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Programme de rétablissement de la tortue luth

2.7 Facteurs biologiques limitants

Plusieurs facteurs biologiques (et écologiques) limitent la croissance démographique de la tortue luth. Certains appartiennent au milieu marin, d’autres, aux plages de nidification.

2.7.1 Milieu marin

Les tortues luths se nourrissent de proies à très faible valeur nutritive, notamment de méduses, qui sont constituées de beaucoup d’eau et de peu de matière organique; elles doivent donc en consommer de très grandes quantités (Lutcavage, 1996) pour combler leurs besoins énergétiques. Ce régime alimentaire particulier est le seul facteur biologique connu limitant la population de tortues luths en eaux canadiennes.

2.7.2 Plages de nidification

La tortue luth préfère pour pondre les plages dénudées, accessibles depuis des eaux profondes et non protégées par des récifs frangeants. Certaines années, de nombreux nids creusés sur ce type de plages sont inondés ou détruits par l’érosion (voir par exemple Whitmore et Dutton, 1985; Leslie et al., 1996). En outre, la tortue luth a la particularité de produire à chaque ponte un grand nombre d’œufs sans jaune, dont la fonction n’est pas connue. Il est possible qu’ils n’en aient aucune; ils ne seraient alors qu’un coût de la reproduction (Rostal et al., 1996).

La tortue luth vit longtemps, mais on ne connaît pas sa longévité. L’âge auquel elle atteint la maturité se situe probablement entre 5 et 14 ans (Zug et Parham, 1996). Une maturité aussi tardive et des intervalles de 2 à 3 ans entre les reproductions (Hughes, 1996) peuvent limiter la capacité de la population à se rétablir à la suite d’une forte mortalité.