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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC Baleine noire du Pacifique Nord (Eubalaena japonica) au Canada - Mise à jour

Biologie

Les aspects fondamentaux de la biologie et de l’écologie de la baleine noire du Pacifique Nord demeurent mal connus.

Reproduction

L’emplacement des aires de reproduction et de mise bas est inconnu (Brownell et al., 2001). On ne sait rien de la reproduction, de la longévité, de l’âge de la maturité sexuelle ni du rapport des sexes de cette espèce, mais le taux de reproduction est probablement faible si on se fie à ce qu’on sait des autres espèces de baleines franches.

Jusqu’à l’observation d’une femelle et de son baleineau dans la mer de Béring le 24 août 2002 (LeDuc, 2004), il n’y avait eu aucune observation confirmée de baleineaux dans l’est du Pacifique Nord depuis au moins 1900 (Brownell et al., 2001).  Deux ou trois paires femelle-baleineau ont été observés dans le sud-est de la mer de Béring à l’été 2004 (Robert Pitman, Southwest Fisheries Center, NMFS, comm. pers.).

Survie

Il n’existe aucune estimation fiable du taux de survie des baleines noires de l’est du Pacifique Nord.

Physiologie

On ignore pratiquement tout de la physiologie des baleines noires de l’est du Pacifique Nord.

Déplacements et dispersion

On ne sait rien des déplacements migratoires de la baleine noire du Pacifique Nord, bien que dans les autres océans, les baleines franches passent généralement l’été dans des aires d’alimentation des hautes latitudes et migrent vers des eaux plus tempérées en hiver (Braham et Rice, 1984). Historiquement, on a trouvé des baleines noires du Pacifique Nord dans une large gamme de latitudes, tant en été qu’en hiver, ce qui indique une migration décalée ou diffuse (Scarff, 1991). Ce mouvement saisonnier est également visible dans le découpage mensuel des registres historiques et du 20e siècle (Clapham et al., 2004).

Alimentation et relations interspécifiques

Les baleines noires du Pacifique Nord se nourrissent, par filtrage, d’animaux d’un faible niveau trophique. Elles se nourrissent exclusivement de zooplancton, surtout des copépodes (Calanus spp.) (Omura et al., 1969). Une seule baleine peut manger plusieurs tonnes métriques de copépodes par jour. C’est la dépendance des baleines noires à l’égard d’aggrégations vastes et denses de proies qui détermine en grande partie leur aire de répartition.