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Calochorte de Lyall (Calochortus lyallii)

Résumé

Calochorte de Lyall

Calochortus lyallii

 

Description

Le Calochortus lyallii est une liliacée vivace bulbifère. La plante se reconnaît notamment à ses pétales blancs à violacés, qui possèdent une frange ciliée et une glande en forme de croissant, ainsi qu’à ses capsules dressées.

 

Répartition

Le C. lyallii pousse le long du versant est des monts Cascades, depuis l’extrême Centre-Sud de la Colombie-Britannique jusqu’au comté de Yakima, dans l’État de Washington. Les populations canadiennes sont toutes limitées aux hauteurs séparant les vallées de la Similkameen et de l’Okanagan, au sud du col Richter, près de la frontière des États‑Unis.

 

Habitat

Le C. lyallii pousse dans les clairières de graminées et d’herbacées à feuilles larges, à l’intérieur des forêts de douglas bleu, à une altitude de 900 à 1 300 m. Les espèces qui lui sont associées sont l’Elymus spicatus, le Festuca idahoensis, le Zygadenus venenosus, le Lupinus sericeus et le Ribes cereum. Les sites sont tous situés en terrain sec de haut-de-pente.

 

Biologie

Le C. lyallii est une vivace à longue vie, dont les parties aériennes émergent chaque année d’un bulbe souterrain. La plante ne se reproduit que par la graine. Les fleurs sont autocompatibles et pollinisées par les insectes.  Les graines sont libérées en été et germent le printemps suivant près du sujet parent. Chez les sujets adultes, il y a alternance de périodes végétatives et reproductives. On soupçonne qu’il y ait dormance occasionnelle, mais cela reste à confirmer. Les feuilles et les fruits dont broutés par les insectes, tandis que les bulbes sont consommés par de petits mammifères.

 

Taille et tendances des populations

Le C. lyallii compte au Canada 11 sites connus, dont six sont signalés ici pour la première fois. Le nombre de populations réelles est probablement moindre. On ne sait rien sur l’accroissement ou le déclin historiques des populations canadiennes.

 

Facteurs limitatifs

La plantation d’arbres et les autres travaux sylvicoles menacent le C. lyallii. Le piétinement par le bétail et l’envahissement par les espèces exotiques constituent d’autres facteurs limitatifs. La consommation des plantes par les insectes et les petits mammifères pourrait aussi avoir une incidence sur les populations. Enfin, les populations sont menacées par deux facteurs biologiques intrinsèques, la disponibilité des pollinisateurs et la faible distance de dispersion des graines.

 

Protection actuelle

À l’échelle mondiale, le C. lyallii est une espèce de rare à peu commune. Il figure dans la « liste rouge » du Ministry of Environment, Lands and Parks de la Colombie-Britannique à titre d’espèce très gravement menacée à cause de son extrême rareté.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*         Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
**       Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
***     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement                 Environment
Canada                           Canada

Service canadien             Canadian Wildlife
de la faune                      Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.