Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la maraîche (Lamna nasus) au Canada

Importance de l'espèce

La maraîche est le seul représentant du genre Lamna dans tout l’Atlantique Nord. C’est une espèce très prisée sur le marché (Rose, 1998), qui fait actuellement vivre la seule pêche commerciale au requin dirigée du Canada atlantique (Hurley, 1998). Au début du XIXe siècle, la maraîche était très recherchée pour l’huile de son foie, utilisée en tannerie (Bigelow et Schroeder, 1948). De nos jours, la chair de maraîche est vendue fraîche ou salée pour l’alimentation, les nageoires pour la soupe aux ailerons de requin, le foie pour l’huile et la carcasse comme engrais sous la forme de farine de poisson (Scott et Scott, 1988; Compagno, 2001). La chair de maraîche est l’une des chairs de requin les plus prisées, et est surtout vendue par les grossistes de thon et d’espadon de qualité sashimi, sa qualité étant comparée à celle de l’espadon (Rose, 1998). Au Canada, la plus grande partie de la chair de maraîche est exportée vers l’Europe (surtout en Italie), mais il en existe un petit marché de frais aux États-Unis (MPO, 2001; S. Campana, comm. pers.). Sur le marché des États-Unis, la maraîche est vendue dans des restaurants spécialisés, sous les noms de shark, mackerel shark ou mako (Scott et Scott, 1988).

Compagno (2001) a fait remarquer que, par le passé, les maraîches étaient considérées comme une nuisance par les pêcheurs commerciaux, parce qu’elles endommageaient les engins légers utilisés pour prendre les poissons osseux (comme des filets à morue) et arrachaient les poissons des hameçons où ils étaient pris; ce n’est toutefois plus le cas, maintenant que les stocks sont très appauvris.