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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rorqual à bosse au Canada

Répartition

Le rorqual à bosse est présent dans les eaux tropicales, tempérées et subpolaires du monde entier. Au Canada, le rorqual à bosse vit le long des côtes Est et Ouest. Sur la côte Est, son aire s’étend vers le nord jusqu’au Labrador, alors que sur la côte Ouest, elle va jusqu’au Nord-Ouest de l'Alaska (Whitehead, 1987). Le rorqual à bosse, comme la plupart des autres cétacés à fanons, effectue une migration saisonnière entre les zones estivales d’alimentation des hautes latitudes et les zones hivernales de reproduction et de mise bas des basses latitudes (exception faite, peut-être, de la population de la mer d'Arabie – Whitehead, 1985; Mikhalev, 1997). Ainsi, les eaux canadiennes servent surtout à l’alimentation. De telles migrations laissent

Figure 1.  Haut. Deux rorquals à bosse, montrant l’un le profil caractéristique du dos (à gauche), et l’autre, la sortie de la queue hors de l’eau lors d’un plongeon (à droite). Bas. Rorqual à bosse effectuant un saut (breaching) et montrant les longues nageoires pectorales caractéristiques de l’espèce. Photos prises par l’auteur.

Figure 1.  Haut. Deux rorquals à bosse, montrant l’un le profil caractéristique du dos (à gauche), et l’autre, la sortie de la queue hors de l’eau lors d’un plongeon (à droite). Bas. Rorqual à bosse effectuant un saut (breaching) et montrant les longues nageoires pectorales caractéristiques de l’espèce. Photos prises par l’auteur.


Figure 1.  Haut. Deux rorquals à bosse, montrant l’un le profil caractéristique du dos (à gauche), et l’autre, la sortie de la queue hors de l’eau lors d’un plongeon (à droite). Bas. Rorqual à bosse effectuant un saut (breaching) et montrant les longues nageoires pectorales caractéristiques de l’espèce. Photos prises par l’auteur.

croire qu’il y a de fortes variations saisonnières dans la répartition. Par contre, il est évident qu’un certain nombre de rorquals à bosse demeurent dans certaines zones d’alimentation des hautes latitudes bien après le début de la saison de reproduction, mais peut-être que c’est la variabilité individuelle dans le moment du départ pour les migrations qui expliquerait la présence de quelques individus dans les zones de haute latitude pendant toute l’année (Straley, 1990; Brown et al., 1995; Craig et Herman, 1997; S. Todd, comm. pers.). En outre, des données indiquent que des jeunes pourraient demeurer dans des zones de moyenne latitude pour se nourrir pendant que la majorité des individus gagnent les latitudes inférieures (Swingle et al., 1993; Laerm et al., 1997; Barco et al., 2002). Le rorqual à bosse a longtemps été qualifié d’espèce côtière, mais des données acoustiques récentes indiquent que certains individus sont bel et bien présents en haute mer pendant des périodes où ils ne sont pas censés migrer (C. Clark, comm. pers.). Les comportements d’alimentation dans les zones traditionnelles de reproduction sont rares, mais ont été observés (Salden, 1989; Baraff et al., 1991; Gendron et Urban, 1993). Les déplacements entre les aires d’alimentation et de reproduction peuvent être directs (Mate et al., 1998) et rapides (Gabriele et al., 1996), mais on en sait assez peu sur les voies de migration ou le comportement pendant la migration (Mate et al., 1998; Norris et al., 1999).