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Calochorte de Lyall (Calochortus lyallii)

Taille et tendances des populations

Le Calochortus lyallii compte au Canada 11 sites connus, tous situés dans les hauteurs entre le col Richter et la frontière des États-Unis, à quelques kilomètres à l’ouest d’Osoyoos, dans le Centre-Sud de la Colombie-Britannique (tableau 3). Tous les sites se trouvent à moins de quelques kilomètres l’un de l’autre, certains étant séparés par moins de 0,2 km. Étant donné l’activité des pollinisateurs, il est presque certain qu’il y a flux génétique entre ces sites très rapprochés. Par conséquent, si on adopte la définition de « population » généralement acceptée en écologie (groupe de sujets se reproduisant entre eux et partageant un même bassin génétique), on peut dire que le nombre réel des populations canadiennes est probablement bien inférieur à 11 et peut-être de seulement trois ou quatre.

La plupart des sites renferment entre quelques centaines et de nombreux milliers de sujets (tableau 3). Le plus grand compte près d’un demi-million de sujets et s’étend sur plusieurs centaines de mètres le long d’une pente herbeuse du versant nord du mont Black. Des effectifs appréciables sont également présents dans certains milieux semblables des versants est et ouest de la montagne. Les plus petits sites observés, dont certains ne mesurent que quelques mètres de diamètre, se trouvent sur des affleurements à sol mince et sec, ou dans des clairières, ou encore dans les parties perturbées de terres de parcours. Ces sites tendent également à présenter la plus faible densité de sujets, peut-être à cause de conditions écologiques peu propices. Il se peut également que ces sites soient petits simplement parce qu’ils sont récents et encore en train de s’étendre.

La santé d’une population ne peut s’évaluer uniquement par son effectif, car ce paramètre, pris isolément, ne nous renseigne aucunement sur la dynamique réelle de la population et ne permet pas de déterminer, par exemple, si cet effectif augmente, diminue, ou se maintient. Pour pouvoir faire des projections quant au rendement futur de la population, il faut aussi des données sur sa structure actuelle et sur les taux de fécondité et de survie de chaque stade de développement. Dans le cas du C. lyallii, on élabore actuellement une matrice de projection fondée sur l’effectif des divers stades, à partir de données démographiques recueillies en 1996 et en 1997. On trouvera une image préliminaire de la structure actuelle des populations à la figure 4, qui présente la répartition relative des stades en 1996 et en 1997, dans trois sites. Fait à noter, certains sujets observés en 1996 ne sont pas réapparus en 1997; ces sujets ont dû mourir, ou bien ils étaient en dormance au moment de la collecte des données. Il faut également remarquer que le nombre des sujets juvéniles qui se sont ajoutés à l’effectif en 1997 est à peu près égal au nombre de ceux qui s’en sont retranchés, ce qui semble indiquer qu’il y a bel et bien recrutement et que celui­-ci atteint à peu près le taux de remplacement. Cependant, comme ces nombres ne décrivent que les changements survenus en une année, il faut les interpréter avec prudence. Ils pourraient notamment correspondre aux répercussions de l’incendie qui a ravagé le mont Black en 1994, dont on ne connaît pas avec certitude l’incidence à court terme sur la dynamique des populations du C. lyallii.

Tableau 3. Taille des sites du Calochortus lyallii de Colombie-Britannique au moment de la dernière observation
Lieu de récolteDernière
observation
HerborisateurTaille du site
(effectif /
superficie)
Mont Black :
Versant est (no 1)
Versant est (no 2)
Versant nord (no 1)
Versant nord (no 2)
Versant nord-est
Terrasse surplombant le
chemin forestier du mont Black
Versant ouest (no 1)
Versant ouest (no 2)
Versant ouest (no 3)

1997
1997
1997
1997
1995
1997
1997
1997
1997

Miller
Miller
Miller
Miller
Furness
Miller
Miller
Miller
Miller

15 000+ / 0,3 ha
2 500+ / 0,1 ha
400 000+ / 1,9 ha
6 500+ / 0,3 ha
100-150 / 100 m2
7 200+ / 0,15 ha
65 000+ / 0,5 ha
200+ / 400 m2
39 000+ / 0,8 ha
Lac Kilpoola :
Ouest du ruisseau Lone Pine (no 1)
Ouest du ruisseau Lone Pine (no 2)

1997
1997

Miller
Miller

1 200+ / 400 m2
40+ / 50 m2

Selon les dossiers du Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, le Calochortus lyallii a été observé pour la première fois en Colombie-Britannique en 1978, par Steve Cannings. Il existe une récolte antérieure (Owenby, 1940), mais les données dont on dispose sur celui-ci ne sont pas assez précises pour qu’on puisse en tirer des conclusions sur les tendances historiques des populations. On ne peut évaluer ces tendances que selon la présence ou l’absence.