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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la dalée velue au Canada

Résumé

Dalée velue

Dalea villosa var. villosa

 

Informationsur l’espèce

Le Dalea villosa (Nutt.) Spreng. var. villosa, ou dalée velue, appartient à la famille des Fabacées (légumineuses). C’est une plante vivace à racine pivotante et à souche ligneuses. Les tiges, ascendantes ou décombantes, atteignent de 3 à 6 cm de hauteur et sont densément velues. Les feuilles sont très nombreuses, rapprochées et longues de 3 à 5 cm. Les folioles, au nombre de 9 à 17, sont densément velues. Les épis sont denses, subsessiles, longs de 2 à 10 cm et insérés à l’extrémité des rameaux. Le calice est long de 4 à 5 mm, comporte 10 nervures et est densément velu. La corolle est violet rose pâle ou, rarement, blanche. La fleur est semblable à celle du pois. L’androcée est constitué de cinq étamines et de quatre staminodes, le gynécée ne comporte qu’un style. La gousse est obovée, longue de 3 mm et velue.

 

Répartition

La dalée velue ne se rencontre qu’en Amérique du Nord, où son aire s’étend, au Canada, du Centre‑Sud de la Saskatchewan (Dundurn, au sud de Saskatoon, et anciennement Mortlach-Caron, à 65 milles à l’ouest de Regina) jusqu’au Sud‑Ouest du Manitoba (jusqu’à Shilo, au nord, environ 15 milles à l’est de Brandon). Aux États-Unis, l’aire s’étend jusqu’au Nouveau‑Mexique, au Texas et au Michigan.

 

Habitat

Il est intéressant de remarquer que les populations actuelles de dalée velue sont établies à l’emplacement de deltas anciens formés dans des lacs glaciaires il y a 10 000 à 17 000 ans. À cette époque, elles étaient reliées par un réseau de lacs glaciaires et de déversoirs de ces lacs. La dalée velue pousse surtout dans les sables non fixés et les creux de déflation, mais aussi dans les sables partiellement fixés. Son habitat comprend toujours du sable mobile. La dalée velue est souvent associée aux herbacées suivantes : Stipa comata, Calamovilfa longifolia, Andropogon hallii, Artemisia frigida, Artemisia ludoviciana, Artemisia campestris, Mamillaria vivipara, Euphorbia esula, Koeleria macrantha et Lygodesmia juncea. Elle est aussi associée aux espèces arbustives suivantes : Prunus virginiana, Rhus radicans, Ulmus americana et Rosa woodsii.

 

Biologie

La dalée velue est une vivace à grosse racine pivotante qui se reproduit par voie sexuée. Elle fleurit et produit des fruits et des graines dans la plupart des localités. Le rôle de l’espèce dans l’écosystème est mal connu. 

 

Taille et tendances des populations

Les sites de dalée velue sont très localisés à l’intérieur de l’aire restreinte de l’espèce en Saskatchewan et au Manitoba. Ils se trouvent tous dans des milieux sableux comportant du sable mobile. L’effectif total de l’espèce en Saskatchewn est probablement de quelques centaines, au plus, d’un demi‑millier de sujets. Au Manitoba, il se situe probablement autour de 5 000 sujets. Peu de localités de Saskatchewan et du Manitoba abritent des populations importantes de l’espèce. Les populations les plus importantes sont celles des dunes de Lauder et du parc provincial Spruce Woods, au Manitoba. L’une des deux populations connues de Saskatchewan est disparue (Mortlach-Caron). Au moins deux populations sont disparues du Manitoba, soit celle de Boissevain et celle de Treesbank, situé près du parc provincial Spruce Woods. Il ne reste donc plus de l’espèce au Canada qu’une population en Saskatchewan et cinq autres au Manitoba. Dans les deux provinces, le déclin de l’effectif s’explique par la fixation des dunes.

 

Facteurs limitatifs et menaces

La principale menace pour la survie de la dalée velue au Canada réside dans la stabilisation des dunes, processus sur lequel influent le broutage et la suppression des feux. L’habitat de l’espèce s’est considérablement rétréci devant l’avance de la végétation, notamment de l’euphorbe ésule, mauvaise herbe qui a envahi la quasi‑totalité des localités où pousse la dalée velue. Les activités touristiques et récréatives pratiquées dans le parc provincial Spruce Woods devraient être contrôlées dans le voisinage de la population de Spirit Sands. Il faudrait aussi cesser de faucher la végétation en bordure des routes dans les dunes de Lauder. Toute atteinte à l’habitat résiduel de la dalée velue, en particulier dans les dunes de Lauder et le parc provincial Spruce Woods, pourrait avoir des conséquences désastreuses pour l’espèce. Plusieurs sites de l’espèce ont déjà disparu.

 

Importance de l’espèce

Quelques espèces du genre Dalea, dont la dalée velue, ont une valeur horticole. Ces espèces conviennent surtout aux jardins de plantes indigènes et aux aires aménagées auxquelles on veut conserver une allure naturelle, mais elles sont parfois intégrées aux plates‑bandes.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC): Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD): Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)*: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)**: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)***: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*       Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
**     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
***   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environnement                         Environment
Canada                                   Canada

Service canadien                      Canadian Wildlife
de la faune                               Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.