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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la maraîche (Lamna nasus) au Canada

Résumé technique

Lamna nasus  Bonnaterre 1758

Maraîche – Porbeagle shark

Aire d’occurrence au Canada : plates-formes continentales et eaux du large de Terre-Neuve à la baie de Fundy, y compris le golfe du Saint-Laurent.

Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km²)

1 210 000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Inconnue, mais présumée stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

 

Zone d’occupation (km² )

[estimée à partir des emplacements des récentes captures et d’un logiciel de cartographie] 830 000 km²

Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Inconnue, mais présumée stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

Une, contiguë

Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Stable

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.).

18 ans

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Nombre estimatif de femelles en 2001 : 6 075 (plage de 2 612 à 13 847); avec un sex-ratio de 1:1, le nombre total d’adultes est estimé à 12 150 (plage de 5224 à 27 694)

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

En déclin

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

90 % (86-96 %)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de < 1 individu/année)?

Non

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Stable

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?

Non

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Une population dans l’Atlantique Nord-Ouest, la majorité des individus étant dans les eaux canadiennes

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Surexploitation, surtout par la pêche dirigée à la palangre pélagique au Canada, mais aussi prises de pêche dirigée aux États-Unis et prises accessoires des flottilles de pêche à la palangre pélagique de l’espadon et du thon du Canada, des États-Unis et d’autres pays (surtout le Japon).

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : non évaluée, mais même population qu’au Canada

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

La population de l’Atlantique Nord-Ouest effectue des migrations annuelles à l’extérieur des eaux canadiennes. Les études par marquage donnent de solides indications que les populations du nord-ouest et du nord-est de l’Atlantique ne se mélangent pas.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Oui

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Oui

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?

Non

Analyse quantitative

Pas effectuée

Autre statut

UICN : faible risque/quasi menacé

Statut et raisons de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique : VD A2b, d, et peut-être M C1

Justifications de la désignation : Ce requin pélagique très répandu est le seul représentant du genre auquel il appartient dans l’Atlantique Nord. Son abondance a connu un grand déclin depuis que la pêche a repris au Canada dans les années 1990 après un effondrement antérieur et un rétablissement partiel. Les quotas de pêche ont été considérablement réduits, et la pêche est interdite dans certains endroits où se trouvent des requins matures. Les débarquements sont maintenant formés surtout de juvéniles. Les caractéristiques de son cycle biologique, y compris sa maturité tardive et sa faible fécondité, rendent cette espèce particulièrement vulnérable à la surexploitation.

Application des critères

Critère A (Population totale en déclin) : répond aux critères « en voie de disparition » 2b et d avec un déclin de 89 p.100 sur environ 2,2 générations.

Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) : ne s’applique pas, parce que la zone d’occurrence est >20 000 km² , que l’espèce est présente à plus de 10 endroits, et qu’on ne connaît pas de fluctuations extrêmes.

Critère C (Petite population totale et déclin) : répond au critère « menace » C1, parce que le nombre d’individus matures est peut-être <10 000, et qu’il y a un net déclin.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition restreinte) : ne s’applique pas, parce que le nombre d’individus matures est >1000 et que l’aire d’occupation est  >20 km².

Critère E (Analyse quantitative) : pas effectuée.