Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Programme de rétablissement de la tortue luth

4.0 Rétablissement

4.1 Caractère réalisable du rétablissement[1]

Le présent programme de rétablissement est fondé sur une approche de précaution et postule qu’en l’absence d’information indiquant le contraire, le rétablissement de la population de l’Atlantique est réalisable.

  Les paramètres biologiques nécessaires pour déterminer si le rétablissement de la tortue luth est possible ne sont pas bien connus. La capacité de rétablissement d’une espèce dépend de sa fécondité, de sa longévité, de l’âge auquel elle atteint la maturité et de son taux de survie; or, aucun de ces paramètres n’est connu pour la tortue luth. Il est donc difficile de se prononcer sur la probabilité qu’elle se rétablisse. À l’heure actuelle, il n’est pas possible de dire quelles sont les chances que les mesures de rétablissement prévues par le présent programme mènent à rayer la tortue luth de la liste des espèces en voie de disparition.

En outre, on ne connaît pas toutes les menaces auxquelles l’espèce est confrontée dans les eaux du Canada atlantique, et il reste encore beaucoup de questions à élucider avant de pouvoir coordonner un ensemble de mesures pour en atténuer les répercussions sur l’espèce. Il est certain qu’une collaboration internationale sera nécessaire pour assurer la protection de l’espèce dans l’ensemble de ses couloirs de migration et de ses aires d’alimentation, d’accouplement, de ponte et de croissance.

C’est principalement chez la population du Pacifique qu’un déclin a été observé. En effet, une évaluation récente des tendances sur les plages de nidification du Pacifique où l’espèce se rassemble indique un déclin beaucoup plus marqué chez cette population que chez celle de l’Atlantique (Spotila et al., 2000). C’est pourquoi les tentatives de plusieurs pays, dont le Canada, pour rétablir la population de l’Atlantique sont accueillies avec un optimisme mitigé. La mise en œuvre des présentes recommandations fournira aux spécialistes de la biologie des populations l’information requise pour mieux juger de la possibilité de rétablir la tortue luth dans les eaux canadiennes de l’Atlantique.

Il n’y a pas de données sur la situation de l’ensemble de la population de l’Atlantique. Bien que le nombre de cas de nidification semble inchangé ou en croissance dans les îles Vierges américaines, à Porto Rico et en Floride, le principal rassemblement de ponte en Guyane française et au Surinam est en déclin depuis 1987 (NMFS SEFSC, 2001); par conséquent, cela laisse croire que la population de tortues luths de l’ouest de l’océan Atlantique subit un taux de mortalité mettant sa survie en péril. Il est donc impératif que le Canada et tous les pays ayant une interaction avec la tortue luth coordonnent leurs efforts pour assurer le rétablissement de l’espèce dans l’Atlantique. La mise en œuvre des recommandations formulées dans le programme de rétablissement fournira aux biologistes et aux gestionnaires l’information requise pour mieux juger de la possibilité de rétablissement de la tortue luth de l’Atlantique.



[1] La LEP précise que « le ministre compétent vérifie si le rétablissement de l'espèce sauvage inscrite est réalisable au point de vue technique et biologique. Il fonde sa conclusion sur la meilleure information accessible, notamment les renseignements fournis par le COSEPAC ». [LEP, art. 40]