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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la maraîche (Lamna nasus) au Canada

Résumé du rapport de situation

La population de maraîche de l’Atlantique Nord-Ouest a été significativement affectée par la pression de pêche. Son abondance a atteint un minimum record, et est estimée à environ 4 400 t, soit 11 p.100 de la biomasse vierge de 1961, époque où a débuté l’exploitation commerciale. Le nombre actuel de femelles reproductrices est estimé à 6 075, soit 10 p.100 de l’abondance initiale. Ce déclin a été calculé sur une période de quarante ans (de 1961 à 2001), donc plus courte que l’estimation de trois générations, qui serait de 54 ans. Tout aussi préoccupante est la diminution de 30 p. 100 de la longueur médiane des maraîches dans la région de Terre-Neuve-golfe du Saint-Laurent (l’aire d’accouplement). À cet endroit, les captures des années 1990 se caractérisaient par des longueurs médianes bien inférieures à la taille à la maturité, ce qui est une indication d’une faible proportion de maraîches matures. Dans l’ensemble, l’âge de recrutement dans la pêche a baissé dans les dernières années, et n’est plus que de deux à trois ans (Campana et al., 2002a), soit une décennie avant l’âge de la maturité chez les femelles.

La population de maraîche est menacée du fait de sa faible capacité de rétablissement et de l’exploitation dont elle est l’objet. Deux caractéristiques du cycle biologique de la maraîche, une maturité tardive et une faible fécondité, rendent l’espèce très vulnérable à la surexploitation, comme le montre l’historique de la pêche. La pression de pêche a fait effondrer la population en l’espace de six ans dans les années 1960 et, après des décennies de faibles captures et de rétablissement très moyen, lorsque la pêche a de nouveau augmenté dans les années 1990, la population s’est effondrée une seconde fois, et a atteint un minimum sans précédent. Vu la faible productivité de l’espèce, il lui faudrait au minimum plusieurs décennies pour se rétablir de son faible niveau actuel. Il n’est même pas certain que le quota actuel, estimé sensiblement égal à la de la maraîche FMSY et ciblé surtout sur les maraîches immatures, soit assez bas pour autoriser un rétablissement. À l’heure actuelle, rien n’indique que l’abondance de la maraîche ait cessé de décliner.