Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rorqual à bosse au Canada

Résumé

Rorqual à Bosse

Megaptera Novaeangliae

 

Description

Le rorqual à bosse est l’un des plus grands cétacés, sa longueur atteignant habituellement 13 m chez les mâles et 14 m chez les femelles.Les rorquals à bosse sont facilement reconnaissables à leur dos sombre, à leur grande taille, à leurs nageoires pectorales extrêmement longues (près du tiers de la longueur du corps), à leur tendance à faire émerger leur queue lorsqu’ils plongent, ainsi qu’à leurs fréquents sauts hors de l’eau.

 

Répartition

Le rorqual à bosse est présent dans les eaux tropicales, tempérées et subpolaires du monde entier.Au Canada, on le trouve le long des côtes Est et Ouest. À l’est, son aire s’étend vers le nord jusqu’au Labrador, alors que sur la côte Ouest, elle va jusqu’au Nord-Ouest de l’Alaska. Le rorqual à bosse a longtemps été qualifié d’espèce côtière, mais des données acoustiques récentes montrent que certains individus sont bel et bien présents en haute mer pendant des périodes où ils ne sont pas censés migrer. Le rorqual à bosse, comme la plupart des autres cétacés à fanons, effectue des migrations saisonnières entre les zones estivales d’alimentation des hautes latitudes et les zones hivernales de reproduction et de mise bas des basses latitudes. Ainsi, les eaux canadiennes servent surtout à l’alimentation.

 

Habitat

Dans le Pacifique Nord, le rorqual à bosse se nourrit le long des côtes nord‑américaines, de la Californie à la mer de Béring. La mise bas a lieu dans trois grands secteurs : le Pacifique Ouest, du Sud du Japon jusqu’aux Philippines septentrionales; autour des principales îles de l’archipel des Hawaii; au large du Mexique et de l’Amérique centrale jusqu’au Panama. Des données acoustiques et des données sur les déplacements suggèrent que des échanges se produisent entre ces populations reproductrices. Cependant, les individus se montrent très fidèles à leurs zones d’alimentation; on peut donc définir un certain nombre de stocks distincts d’après les zones d’alimentation. Ainsi, les rorquals à bosse de la Colombie-Britannique seraient divisés en au moins deux stocks distincts, peu d’échanges se produisant entre les stocks du Sud et du Nord de la Colombie-Britannique. Les rorquals à bosse recensés à la hauteur du Sud de la Colombie-Britannique présentent un très faible taux d’échange avec les individus du stock Californie-Oregon-Washington, et ne devraient donc pas être considérés à des fins de gestion comme faisant partie de ce dernier stock. Chez les individus du Nord de la province, quelques échanges se font avec des rorquals fréquentant le Sud‑Est de l’Alaska, qui sont considérés par les autorités américaines comme faisant partie du stock du centre du Pacifique Nord. Relativement peu d’efforts ont été consacrés à déterminer la frontière entre ces stocks en Colombie‑Britannique. Des rorquals à bosse de la Colombie-Britannique ont été identifiés dans les trois régions de reproduction du Pacifique Nord (Japon, Hawaii, Mexique). Dans le passé, deux zones de reproduction existaient dans l’Atlantique Nord : les Antilles et les îles du Cap-Vert, au large de l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, la plupart des rorquals à bosse de l’est comme de l’ouest de l’Atlantique Nord utiliseraient les Antilles pour s’accoupler et mettre bas; seuls quelques individus (de l’Atlantique Est probablement) continueraient de se reproduire dans l’archipel du Cap‑Vert. Trois stocks définis selon l’aire d’alimentation sont présents dans l’Est du Canada : celui du golfe du Maine (qui comprend les individus de la plate-forme néo‑écossaise), celui du golfe du Saint-Laurent et celui de Terre-Neuve-et-Labrador (qui comprend les animaux du détroit de Belle Isle). Quelques échanges se produisent entre ces zones et des jeunes issus de toutes les populations peuvent se mélanger dans les zones d’alimentation des latitudes moyennes à la hauteur des États du centre du littoral atlantique des États-Unis.

 

Biologie

Chez le rorqual à bosse, la gestation dure de 11 à 12 mois, et un baleineau unique naît à intervalles de un à trois ans (moyenne de 2,38 ans dans l’Atlantique Nord). Les petits naissent surtout entre décembre et avril dans l’hémisphère Nord. La longévité reste inconnue, mais elle est d’au moins 48 ans. Dans l’Atlantique Nord, l’âge moyen de la maturité sexuelle chez les femelles est de cinq ans, ce qui signifie que les femelles mettent bas pour la première fois à l’âge de six ans, en moyenne.

 

Taille et tendances des populations

Les estimations de population disponibles les plus récentes datent de 1992‑1993 à la fois pour l’Atlantique Nord (11 570 individus) et le Pacifique Nord (6 010 individus). On sait toutefois que les effectifs réels sont dans les deux cas plus élevés. Un certain nombre d’estimations des tailles des stocks définis par les aires d’alimentation à l’intérieur de ces bassins sont également disponibles, mais il n’en existe pas de fiables pour les stocks des eaux canadiennes. Les populations de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord semblent en croissance, au point de s’approcher, dans le cas de l’Atlantique, des niveaux qui existaient avant le début de la chasse.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Aujourd’hui, dans les eaux canadiennes, les menaces potentielles pesant sur les rorquals à bosse sont notamment la diminution du bassin de proies, la mortalité accidentelle dans les pêches, les collisions avec des navires ainsi que les perturbations ou les blessures liées au trafic maritime ou aux sons sous-marins d’intensité élevée. Toutefois, aucune de ces menaces n’est actuellement considérée comme mettant en danger la croissance de l’une ou de l’autre des populations.

 

Protection actuelle

La chasse commerciale des rorquals à bosse est interdite par la Commission baleinière internationale depuis 1965 dans le Pacifique Nord et depuis 1955 dans l’Atlantique Nord. La seule chasse qui soit actuellement autorisée est la chasse d’un nombre réduit d’animaux par les Autochtones à des fins de subsistance (Saint‑Vincent-et-les-Grenadines a le droit d’en capturer deux par an). Au Canada, la gestion des rorquals à bosse est sous la responsabilité du ministère des Pêches et des Océans. Le Règlement sur les mammifères marins stipule qu’« il est interdit d’importuner un mammifère marin, sauf lors de la pêche… autorisée par le présent règlement »

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*          Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
**        Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***      Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****    Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement           Environment
Canada                     Canada

Service Canadien       Canadian Wildlife
de la faune                Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.