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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline à ailes dorées au Canada

Répartition

Répartition mondiale

On retrouve des populations nicheuses de Parulines à ailes dorées dans le nord-est des États-Unis (depuis la Virginie-Occidentale et la frontière canadienne à l’est, jusqu’au Minnesota à l’ouest), le sud-est de l’Ontario, l’ouest du Manitoba, ainsi qu’à l’extrême sud-ouest du Québec (figure 2). On a enregistré onze mentions de cette espèce en Saskatchewan, dont l’une a été confirmée et deux sont des cas probables de reproduction à l’extrême sud-est (Smith, 1996) la présence de l’espèce est actuellement considérée comme accidentelle dans cette province (J. Pepper, comm. pers.). Toutefois, compte tenu de l’expansion de son aire de répartition, il est probable que ce nombre augmente au cours des prochaines années.

Figure 2. Répartition de la Paruline à ailes dorées dans l’aire de reproduction (Dunn et Garrett, 1997).

Figure 2. Répartition de la Paruline à ailes dorées dans l’aire de reproduction (Dunn et Garrett, 1997).

La Paruline à ailes dorées hiverne dans différentes régions de l’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa Rica et Panama; figure 3). On la retrouve en grand nombre dans le nord de l’Amérique du Sud (Colombie, Venezuela) et dans le sud de l’Amérique centrale, en plus faible nombre dans les Grandes Antilles (Cuba) et dans certaines îles des Caraïbes (Hilty, 1980; Johnson, 1980; Moore, 1980; Orejuela et al., 1980; Raffaele, 1989; Raffaele et al., 1998; Ridgely et Gwynne, 1989).

Figure 3.    Répartition de la Paruline à ailes dorées dans l’aire d’hivernage (fondé sur Rappole et al., 1983, et Ridgely et Tudor, 1989).

Figure 3.    Répartition de la Paruline à ailes dorées dans l’aire d’hivernage (fondé sur Rappole et al., 1983, et Ridgely et Tudor, 1989).

Répartition canadienne

Ontario − De mai à août, l’aire de reproduction de la Paruline à ailes dorées s’étend de l’extrême sud-ouest Ontario, vers le nord jusqu’au centre de la région de Nipissing, le sud des districts de Sudbury et d’Algoma, et le sud-ouest du district de Rainy River, près du lac des Bois. Les données du Relevé des oiseaux nicheurs (BBS) indiquent que l’Ontario abrite 18,2 p. 100 de la population mondiale de cette espèce, qui représente 98,4 p. 100 de la population canadienne (P. Blancher, comm. pers.; Sauer et al., 2005).

Manitoba − Au Manitoba, on retrouve l’espèce dans un corridor étroit le long de la transition entre la prairie et la forêt depuis l’extrême sud-est de la province, près de Winnipeg, jusqu’à la frontière de la Saskatchewan et du Manitoba au nord-ouest (K. De Smet, comm. pers.). Les données du Relevé des oiseaux nicheurs indiquent que les populations situées dans ces régions demeurent petites (à peine 0,1 p. 100 de la population mondiale; P. Blancher, comm. pers.; Sauer et al., 2005), mais selon des relevés récents effectués dans la colline aux Canards, cette région abriterait à elle seule entre 100 et 300 couples (L.P. Canada Ltd. Swanvalley et R. Berger, 2004). De plus, les versants est et le sommet de la colline aux Canards n’ont pas été inventoriés, on peut donc présumer que la population de Parulines à ailes dorées pourrait atteindre plusieurs milliers si ces zones étaient comptées (L.P. Canada Ltd., Swanvalley et R. Berger, 2004). Ces estimations ne tiennent pas compte des oiseaux trouvés dans les collines de Porcupine, où l’on a également signalé la présence de Parulines à ailes dorées (Cumming, 1998).

La Paruline à ailes dorées niche également dans le parc national du Mont-Riding et la station de ski du mont Agassiz, à l’ouest de McCreary. Comme la population du Manitoba est réputée génétiquement pure (d’après les analyses d’ADN mitochondrial, Shapiro et al., 2004, et les analyses d’ADN nucléaire, R. Fraser, données inédites) et qu’elle demeure actuellement allopatrique de la Paruline à ailes bleues (Manitoba Avian Research Committee; Museum of Manitoba), cette région devrait être la cible prioritaire de projets de conservation.

Québec – Après s’être déplacée vers le nord jusqu’en Nouvelle-Angleterre et en Ontario, la Paruline à ailes dorées s’est établie à l’extrême-sud du Québec au début des années 1970. Même si cette espèce n’a jamais été très abondante, la population a paru atteindre son point culminant à la fin des années 1980 jusqu’au début des années 1990 (N = 19 mâles territoriaux à un emplacement), après quoi les chiffres ont commencé à diminuer; en 2001, on ne mentionnait plus sa présence qu’à neuf endroits dans la province (Gauthier et Aubry, 1996; Environnement Canada--SCF, région du Québec).

Jusqu’à maintenant, on a répertorié la Paruline à ailes dorées sur cinq parcours du Relevé des oiseaux nicheurs dans le sud du Québec (Sauer et al., 2005) et dans 31 des 2 464 blocs (1,3 p. 100) lors d’un projet d’atlas mené dans les années 1990 (Gauthier et Aubry, 1996). Le Québec héberge actuellement 0,2 p. 100 de la population mondiale de Parulines à ailes dorées (P. Blancher, comm. pers.; Sauer et al., 2005).

Saskatchewan – Le centre de données sur la conservation de la Saskatchewan rapporte à ce jour 11 occurrences de Parulines à ailes dorées en Saskatchewan (deux à Saskatoon, trois à Regina et les six autres dans l’est de la province) et considère donc cette paruline comme une espèce dont la présence est accidentelle dans la province (J. Keith, comm. pers.; projet d’atlas des oiseaux de la Saskatchewan; Smith, 1996; J. Pepper, comm. pers.). La première mention a été faite en 1962; les mentions suivantes ont été sporadiques depuis, la dernière remontant à 1999 (projet d’atlas des oiseaux de la Saskatchewan). Aucune Paruline à ailes dorées ne figure sur le Relevé des oiseaux nicheurs.

Un cas de reproduction a été confirmé dans la province, et il y a plusieurs mentions de reproduction probable à l’extrême sud-est de la province (Smith, 1996; projet d’atlas des oiseaux de la Saskatchewan). Les mentions les plus récentes ont été faites dans la colline aux Canards, près de la frontière de la Saskatchewan et du Manitoba.