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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Polystic des rochers (Polystichum scopulinum) au Canada

Résumé technique

Polystichum scopulinum

Polystic des rochers – Mountain Holly Fern

Répartition au Canada :

Colombie-Britannique (C.-B.), Québec (Qué.) et Terre-Neuve-et-Labrador (T.-N.) (possiblement toujours présente sur l’île de Terre-Neuve).

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²)

[zone approximative où se trouve le polystic, p. ex. une bande de 0,1 km sur 4 km en Colombie-Britannique]

  • C.-B. : 0,4 km²
  • Qué. : 0,08 km²
  • T.-N. : incertaine, mais probablement très limitée 

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

[zone totale occupée par le polystic]

  • C.-B. : 0,01 km²
  • Qué. : 0,003 km²
  • T.-N. : incertaine, mais probablement très limitée 

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

stable en C.-B. et au Québec et probablement aussi dans les zones reculées du site à T.-N.

 Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

non

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

  • C.-B. : 1 zone (3 populations)
  • Qué. : 1 zone (1 population)
  • T.-N. : situation incertaine d’une population historique 

 Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

stable

 Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

stable

Information sur la population

 Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

inconnue (plusieurs années)

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). (Possiblement sous-estimé selon des relevés scientifiques et du secteur industriel.)

> 250 et probablement < 1 000, mais aucune donnée n’est disponible pour le site de T.-N.

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

probablement stable

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

sans objet

 Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

(La population totale est grandement isolée au Canada, et en Colombie-Britannique, elle l’est de 230 km de la population de l’État de Washington; elle est présente de façon sporadique et ne se trouve pas à tous les emplacements serpentins et sa reproduction est probablement presque exclusivement végétative puisque son habitat relativement sec n’est pas propice à la germination de spore et à la reproduction sexuée.) oui

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

non

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune :

  • C.-B. : 412;
  • Qué. : 215;
  • T.-N. : inconnues

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

  • C.-B. : construction éventuelle de routes, exploration minière et feux de forêts
  • Qué. : l’espèce et son habitat sont protégés par la loi et ne risquent pas de disparaître de façon imminente bien que les plantes se trouvent le long d’un sentier et peuvent être piétinées
  • T.-N. : le site est relativement inaccessible, et une menace imminente ne pèse probablement pas sur la population, si elle existe

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : mondialement non en péril (Globally secure) (G5)

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

possible, mais peu probable

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

inconnu

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

possiblement

L’effet d’une immigration de source externe est-il possible?

peu probable

Analyse quantitative

[fournir les détails sur les calculs, les sources de données, les modèles, etc.] : sans objet

Statut actuel

COSEPAC :menacée (mai 2005)

Statut et justification de la désignation

Statut : Menacée

Code alphanumérique : Correspond au critère « en voie de disparition », B1ab(iii,iv)+2ab(iii,v), mais désignée « menacée » en raison de l’incertitude entourant les menaces imminentes découlant des activités minières sur les sites de la Colombie-Britannique. L’espèce est également protégée au Québec. Correspond au critère « menacée », B1ab(iii,v)+2ab(iii,v); C2a(i); D1+2. 

Justification de la désignation : Il s’agit d’une fougère à l’occurrence très limitée observée sur les substrats de serpentine dans trois zones éloignées du Canada. Ces très petites populations sont en péril en raison des phénomènes stochastiques et, en ce qui concerne les 3 populations de Colombie-Britannique, en raison de l’éventuelle exploitation minière pour des métaux précieux.

Application des critères

Critère A (Population globale en déclin) : Sans objet. 

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : L’espèce répond aux critères B1ab(iii,v)+2ab(iii,v), « espèce en voie de disparition », en raison d’occurrences extrêmement limitées et isolées à trois endroits (l’activité minière pourrait avoir une incidence sur les populations de la Colombie-Britannique; elles sont donc considérées comme trois populations à un seul endroit); un déclin continu est prévu si des activités minières sont réalisées près des populations de la Colombie-Britannique, avec une perte subséquente de la qualité et de l’étendue de l’habitat, ainsi qu’une perte possible d’individus; l’imminence de la menace contre la population de la Colombie-Britannique est incertaine (aucune activité minière n’a été entreprise depuis 2001, lorsque les concessions minières ont été attribuées). Il existe une menace potentielle sur le site québécois en raison d’activités de randonnée sur un sentier qui traverse le site. Toutefois, comme il est peu probable que l’espèce sera éradiquée le long de l‘étendue de 4 km de serpentines en Colombie-Britannique si des activités minières sont entreprises et comme l’espèce est protégée au Québec, le statut d’« espèce menacée » est recommandé.  

Critère C (Petite population globale et déclin) : L’espèce répond au critère C2a(i), « espèce menacée ». Des déclins récents n’ont pas été prouvés, mais peuvent être prévus si des activités minières sont entreprises sur le site de la Colombie-Britannique; aucune population ne compte > 1 000 individus matures. Cette estimation repose sur le fait que la population de Terre-Neuve, si elle existe toujours, semble extrêmement limitée et, selon les chiffres relevés sur les sites du Québec et de la Colombie-Britannique, relativement petite.  

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : L’espèce répond au critère D1, « menacée », avec au total < 1 000 individus, et au critère D2, avec < 5 endroits hautement fragmentés, une zone d’occupation très petite (< 20 km² au total) et un risque possible d’activités minières en Colombie-Britannique et de piétinement au Québec.

Critère E (Analyse quantitative) : Sans objet.