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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la dalée velue au Canada

Information sur l'espèce

Classification et nomenclature

Le Dalea villosa (Nutt.) Spreng. var. villosa, ou dalée velue, est aussi connu sous le nom Petalostemon villosus Nutt. et sa variante orthographique Petalostemum villosum Nutt. Cette espèce appartient à la famille des Fabacées (légumineuses), grande famille de 12 000 espèces réparties entre 440 genres. Le genre Dalea comprend plus de 160 espèces dans le monde entier (Cronquist, 1981).

Scoggan (1978) considérait que trois espèces canadiennes appartenaient au genre Petalostemum, dont le Petalostemum villosum. Il ne reconnaissait pas le genre Dalea. Toutes les espèces nord‑américaines du genre Petalostemon sont habituellement aujourd’hui classées sous le genre Dalea.

Dans le Gray Herbarium Index (1968), l’espèce est inscrite sous le nom Dalea villosa Spreng., avec, en synonymie, le nom Kuhniastera villosa O. Ktze. Le genre Dalea est nommé d’après Samuel Dale, botaniste anglais et auteur de traités de pharmacologie qui a vécu de 1659 à 1739 (Bailey, 1942). L’épithète villosa décrit l’aspect velu de la plante.

 

Description 

La dalée velue est une plante vivace ramifiée à la base, buissonnante, à racine pivotante (figure 1). La racine et la souche sont ligneuses. Les tiges, ascendantes ou décombantes, atteignent de 3 à 6 dm de hauteur et sont densément velues. Elles portent un très grand nombre de feuilles, composées, rapprochées, longues de 3 à 5 cm, et souvent des feuilles axillaires fasciculées. Les stipules sont subulées. Les folioles, au nombre de 9 à 17, sont rapprochées, oblongues ou oblancéolées, aiguës ou obtuses, longues de 5 à 10 mm, larges de 2 à 4 mm et densément velues. Les épis sont denses, ordinairement subsessiles, insérés à l’extrémité des rameaux, parfois groupés, et forment à la fructification un cylindre de 2 à 10 cm de longueur et de 8 mm de diamètre. Les bractées sont plus longues que le calice, lancéolées, caudées-atténuées, velues et caduques. Le calice, à lobes lancéolés aigüs plus courts que le tube, est long de 4 à 5 mm (lobes compris). Il comporte 10 nervures et est densément velu. La corolle est violet rose pâle ou, rarement, blanche. Le limbe de l’étendard est cordé, long et large de 2 mm, et l’onglet est long de 2,5 mm. Le limbe des autres pétales est elliptique, long de 2,5 mm, avec un onglet de 0,5 mm de longueur. L’androcée comprend cinq étamines et quatre staminodes, soudés en un tube à partir de la base sur au moins une partie de leur longueur. Le gynécée comprend un seul style. Le fruit est une gousse, incluse dans le calice persistant, obovée obliquement, un peu courbée, longue de 3 mm et velue (Correll et Johnston, 1970; Everett, 1981). La corolle, d’un violet pâle ou rosé, est souvent décolorée lorsqu’elle est exposée aux rayons du soleil, directs ou réfléchis par le sable (Lommasson, 1973).

Aucune autre espèce du genre Dalea n’a été mentionnée au Canada. Deux espèces du genre étroitement apparenté Petalostemon, soit le P. candidus (Willd.) Michx. (dalée blanche) et le P. purpureus (Vent.) Rydb. (dalée violette), se rencontrent dans l’aire de répartition du D. villosa au Canada (Scoggan, 1978). La fleur des Petalostemon n’a toutefois que cinq étamines, alors que celle des Dalea en compte neuf ou dix (Bailey, 1942). Le genre Dalea se distingue des autres genres de la famille des Fabacées par les caractères suivants : plantes non grimpantes, feuilles pennées, épis cylindriques et denses, fleurs à carène non tronquée, nombre d’étamines supérieur à cinq, gousses non piquantes (Moss, 1983).

Figure 1.  Dalée velue à Spirit Sands, parc provincial Spruce Woods, Manitoba (photo de B. Smith) .

 

Figure 1.  Dalée velue à Spirit Sands, parc provincial Spruce Woods, Manitoba (photo de B. Smith) .

À première vue, la dalée velue pourrait être confondue avec les espèces apparentées Petalostemon candidus et P. purpureus. Cependant, elle s’en distingue facilement. Le P. candidus est glabre, et ses fleurs sont blanches. Chez le P. purpureus, le nombre de folioles est moindre, au plus sept, et celles‑ci sont linéaires, et non elliptiques ou oblongues comme chez la dalée velue. Aussi, l’épi est plus dense et plus court, ne dépassant pas les 5 cm, et la plante est glabre ou garnie de poils clairsemés, et non complètement couverte de poils soyeux comme chez la dalée velue (Scoggan, 1978). Chez la dalée velue comme chez le P. purpureus, les fleurs s’ouvrent depuis la base vers la pointe de l’épi; chez la dalée velue, plus de la moitié de l’épi est en fleurs en même temps, ce qui donne l’impression que l’épi tout entier est en fleurs, à la différence du P. purpureus, dont seulement la base de l’épi semble être en fleurs (Lommasson, 1973).