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Lotier splendide (Lotus formosissimus)

Protection

Réglementation

En Colombie-Britannique, il n’y a pas de loi visant spécifiquement à protéger les plantes vasculaires rares ou en voie de disparition. Cependant, les populations existantes du L. formosissimus qui poussent sur des terres publiques sont protégées dans une certaine mesure.

Île Bentinck et pointe Rocky (Victoria)

Ces populations sont situées sur des terrains relevant du ministère de la Défense nationale, où l’accès du public est interdit. Une partie de la superficie de ces terrains est profondément altérée, mais ils demeurent en grande partie non perturbés. La chênaie de Garry est le type de végétation le plus abondant du côté est de la pointe Rocky, un des quelques secteurs à ne pas avoir été très touché par le piétinement. C’est particulièrement évident sur les buttes rocheuses qui parsèment le littoral est et qui présentent un couvert diversifié et important de lichens et, dans une moindre mesure, de mousses. Les milieux similaires situés dans les secteurs plus accessibles de la région de Victoria ont été dégradés et sont en grande partie dénués de lichens et de mousses en raison de la sensibilité de ces organismes au piétinement.

Le ministère de la Défense nationale sait où se trouvent les espèces rares à la pointe Rocky et ne prévoit aucun aménagement aux endroits où pousse le Lotus formosissimus. Ce site ne jouit certes pas du degré de protection juridique que lui procurerait un parc public, mais le fait que la pointe Rocky ne soit pas accessible au public est probablement plus important pour la survie de ce site que la protection juridique liée à un parc public.

Île Trial (Victoria)

Cette population se trouve dans la réserve écologique Trial Island, qui lui garantit le niveau le plus élevé de protection juridique existant actuellement en Colombie-Britannique. De plus, malgré la proximité de Victoria, l’île Trial n’est accessible que par bateau, et les visiteurs doivent obtenir un permis du Ecological Reserves Program avant de pouvoir s’y rendre.

Programmes de rétablissement

On n’a pas essayé d’introduire le Lotus formosissimus dans les milieux propices, ni d’augmenter le nombre de sujets aux sites actuels. Pourtant, selon Hitchcock et Cronquist (1961), cette espèce est facile à transplanter et à cultiver à partir de graines. Cependant, tant que l’écologie du L. formosissimus ne sera pas connue, il ne sera pas possible de formuler des idées quant à de la gestion de cette espèce.

Certaines graminées introduites qui dominent actuellement le sous-étage de nombreuses chênaies de Garry et les prés connexes menacent peut-être le Lotus formosissimus en exerçant une concurrence directe avec les ressources ou, indirectement, en empêchant la germination des graines et l’établissement des semis. Malheureusement, la plupart des espèces de graminées sont difficiles à réprimer, parce qu’elles peuvent repousser à partir de leur réseau serré de racines. De plus, en cas de perturbation quelconque, nombre d’espèces peuvent se rétablir à partir de leurs graines viables enfouies dans le sol.

Le feu, traditionnellement utilisé par les Autochtones de la Colombie-Britannique, a pu avoir un effet bénéfique sur les anciens sites du Lformosissimus, en y réduisant la densité du couvert arbustif et arborescent et en assurant le maintien d’un sous‑étage riche en herbacées dans les chênaies de Garry. Cependant, à l’heure actuelle, le feu ne semble plus constituer un outil de gestion viable, pour plusieurs raisons :

1) La plupart des chênaies de Garry sont situées dans des parcs ou à proximité de zones résidentielles, où il est fort peu probable qu’un brûlage soit autorisé.

2) On ne connaît pas effet qu’aurait le brûlage sur les sites actuels du Lotus formosissimus. Or, étant donnée le faible nombre de sites connus, il serait peu judicieux d’avoir recours à une méthode si radicale sans d’abord mieux connaître l’écologie de l’espèce.

3) La plupart des chênaies de Garry n’ont pas brûlé depuis de nombreuses années, de sorte que la charge de combustibles ligneux du sous-étage y est excessive. Si un brûlage était effectué maintenant, le feu serait sans doute si intense qu’il détruirait de nombreuses espèces.

4)    Le brûlage risque de favoriser la germination des graines de nombreuses espèces introduites au cours des 100 dernières années, notamment celles dont les graines demeurent longtemps viables dans le sol, comme le Cytisus scoparius, et d’ainsi contribuer à leur propagation.