Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la lasthénie glabre (Lasthenia glaberrima) au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

Piétinement

Le piétinement est l’une des principales menaces à la survie de l’unique population canadienne de Lasthenia glaberrima, celle-ci se trouvant à proximité d’un sentier de randonnée. Des empreintes ont été observées parmi les plantes durant la période critique de croissance, en avril et mai, et, en 2005, six des vingt individus de la population ont été piétinés. En septembre 2005, le Capital Regional Parks Department a érigé une clôture autour de la mare. Cette mesure réduira probablement les dommages accidentels, mais peut en revanche attirer sur la population de L. glaberrima l’attention indésirable de certains randonneurs.

Espèces exotiques envahissantes

Plusieurs espèces exotiques ont envahi l’habitat actuel et potentiel du Lasthenia glaberrima. Parmi celles-ci se trouvent plusieurs graminées, dont l’agrostide stolonifère (Agrostis stolonifera), le vulpin géniculé (Alopecurus geniculatus), la flouve odorante (Anthoxanthum odoratum) et le pâturin annuel (Poa annua), ainsi que plusieurs espèces à grandes feuilles, dont la porcelle enracinée (Hypochaeris radicata) et la petite oseille (Rumex acetosella). Les arbustes exotiques envahissants, comme le genêt à balais (Cytisus scoparius), ne peuvent s’établir dans le site où pousse le L. glaberrima, mais peuvent s’enraciner à proximité, dans les endroits où le sol est épais, et jeter de l’ombre sur les petites colonies de L. glaberrima.

Herbivores

Il n’existe pas de données à long terme sur les dommages causés au Lasthenia glaberrima par des herbivores, mais on a observé, en 2005, que des herbivores avaient mangé quelques-uns, voire la totalité, des capitules chez huit des vingt individus recensés et, en 2006, chez deux des vingt-et-un individus recensés.

Perte d’habitat

La destruction du milieu naturel est la principale cause de la perte d’habitat pour le Lasthenia glaberrima. Dans la région du Grand Victoria, une grande partie de la côte qui aurait pu abriter le L. glaberrima a été aménagée, pour l’essentiel à des fins d’habitation et industrielles et avant 2003, année où l’espèce a été mentionnée pour la première fois au Canada.

Effondrement démographique

L’unique population canadienne de Lasthenia glaberrima est menacée du seul fait de son effectif et de sa zone d’occurrence très réduits, facteur la rendant vulnérable aux événements stochastiques qui ne présenteraient aucun risque pour des populations plus abondantes et plus étendues.

Modification des régimes hydrologiques

Le Lasthenia glaberrima dépend des suintements hivernaux et printaniers. Toute action ayant pour effet de modifier le régime hydrologique peut faire disparaître ce processus essentiel à la survie de l’espèce.