récente à la hausse des débarquements déclarés sur le littoral du golfe au Nouveau-Brunswick et à l’Île‑du‑Prince‑Édouard (figure 18).

Figure 18.  Débarquements déclarés d’anguilles d’Amérique, en tonnes, en Ontario (Casselman, 2003, mis à jour par J.M. Casselman, MRNO), au Québec (Caron et al., soumis pour publication), dans le sud du golfe du Saint-Laurent (D.K. Cairns, MPO), dans la région Scotia-Fundy (R. Bradford, MPO), à Terre-Neuve (M. O’Connell, MPO), au Canada et en Amérique du Nord. Plusieurs facteurs influent sur les débarquements. S’il désire trouver des explications précises, le lecteur est invité à consulter les sources originales.

Figure 18.  Débarquements déclarés d’anguilles d’Amérique, en tonnes, en Ontario (Casselman, 2003, mis à jour par J.M. Casselman, MRNO), au Québec (Caron et al., soumis pour publication), dans le sud du golfe du Saint-Laurent (D.K. Cairns, MPO), dans la région Scotia-Fundy (R. Bradford, MPO), à Terre-Neuve (M. O’Connell, MPO), au Canada et en Amérique du Nord. Plusieurs facteurs influent sur les débarquements. S’il désire trouver des explications précises, le lecteur est invité à consulter les sources originales.

Figure 19.      Moyenne arithmétique annuelle ( ± ET, erreur standard) du nombre d’anguilles d’Amérique par 100 m2 à la première passe des relevés par pêche électrique à des stations fermées et ouvertes de rivières du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse qui se jettent dans la baie de Fundy et dans l’océan Atlantique.

Figure 19.      Moyenne arithmétique annuelle ( ± ET, erreur standard) du nombre d’anguilles d’Amérique par 100 m2 à la première passe des relevés par pêche électrique à des stations fermées et ouvertes de rivières du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse qui se jettent dans la baie de Fundy et dans l’océan Atlantique.

Figure 20.     CPUE : (A) Anguilles de taille non réglementaire, et (B) anguilles de taille réglementaire, prises au verveux par des pêcheurs commerciaux à l’Île-du-Prince‑Édouard (de 1996 à 2004; d’après D.K. Cairns, MPO).

Figure 20.     CPUE : (A) Anguilles de taille non réglementaire, et (B) anguilles de taille réglementaire, prises au verveux par des pêcheurs commerciaux à l’Île-du-Prince‑Édouard (de 1996 à 2004; d’après D.K. Cairns, MPO).