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Courlis esquimau

Contexte

1.1 Description de l’espèce

Le Courlis esquimau (Numenius borealis) est un petit courlis au bec effilé et légèrement incurvé vers le bas, et qui porte une rayure oculaire discrète qui est parfois absente (Gillet al., 1998). Il a un plumage d’un brun chaud, une couronne entièrement brune, un ventre jaune-rouille et des rayures sur les côtés de la tête et du cou. Le dessous des primaires ne présente pas de barres, les couvertures sous‑alaires sont d’une couleur cannelle de pâle à vive et les bouts des ailes couvrent la queue (figure 1). Le Courlis esquimau pèse entre 270 g et 454 g et mesure entre 32 cm et 37 cm de long. L’aile mesure entre 19 cm et 23 cm (Gill et al., 1998). Il est facile de confondre le Courlis esquimau avec d’autres espèces d’oiseaux de rivage, comme le Courlis corlieu (N. phaoepus), le Courlis nain (N. minutus), le Courlis à long bec (N. americanus), la Maubèche des champs (Bartramia longicauda), le Bécasseau à poitrine cendrée (Calidris melanotos) et le Bécasseau à échasses (C. himantopus). En Amérique du Nord, on confond le plus souvent le Courlis esquimau avec le Courlis corlieu. La taille du Courlis esquimau n’est toutefois que d’environ la moitié ou les deux tiers de celle du Courlis corlieu. Le Courlis corlieu diffère aussi notablement du Courlis esquimau par ses primaires rayées, sa rayure oculaire bien définie, sa poitrine et ses flancs présentant des rayures (et non des marques en forme de V ou de Y) et sa coloration globalement grisâtre (et non pas cannelle) (Gill et al., 1998).

Figure 1. Courlis esquimau (adaptation d’une photo de Don Bleitz)

Figure 1. Courlis esquimau (adaptation d’une photo de Don Bleitz)

1.2 Répartition 

1.2.1 Aire de répartition historique

Aire de reproduction

La nidification n’a été attestée qu’à deux endroits, tous les deux situés dans les Territoires du Nord-Ouest : à la base du cap Bathurst, dans la région de la rivière Anderson, et dans la région du golfe d’Amundsen, de la baie du Couronnement et de la rivière Coppermine (figure 2). Cet oiseau se reproduisait aussi probablement dans les Barren Grounds dans une grande partie des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, possiblement au Yukon et en Alaska, et peut-être dans la presqu’île de Tchoukotka, en Russie (Gollop et Shier, 1978; Gollop et al., 1986; Gillet al., 1998).

Figure 2. Aires de reproduction historiques connues (noir) et aires de reproduction probables (gris foncé) et potentielles (hachures horizontales) du Courlis esquimau

Figure 2. Aires de reproduction historiques connues (noir) et aires de reproduction probables (gris foncé) et potentielles (hachures horizontales) du Courlis esquimau. D’après Gollop et al. (1986) et Gill et al.(1998).

Migration automnale

À partir de ses lieux de reproduction connus, le Courlis esquimau migrait vers l’est pour atteindre Terre-Neuve et le Labrador, puis vers le sud pour gagner l’Amérique du Sud (figure 3). Au Canada, des individus ont occasionnellement été observés à l’automne dans le nord de l’Ontario, dans le sud du Québec (particulièrement aux îles de la Madeleine), au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle-Écosse.

Figure 3. Voies migratoires historiques du Courlis esquimau en Amérique du Nord

Figure 3. Voies migratoires historiques du Courlis esquimau en Amérique du Nord. D’après Gollop et al. (1986) et Gillet al. (1998). 

Aire de répartition hivernale

En hiver, la présence du Courlis esquimau a surtout été observée dans les pampas de l’est de l’Argentine, mais également en Uruguay et dans le centre-sud du Chili, et possiblement dans le sud du Brésil et en Patagonie. L’espèce a également été signalée dans l’archipel des Malouines (Gollopet al., 1986; Gill et al., 1998).

Migration printanière

Selon toute vraisemblance, le Courlis esquimau quittait les pampas de l’est de l’Argentine pour remonter la côte du Pacifique jusqu’au Pérou ou en Équateur, puis pour traverser l’Amérique centrale et le golfe du Mexique (il a été observé au Costa Rica, au Guatemala et au Mexique) jusqu’au Texas (figure 3). Au Canada durant le printemps, quelques individus ont été observés dans le sud du Manitoba et en Alberta, et on pense que l’espèce était commune en Saskatchewan certaines années (Gollop et al., 1986; Gill et al., 1998).

1.2.2 Aire de répartition actuelle

Aucune observation du Courlis esquimau n’a été confirmée dans le monde depuis les années 1960, et aucune preuve de nidification n’a été enregistrée depuis 1866. Par contre, on continue de signaler des « observations possibles »; il se peut que certaines de ces observations correspondent à d’autres oiseaux de rivage identifiés de façon erronée. Entre 1945 et 1985, 80 observations possibles du Courlis esquimau ont été signalées en Amérique du Nord (Gill et al., 1998). Les dernières « observations possibles » enregistrées au Canada portaient sur un groupe de trois oiseaux dans le sud-ouest du Manitoba (Waldon, 1996) et sur un oiseau dans le sud de la Saskatchewan (Pollock, 1996), au printemps de 1996 (mais voir Gollop, 1997 pour commentaires).

1.3 Abondance

La population de Courlis esquimau a déjà compté des centaines de milliers d’individus, mais elle a connu un déclin marqué des années 1870 aux années 1890, après quoi l’espèce a été considérée comme très rare (Banks, 1977; Gollop, 1988; Gillet al., 1998). Aucune preuve de nidification n’a été vérifiée depuis 140 ans, et le dernier spécimen à avoir été obtenu a été abattu à la Barbade, en 1963 (Bond, 1965). Il y a eu des observations éparses depuis 1900, principalement pendant la migration (Gollop et Shier, 1978; Gollop et al., 1986; Gratto-Trevor, 1999). Aucun nid de Courlis esquimau, ni aucun adulte se comportant comme s’il avait un nid ou des petits n’a été identifié de façon positive depuis 1866 malgré des recherches menées dans les aires de reproduction historiques dans les années 1970, 1980 et 1990 (Gollop et al., 1986; Obst et Spaulding, 1994 cité dans Uriarte, 1995; Obst et Spaulding, 1994 cité dans Gill et al., 1998). De plus, aucun Courlis esquimau n’a été repéré lors de vastes recherches menées dans les aires d’hivernage historiques en Argentine et en Uruguay en 1992 et 1993 (Blanco et al., 1993).

Selon les estimations faites dans les années 1970, 1980 et 1990, la population de Courlis esquimau comptait entre 23 et 100 individus; ces estimations étaient toutefois hypothétiques (Gollop et Shier, 1978; Gollop, 1988; Morrison et al.,1994). Il est possible que l’espèce ait disparu depuis.

1.4 Besoins

1.4.1 Besoins biologiques

Le Courlis esquimau se nourrissait principalement de petits fruits (surtout de graines à corbigeaux[Empetrium nigrum] et de bleuets [Vaccinium sp.] avant le long vol sans halte vers le l’Amérique du Sud à l’automne) et d’arthropodes (notamment de diptères [larves et adultes], de sauterelles, de coléoptères et de certains gastropodes, isopodes et amphipodes intertidaux). Dans les prairies au printemps, les œufs de sauterelles et les jeunes sauterelles étaient des aliments communs (p. ex. criquet des montagnes Rocheuses [Melanoplus spretus]); d’autres insectes, des lombrics et des petits fruits y composaient aussi une bonne part du régime alimentaire de l’oiseau (Gollop et Shier, 1978; Gollop et al., 1986; Gill et al., 1998).

1.4.2 Habitat

Nidification

La construction des nids étaient semble-t-il amorcée entre le milieu et la fin de juin, et l’éclosion des œufs avait lieu du début au milieu de juillet. Comme pour la plupart des oiseaux de rivage, les nids étaient de simples dépressions dans le sol. Les couvées comprenaient normalement quatre œufs, et les oisillons étaient sans doute nidifuges, comme c'est le cas chez les autres oiseaux de rivage nord-américains. On pense que le Courlis esquimau était monogame et que, à l’instar d’autres Numeniini, le mâle et la femelle se partageaient l’incubation (Gollop et Shier, 1978; Gill et al., 1998). Les deuxièmes tentatives de nidification étaient probablement peu communes, et tout porte à croire qu’une seule couvée était élevée par saison. L’âge à la première reproduction est inconnu, mais il était probablement tardif, peut-être de trois ans, comme c’est le cas pour le Courlis corlieu (Skeel et Mallory, 1996).  

Reproduction

L’habitat de reproduction connu, situé dans les Territoires du Nord‑Ouest, comprenait la toundra de terrain élevé, le complexe de milieux sans arbres recouverts d’arbustes nains et de graminoïdes (connu en anglais sous le nom de barrens), et l'habitat de prés herbeux des Territoires du Nord-Ouest (on y trouve entre autres l'arctagrostide à larges feuilles [Arctagrostis latifolia],le pâturin arctique [Poa arctica], le pâturin glauque[P. glauca], le bouleau glanduleux[Betula glandulosa] et des espèces de carex [Carex], de linaigrette, [Eriophorum]et de dryade [Dryas] (Gollop et al., 1986; Gill et al., 1998).

Migration

Pendant la migration d’automne, les oiseaux occupaient une variété d'habitats tant sur les côtes qu’à l’intérieur. Ils s’alimentaient souvent dans des zones de camarine et dans des habitats côtiers du Labrador ainsi que dans des landes à éricacées en Alaska, dans les Territoires du Nord‑Ouest, dans le nord de l’Ontario, dans le sud du Québec, à Terre-Neuve-et-Labrador, et dans les provinces Maritimes. Au Massachusetts, des Courlis ont été observés dans des prairies salées, des prés, des pâturages, des champs abandonnés, des estrans et des dunes (Gollop et Shier, 1978; Gollop et al., 1986; Gill et al., 1998). Lors de la migration printanière, des Courlis ont été observés dans des prairies à graminées hautes et des prairies mixtes de l’est, souvent dans des régions perturbées par des incendies récents, ainsi que dans des zones proches de l’eau perturbées par le pâturage des bisons (Bison bison) et dans des champs cultivés (Gollopet al., 1986; Gill et al., 1998).

Hivernage

Dans les pampas de l’Argentine, le Courlis esquimau utilisait des prairies sans arbres comptant des milieux humides éphémères et permanents. Des prairies plus humides et des zones intertidales étaient possiblement utilisées comme habitat d'hivernage dans le sud de la Patagonie (Blanco et al., 1993).

1.4.3 Facteurs limitatifs et menaces

Chasse

La chasse commerciale non contrôlée est probablement la principale cause du déclin de l’espèce (Swenk, 1915; Bent, 1929; Young, 1953; Gollop et Shier, 1978; Gollop, 1988). La chair du Courlis esquimau était prisée, et l’oiseau était recherché par les chasseurs. Il était facile de chasser massivement le Courlis esquimau au Canada et aux États‑Unis parce que les oiseaux formaient de grandes bandes, n’avaient pas peur des humains et avaient l’habitude de revenir à distance de tir après que des membres de la bande avaient été abattus (Gratto-Trevor, 1999). Les chasseurs commerciaux des grandes plaines des États-Unis abattaient chaque printemps un grand nombre de Courlis esquimaux. Ce fut le cas à la fin des années 1870 et dans les années 1880, alors que le nombre de Tourtes voyageuses (Ectopistes migratorius) était à la baisse (Gill et al., 1998). À certains endroits, on estime qu’entre 2000 et 5000 oiseaux ont été abattus en quelques jours seulement (sujet traité dans Gill et al., 1998). À l’automne, des milliers de Courlis esquimaux étaient abattus au Labrador. En Nouvelle-Angleterre, plus particulièrement au Massachusetts, des milliers d’oiseaux étaient aussi abattus certaines années, quand des tempêtes forçaient les oiseaux à se poser. Parce que chaque couple ne produit que quelques jeunes chaque année et que les oiseaux ne se reproduisent probablement pas à l’âge de un an, une chasse de cette ampleur a pu avoir de profondes conséquences sur les effectifs totaux de l’espèce (Gratto‑Trevor, 1999). Les recherches ont montré que même de légers changements dans les taux de survie annuels peuvent avoir des effets importants sur la stabilité de la population, des effets plus importants que ceux des diminutions marquées de la productivité (Hitchcock et Gratto-Trevor, 1997).

Perte et dégradation de l’habitat

Bien que la chasse commerciale ait probablement été la cause principale du déclin du Courlis esquimau, les changements survenus dans les sites de rassemblements printaniers et les aires d’hivernage peuvent avoir contribué à son déclin et empêché son rétablissement (Gollop et al., 1986; Bucher et Nores, 1988; Gill et al., 1998). Au cours de la deuxième moitié du 19e siècle, les prairies nord-américaines ont été converties en terres cultivées et les feux, qui étaient essentiels à leur maintien, ont été éliminés (Samson et Knopf, 1994; Gill et al., 1998). De plus, de nouvelles pratiques agricoles, comme l’ensemencement de blé d’automne, ont également réduit l’habitat disponible (Davis, 1976). La réduction de l’habitat d’alimentation peut également avoir confiné davantage les oiseaux à des zones restreintes et avoir ainsi facilité leur chasse (Gill et al., 1998). La conversion des prairies en terres agricoles a également entraîné la diminution d’une importante source de nourriture, soit les œufs de sauterelles et les jeunes sauterelles (Woodard, 1980; Gillet al., 1998).

Entre la fin des années 1800 et le début des années 1900, l’habitat d’hivernage du Courlis esquimau dans les pampas de l’Amérique du Sud a connu un développement agricole rapide. Ce développement est sans doute survenu trop tard pour avoir joué un rôle dans le déclin du Courlis esquimau (Canevari et Blanco, 1994), mais il pourrait avoir empêché tout rétablissement de l’espèce.

Autres menaces et facteurs limitatifs

Même si le Courlis esquimau ne se nourrissait pas exclusivement de criquets des montagnes Rocheuses, on pense que les irruptions localisées de cette espèce représentaient une importante source de nourriture au printemps (Gill et al., 1998). Le criquet des montagnes Rocheuses s’est éteint au début du 20siècle, ce qui pourrait avoir contribué en partie au déclin du Courlis esquimau et/ou à l’échec de son rétablissement.

Un autre facteur possible lié au déclin du Courlis esquimau est l’agressif Courlis corlieu qui pourrait avoir tiré avantage du déclin général du Courlis esquimau et avoir entièrement délogé les courlis du cap Bathurst, dans les Territoires du Nord-Ouest (Gollop et al., 1986).

Les empoisonnements (p. ex. pesticides), les tempêtes survenues lors des migrations transocéaniques, les changements climatiques, les sécheresses et les éruptions volcaniques qui bloquent les rayons solaires, sont d’autres facteurs qui pourraient avoir contribué au déclin de l’espèce (Banks, 1977; Gill et al.,1998). Il s’agit cependant d’hypothèses, car il existe très peu d’information qui pourrait permettre de déterminer si ces facteurs ont eu des répercussions sur les populations de Courlis esquimaux.

On estime que la chasse excessive et les changements survenus dans ses habitats sont les principales causes du déclin de l’espèce, mais l’échec de son rétablissement est probablement le résultat de la combinaison des facteurs suivants : faibles effectifs, perte continue d’habitat et caractéristiques du cycle vital. Le Courlis esquimau avait probablement un faible taux de reproduction. En effet, celui-ci pondait des couvées de seulement quatre œufs qui étaient exposées aux aléas météorologiques de l’Arctique et aux prédateurs (Gill et al., 1998). De plus, à l’instar d’autres Numeniini, le Courlis esquimau était probablement une espèce longévive et sa population a sans doute été très sensible aux facteurs qui ont une incidence sur la survie et la productivité des adultes (Gill et al., 1998). En outre, le comportement hautement social du Courlis et sa dépendance à l’égard d’habitats spécifiques pendant des périodes restreintes peuvent l’avoir rendu vulnérable à une chasse excessive. Enfin, la migration du Courlis esquimau était longue et exigeante (trajet simple de plus de 14 000 km), et les oiseaux comptaient sur un nombre relativement faible de sites consacrés au repos, ceux-ci ont depuis été dégradés.

1.5 Habitat essentiel

La Loi sur les espèces en péril du Canada définit l’habitat essentiel comme suit : « habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d'une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d'action élaboré à l’égard de l’espèce » [Paragraphe 2(1)].

Il existe très peu d’information sur les habitats de reproduction, de repos ou de migration nécessaires au rétablissement ou à la survie du Courlis esquimau, il est donc pour l’instant impossible de désigner son habitat essentiel.

1.6 Protection

Le Courlis esquimau est protégé depuis le début du siècle dernier en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs du Canada (originellement promulguée en 1917) et de la Migratory Bird Treaty Act of 1918 des États‑Unis. Tous les oiseaux de rivage sont protégés par la loi depuis 1927 dans la province de Buenos Aires, en Argentine. Le Courlis esquimau est également visé par la convention concernant les oiseaux migrateurs (Migratory Birds Convention) de 1936 conclue entre les États‑Unis et le Mexique et par l’Endangered Species Act de 1973 des États-Unis. Il est aussi visé par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction(CITES) et par la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage(Convention de Bonn). Il a bénéficié d’une protection additionnelle dans les zones non utilisées pour la reproduction grâce à la Convention pour la protection de la flore, de la faune et des beautés panoramiques naturelles des pays de l’Amérique de 1940. L’espèce a été inscrite sur la liste des espèces menacées et en voie de disparition des États-Unis (U.S. List of Threatened and Endangered Species) en 1967 et a été désignée espèce en voie de disparition par le COSEPAC en 1978. Depuis juin 2003, le Courlis esquimau est protégé au Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

Certaines portions de son aire de reproduction historique au Canada sont protégées par le fait qu’elles se trouvent dans le refuge d’oiseaux migrateurs de la rivière Anderson et dans le refuge d’oiseaux migrateurs de l’île Kendall, dans les Territoires du Nord-Ouest. Le parc national Tuktut Nogait se trouve dans « l'aire de reproduction probable » de l’espèce et les parcs nationaux Ivvavik et Vuntut se trouvent dans « l'aire de reproduction potentielle ». La présence d’un Courlis esquimau en migration a également été enregistrée dans le parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. Les Courlis esquimaux qui se trouveraient à l’intérieur des limites des parcs nationaux du Canada ou de toute autre terre administrée par l’Agence Parcs Canada seraient protégés par la Loi sur les espèces en péril, par laLoi sur les parcs nationaux du Canadaet/ou par les mesures et les outils de gestion pouvant être employés par l’Agence Parcs Canada en vertu d’autres lois.